Arte Magazine n°10 4 mar 2000
Arte Magazine n°10 4 mar 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de 4 mar 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : mondialisation, la contre-attaque des citoyens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
samedi 4 mars 22.40 Retiens la nuit D é c e m b re 1995, la grève des cheminots. Dominique Cabrera filme les coulisses intimes de cette histoire moderne, encore ancrée dans nos esprits. Loin d’un film militant, l’émotion d’être ensemble avec Ariane Ascaride (César d’interprétation pour Marius et J e a n n et t e), Thierry Frémont et Marilyne Canto. Nadia (Ariane Ascaride) cherche le père de son bébé chez les cheminots en grève. Elle va rencontrer Jean-Paul (Thierry Fretun)… La collection « Gauche/Dro i t e » Le politique a u j o urd’hui, vu par le téléfilm de genre Téléfilm de Dominique Cabrera (France, 1998-1h06mn) Dans la collection « Gauche/Droite » Scénario : Dominique Cabrera et Philippe Corcuff Avec : Ariane Ascaride (Nadia), Marilyne Canto (Claire), Thierry Frémont (Serge), Philippe Fretun (Jean-Paul), Najd Hamou-Medja (Christopher), Olivier Gourmet (André), Pierre Berriau (Gérard), Laurent Arnal (Sébastien), Michel Bony (un non-gréviste) Photographie : Hélène Louvart Son : Xavier Griette et Gérard Lamps Décors : Raymond Sarti Musique : Béatrice Thiriet Coproduction : Agat Films & Cie, La Sept ARTE LASEPTARTE Prix de la meilleure photographie à Hélène Louvart au Festival Cinéma tout écran de Genève 1999 Présentée à Cannes 1999 à la Quinzaine des réalisateurs, la version cinéma sortira en salles sous le titre Nadia et les hippopotames. Un piquet de grève à la gare de Ly on. S erge, Claire, Jean-Paul et les autre s, employés de la SNCF, se battent depuis dix-sept jours contre le plan Juppé. Ce soir, ils doivent rejoindre une de leurs bases, en dehors de Paris. Une jeune femme les arrête, un bébé dans les bras. Nadia recherche G é r ard, le père de l’enfant, qui l’a quittée juste après la naissance. Compatissants, les grévistes décident de l’emmener avec eux. La nuit sera longue... Un train peut en cacher un autre On croit d’abord à un film militant. Les grévistes sont là, visages hâves, corps fuyants, mots qui claquent : « Juppé a dépassé la limite », « Il faut se battre », « On va gagner ». Puis Nadia arrive, avec son gros anorak rouge, ses yeux qui quêtent, son bébé dans les bras. Et là, tout change : les slogans se défont, les revendications tombent. Restent la chaleur humaine, la détresse, l’énorme désir d’être aimé. Et surtout un film intimiste, plein d’émotion, de justesse et de vérité. Dominique Cabrera ne se réclame nulle-
ment du documentaire. Elle a pourtant tourné avec de vrais cheminots, a fait appel à un sociologue pour l’élaboration du scénario. Mais sa caméra ne marque jamais de f ron t i è re entre le collectif et le privé. Elle traque du même re g ard les défaillances humaines et les grands discours. Elle c h erche, sous l’engagement, la révolte, l’apparente assurance du militant, la fragilité et la généro s i té. Retiens la nuit e s t d’ailleurs étonnamment lumineux. Pre s qu e tout s’y passe de nuit ; et pourtant, à aucun moment, on ne se sent prisonnier de « Et moi, j’suis quoi ? l’obscurité. Feux de Je suis que joie, brasero s, de la viande, moi. lueurs acides des p h a res sur l’autoroute, la lumière est J’existe pas. (...) Quand je serai omniprésente. La morte, personne p a role aussi : les se rappellera dialogues se succèdent, les gens se de moi. Sauf lui. Lui, c’est mon père, parlent, refusent la solitude du silence. c’est ma mère. Retiens la nuit e s t Sans lui, Nadia, un film sur le lien : le c’est direction fosse lien entre les commune. » hommes et les (Nadia parlant femmes, le lien de son bébé) en t re les gens d’une même classe, aux idées parfois diverg en t es. « Tous ensemble », disait le slogan des grèves de 1995. Comment bien vivre ensemble, comment agir ensemble, telles sont les questions auxquelles, dans l’oasis de lumières et de chansons qu’il a su se créer durant cette nuit, ce film très attachant cherche à répondre. Des cheminots qui s’engueulent et qui s’aiment dans un film qui milite pour l’émotion : « C’est plus crevant que le boulot, cette grève ! » 23.35 Music Planet Janis Joplin Documentaire musical de Niels Folta Dans la collection « Pop Galerie » (Autriche,1999-52mn) ZDF « Prenant les chanson à bras le corps, elle les maltraitait, elle les détruisait, elle les ratatinait pour toujours. Le visage déformée, dégoulinant de sueur, elle dégageait une intensité telle que ça vous brûlait, et quand elle était dans un bon jour, on avait envie de la protéger pour toujours. » (Nik Cohn in Awopbopaloobop Alopbamboom, Éditions Allia) Une voix noire dans un corps blanc, un destin tragique et inoubliable. Née en 1943 dans une famille bourg e o i s e de Port Arthur, au Texas, Janis Joplin passe très tôt pour une rebelle. Elle adore le blues et surtout la grande Bessie Smith. À part i r de 1960, elle fait en chantant la tournée des bars au Texas puis en Californie, où elle d é c ou v re la contre - c u l t u re beatnik. Son premier succès vient avec la formation de rock psychédélique Big Brother and the Holding Company lors d’un concert au B a l l room de San Francisco. En 1967, elle p articipe au Festival de Monterey où elle crée « Love is Like a Balland Chain ». Suivent en 1968 l’enregistrement de l’album Cheap Thrills (avec le superbe « Me and Bobby McGhee »). L’année suivante, elle monte son pro pre groupe Kozmic Band et en re g i s t re I got dem ole Kozmic blues M a m a. Au printemps 1969, elle passe à l’Olympia et fait une tournée triomphale en E u rope avant de fasciner les foules à Woodstock au mois d’août suivant. En 1970, quelques semaines avant sa mort, Janis Joplin, rongée par l’alcool et la d rogue, sort le disque mythique P e a rl, avec le Full Tilt Boogie Band. Fax ARTE primée ● Série noire au Crédit lyonna vient de recevoir le Prix Clio du meilleur documentaire historique de TV, décerné par le 13 e Festiva international d’histoire et d’actua de Rueil-Malmaison. Réalisée par Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi, cette série documentaire a été diffusée sur ARTE en mars 1999. Série noire au Crédit lyonnais est éditée par ARTE Vidéo. ● Deux coproductions d’ARTE ont été récompensées par le Prix bavarois du film remis à Munich le 14 janvier : Prix de la meilleur interprétation féminine à Martina Gedeck pour son rôle dans le film Grüne Wüste d’Anno Saul (ARTE/ZDF) ; Prix de la meilleur réalisation décernée à Rolf Schü et Prix de la meilleure photo rem à Edward Klosinski pour le téléfil la Chanson du morne dimanch (ARTE/WDR). Ces deux programmes seront diffusés prochainement sur ARTE. ● Vagabondes du ciel, un documentaire de Mathias Ledoux coproduit par La Sept AR et Agat Film & Cie, diffusé dans la soirée Thema « Comètes » le 14 mars 1999, a reçu le Prix Divulgaçao au Festival Telesciencîa au Portuga



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :