Arte Magazine n°10 4 mar 2000
Arte Magazine n°10 4 mar 2000
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de 4 mar 2000

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : mondialisation, la contre-attaque des citoyens.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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m erc redi 8 mars > Flash Bach Durant toute l’année 2000, ARTE propose Flash Bach : de brèves rencontres surprises avec les plus belles œuvres de Bach, interprétées par les grands musiciens, détournées par les jazzmen et les humoristes, revues par de jeunes cinéastes. Ce soir à 21.40 : A Whiter Shade of Pale Procol Harum (1967) En partenariat avec et Yo-Yo Ma accompagne un danseur de kabuki dans l’un des plus beaux épisodes de la série. 21.45 Yo-Yo Ma Inspired by Bach Six artistes (danseur, cinéaste, architecte…) accompagnent Yo - Yo Ma dans sa redécouverte des six Suites pour violoncelle seul de J.-S. Bach. Ce soir, rencontre avec l’un des plus grands artistes de danse k a b u ki, le Japonais Tamasaburo Bando. En partenariat avec 5. Combat pour l’espoir Sur la Suite n°5 pour violoncelle de J.-S. Bach Réalisation : Niv Fichman (Allemagne/Canada, 1998-52mn) ZDF Lorsque Yo - Yo Ma lui a demandé quelle suite de Bach il aimerait chorégraphier, Tamasaburo Bando a tout de suite choisi la Suite n°5. Cette œuvre rassemble toute la palette des émotions dont il nourrit sa chorégraphie. Yo-Yo Ma et Tamasaburo Bando ne parlent pas la même langue ; le chemin n’a pas toujours été facile à inventer entre l’Orient et l’Occident, le classique et le m o d erne, le masculin et le féminin. Il en résulte pourtant une œuvre solidement ancrée dans les deux cultures : Yo - Yo Ma prouve que Bach peut inspirer un art i s t e issu d’une tout autre tradition, et Tamasaburo Bando crée une danse kabuki qui atteint la poésie d’un ballet occidental. Rendez-vous avec la série Yo-Yo Ma, Inspired by Bach les 9 et 16 février, les 8 et 15 mars à 21.50 dans « Musica ». 22.35 Piano du XX e s i è c l e Klavierstück IX de Karlheinz Stockhausen Série de Pierre-Laurent Aimard, Élisabeth Coronel, Arnaud de Mezamat Réalisation : Élisabeth Coronel, Arnaud de Mezamat Avec : Pierre-Laurent Aimard (piano) Coproduction : La Sept ARTE, Centre Georges- Pompidou, Abacaris Films, IRCAM, Ensemble Intercontemporain LASEPTARTE (Rediffusion du 2 juin 1999) Mention spéciale du jury, Classiques en images, 1998 Prix musique au Festival du film d’art et pédagogique, Unesco 1998 Un film sur une des œuvres retentissantes de la littérature contemporaine pour piano. Composée par Stockhausen entre 1954 et 1961, cette partition est l’une des illustrations célèbres de la profonde mutation musicale du siècle. Elle s’inscrit dans le sillage de la révolution sérielle inaugurée par Schoenberg : les paramètres habituels de la musique (l’harmonie, la mélodie, le rythme) ne sont plus hiérarchisés ; de même, le son, le bruit et le silence sont mis à égalité. Stockhausen, comme d’autre s compositeurs de ces années d’après-guerre, introduit même dans l’écriture des param è t res nouveaux comme l’espace sonore. Comment écouter cette pièce faite de tensions extrêmes, de perte des re p è res et de s t ru c t u re spectaculaire ? Ce film propose une a p proche sous plusieurs formes : avec d’une p art les explications de Pierre - L a u rent Aimard au clavier, et d’autre part une pédagogie par l’image conduisant à des options cinématographiques aff irmées (noir et blanc, découpage selon la partition, son direct, etc.). Ce documentaire est le deuxième d’une série de six films, Piano du XX e siècle, consacrée au piano contemporain. Rendez-vous avec Piano du XX e s i è c l e dans « Musica » les merc redis 15 et 29 mars.
23.10 Profil Hubert Selby Jr., deux ou trois choses... Documentaire de Ludovic Cantais (France, 1999-53mn) Production : La Luna Productions LASEPT ARTE Ce portrait inédit est le seul et unique film réalisé sur l’écrivain américain, auteur culte de Last Exit to Brooklyn et du D é m on, qui vient de publier le Saule après vingt ans de silence. Ludovic Cantais, tout jeune réalisateur fasciné par l’écrivain, a choisi de suivre Hubert Selby Jr. dans son quotidien : chez lui, à l’université de Los Angeles où il enseigne, dans les bars… Âgé de 71 ans, calme et détaché, perdu au milieu des CD de Beethoven et d’Arvo Pärt, Selby confie peu à peu son enfance, ses obsessions, sa relation avec la mort, avec la vie et ses risques. Ironique, il évite toute complaisance envers lui-même et porte un re g ard plutôt amusé sur son passé. Celui par qui le scandale arrive H u b ert Selby Jr. est né en 1928 à Bro o k l y n, juste avant la Grande Dépre s s i on … P rofession : écrivain. Signe particulier : considéré comme le fou furieux de la littérat u re américaine, il ne fait partie d’aucun courant, d’aucune école, d’aucune mode. Tu b erculose, alcool, héroïne, hôpital psychiatrique, prison… Côté livres, c’est d’a b ord Last Exit to Bro o k l y n en 1964, une bombe pour l’époque. Scandale, pro c è s pour obscénité et... succès ret en t i s s a n t, avec deux millions et demi d’exemplaire s vendus. En 1971, avec la Geôle, les choses se gâtent et le public ne suit plus. Les qu a t re romans qui suivront Last Exit… (l a G e ô le, le Démon, Chanson de la neige s i l en ci e u se, Retour à Bro o k l y n) seront de grands succès critiques mais ne se vend ront pas. Depuis, plus rien, jusqu’à cet automne où paraît le Saule (Éd. de l’Olivier). Son écriture est composée avec les nerf s, et caractérisée par une grammaire unique, déchiquetée, une langue argotique, qui lui a souvent valu d’être comparé à Céline. Les passages du roman lus dans le film perme t- tent de goûter à la puissance de son écriture et d’entrevoir les personnages de Selby – des monstres superbement humains, peints sur le vif, qui vivent dans les basfonds de New York et mettent en cause le rêve américain. Lorsque Selby lui-même lit ses textes, on savoure, à travers le ry t h me des mots, le mélange de violence et de douceur qui caractérise l’œuvre et l’homme. 00.05 La lucarne Socorro Nobre Documentaire de Walter Salles (Portugal, 1996-24mn) Production : Videofilms LASEPT ARTE (Rediffusion du 16 avril 1997) Fipa d’or (documentaire de création) 1996 Primé au Festival de Liège 1996 Meilleur documentaire au Festival du court métrage, Chili 1996 Walter Salles (Central do Brasil, Minuit) décrit une amitié insolite entre un artiste d’origine polonaise et une femme détenue au pénitencier de Bahia. En 1940, Frans Krajberg perd toute sa famille lors de l’invasion de la Pologne. Il fuit au Brésil pour recommencer sa vie. Ce sculpteur révolté est devenu très populaire au Brésil. Condamnée à vingt et un ans de prison, Maria do Socorro Nobre est détenue au pénitencier pour femmes de Bahia. Elle s’y trouve depuis près de cinq ans lorsqu’elle lit un re p ortage sur Frans Krajberg. Fascinée par la façon dont il a surmon t é ses épreuves, elle décide de lui écrire... To urné en quatre jours sans scénario et en équipe réduite, ce film révèle l’extraordinaire talent du cinéaste brésilien Walter Salles. Un film au présent, frontal et vivant, sans archives ni pathos. « Ici, notre vie est également une sorte d’œuvre d’art. Parce que, dans notre quotidien, il y a la peur, il y a l’angoisse, il y a l’espoir, il y a la volonté que ça se termine. » (Maria do Socorro Nobre)



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