Arte Magazine n°11 11 mar 2000
Arte Magazine n°11 11 mar 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de 11 mar 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : mes nuits avec Mitterrand.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
19.00 Nature Gardiens du paradis Documentaire e Christian Herrmann19.45 ARTE Info’émission d’actualité e la rédaction d’ARTE 20.15 Reportage Le chirurgien du futur Réalisation : Klaus Scheidsteger 20.45 Cinéma La maman et la putain ilm de Jean Eustache 00.15 Cinéma Le père Noël a les yeux bleus Moyen métrage de Jean Eustache 01.00 Court-circuit California Sunshine Court métrage de David Mackenzie La fiancée Court métrage de Julien Cunillera 01.30 Le Détour (r) éléfilm de Pierre Salvadori 03.00 Fin des programmes es horaires correspondentux codes PDC, auf indication contraire. l un d i 13 mars 19.00 Gardiens du paradis Nature Documentaire de Christian Herrmann(Allemagne, 1998-43mn) BR En Tanzanie, l’essor des safaris pour touristes met en péril l’équilibre de la nature. Reportage autour du volcan Ngorongoro. Au premier coup d’œil, ce cratère de plus de vingt kilomètres de diamètre, situé en Tanzanie, semble n’avoir jamais été foulé par le pied de l’homme. Il est vrai que ce site magnifique a été découvert par l’homme blanc il y a un siècle seulement. Mais, depuis, les entreprises de safari ont conquis les lieux. Le soir, une fois la dernière jeep de touristes partie, il faut re met t re un peu d’ordre dans la nature. Surveiller en particulier l’évolution des populations d’animaux, comme ces troupeaux de rhinocéros qui sont les derniers à vivre encore en liberté en Afrique. Ou ces lions qui ont failli être décimés récemment par une épidémie. Les braconniers continuent par ailleurs de sévir dans la région, et la vigilance des équipes du parc est mise à rude épreuve. 20.15 Reportage Le chirurgien du futur Réalisation : Klaus Scheidsteger (2000-26mn) Coproduction : ARTE, GAC ARTE G.E.I.E. Le monde fascinant de la microchirurgie. La micro c h i rurgie a sa capitale : Bochum, ville allemande située au nord de la Westphalie. Et un maître d’œuvre, le Dr G r ö ne me y er, initiateur d’une technique couramment pratiquée aujourd’hui. Cette c h i rurgie s’apparente aisément à un travail d’orf è v re : précision, efficacité, méthode. Ici, pas d’incisions, pas de sang, ni de cicatrices post-opératoires disgracieuses. Tou t se joue au millième de millimètre. De puissantes sondes laser, alliées à des micro - scalpels d’une redoutable précision, débusquent et détruisent tout type de tumeur. Rien ne leur résiste. Cette chirurgie du futur a été développée, tant en Allemagne que dans le reste du monde, par le Dr Grönemeyer. Il ne cesse d’attire r des patients venus de tous horizons, séduits par une fiabilité et une « pro pret é » jamais égalées. Klaus Scheidsteger nous fait plonger, en compagnie du Dr Grönemeyer, au cœur du monde fascinant de la microchirurgie. Un zèbre au paradis.
Film de Jean Eustache (France, 1973-3h19mn) - Noir et blanc Scénario et dialogues : Jean Eustache Avec : Jean-Pierre Léaud (Alexandre), Bernadette Lafont (Marie), Françoise Lebrun (Véronika), Isabelle Weingarten (Gilberte), Jacques Renard (l’ami d’Alexandre) Photographie : Pierre Lhomme Son : Jean-Pierre Ruh, Paul Lainé Montage : Jean Eustache, Denise de Casablanca Production : Élite Films, Ciné Qua Non, Les Films du Losange, Simar Films, VM Productions LASEPT ARTE Prix spécial du jury au Festival de Cannes 1973 20.45 La maman et la putain Une œuvre clef du cinéma français, un film fleuve qui repousse les limites du « cinéma direct » et a marqué toute une génération. Jean Eustache (qui s’est suicidé en 1981) impose avec cette confession mélancolique et splendide un cinéma d’auteur et d’écorché vif. A l e x a n d re est un jeune oisif qui passe ses j o urnées dans les cafés de Saint-Germai n - des-Prés, à lire, à boire et à discourir. Il vit avec Marie, une femme plus âgée, avec qui il a des rapports houleux. Un jour, il re n- c on t re Véronika, une blonde et jeune infirmi è re un peu perdue. Il la ramène chez Marie. Une vie à trois s’organise en toute l i b erté. Mais Véronika aime Alexandre et veut garder l’enfant qu’elle attend de lui... Des chambres en état d’urgence, des lits comme des champs de bataille Ce film fleuve, construit sur de longs plans fixes dans lesquels alternent prises d i rectes et dialogues très écrits, re p ou s s e les fron t i è res entre le documentaire, l’autobiographie et la fiction pour parvenir à un univers singulier, unique (bien que Cassavettes s’en rapproche parfois avec Love Stre a m s), comme filmé en état d’urgence et sous l’emprise d’une déchirante nécessité intérieure. Eustache évite tous les risques d’outrance ou de ridicule dans sa description précise d’un amour entre deux femmes et un homme. Un schéma éloigné du trio classique, puisque les deux femmes finissent par s’aimer. En se jouant de la n orme et des modes, Eustache rend son film intemporel : un dialogue dans la lignée des auteurs classiques (Marivaux, Musset), un esprit flaubertien dans l’analyse sans concession et clinique du comport e me n t humain, une facture parfois bressonienne... On a aff ai re, au bout du compte, à l’un de ces « films silex » qui imposent d’emblée leur rugosité et leur tranchant. Il est question ici de la faillite du couple libre, sans faire ni re proches ni discours moralisateurs, mais sur le ton d’un constat triste, parfois amer, toujours juste et précis. Les trois pro t a g o- nistes sont bien ensemble, mais sans tout à fait être heureux. De ce décalage naissent l’i n c ertitude et le doute. Les blessures i n t é r i e u res remontent à la surface, et c’est le magnifique monologue de V é ronika/Françoise Lebrun sur les femmes et les putes. Les personnages, en part i c u- lier Alexandre (Jean-Pierre Léaud, agaçant et touchant à la fois), s’abîment dans la contemplation d’eux-mêmes. Ce narc i s s i s- me assumé, d’abord insolite, devient vite fascinant, car la Maman et la Putain e s t d’a b ord un film sur la durée, qui tente de maîtriser son flot d’images et de sensations, le temps qui s’écoule en même temps que les mots proférés. Cela donne de s u r prenants ret o urnements, des changements d’humeur, une valse aléatoire qui se Le plus beau ménage à trois du cinéma moderne : Jean-Pierre Léaud (Alexandre), Françoise Lebrun (Véronika) et Bernadette Lafont (Marie). Hommage à Jean Eustache La maman et la putain Lundi 13 mars à 20.45 Le père Noël a les yeux bleus Lundi 13 mars à 00.15 La peine perdue de Jean Eustache ●●● D o c u me n t ai re d’Angel Diez Alvare z Mercredi 15 mars à 23.20



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :