Arte Magazine n°1 28 déc 2019
Arte Magazine n°1 28 déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de 28 déc 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : bonne année folle !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°1. LE PROGRAMME DU 28 DÉCEMBRE 2019 AU 3 JANVIER 2020 6 Folles et heureuses années Pour entrer d’un pas dansant dans la décennie nouvelle et affronter des temps incertains, ARTE invoque des esprits modernes nommés Brecht, Gershwin, Chaplin, Joséphine Baker ou Fitzgerald. Bienvenue dans les années… 1920. Années folles, années rugissantes (Roaring Twenties), années dorées (Golden Twenties), années sauvages (Die Wilden Zwanziger)…  : entre l’effervescence débridée d’une décennie de fête, où s’invente, il y a un siècle, la modernité, et une ère dominée par la conscience aiguë que celle-ci est en crise, que peuvent dire les enfants des années 1920 à ceux des années 2020 ? Ancrée dans l’optimisme d’une croissance économique retrouvée et le désir frénétique d’oublier l’horreur de la Grande Guerre, les premiers ont vu les femmes s’émanciper, les barrières sociales devenir mouvantes, les avant-gardes artistiques pulvériser les carcans de l’ancien monde, le progrès technique bouleverser les modes de vie. Cent ans après, alors que l’asservissement de la nature semble atteindre un point de non-retour, que la mondialisation a donné lieu à la conscience d’un destin commun, mais aussi à de nouvelles barrières cimentées par la crainte de l’autre et du lendemain, les audaces d’il y a un siècle pourraient-elles inspirer les nôtres ? BRIO RAVAGEUR C’est le pari d’ARTE qui, pour aborder la décennie 2020, convoque cette révolte centenaire, avec sa mélancolie, sa joie et sa lucidité partielle – car rares sont les esprits capables alors de pressentir le désastre qui se profile. On trouvera sans mal dans les incertitudes d’hier de quoi éclairer celles des temps nouveaux, à l’image du réalisateur Joachim A. Lang, qui déguise les voyous de L’opéra de quat’sous en banquiers contemporains dans son film La complainte de Mackie, pour célébrer, au son des refrains éternellement jeunes de Kurt Weill, les noces du crime et de la finance. Jouées avec jubilation par Lars Eidinger, les diatribes sardoniques de Brecht contre les inégalités abyssales et les hypocrisies de l’ordre établi résonnent aujourd’hui avec une force singulière… Avec le brio ravageur d’un autre Berlinois, le dandy socialiste Kurt Tucholsky, la rébellion créatrice de Joséphine Baker, la poésie de Fitzgerald, le sens chaplinien du tragi-comique ou le raffinement de Gershwin, bienvenue dans les années 20 ! Bienvenue dans les années 20 ! 31 décembre 2019 Concert de la Saint-Sylvestre 2019 à 18.05 1er janvier 2020 Gatsby le magnifique à 20.55 Les guerres de Coco Chanel à 23.15 Gershwin, le classique américain à 0.15 2 janvier 2020 Soirée Chaplin Les lumières de la ville à 20.55 Le cirque à 22.20 Charlie Chaplin – Le compositeur à 23.35 3 janvier 2020 La complainte de Mackie à 20.55 Max Raabe et le Palast Orchester – Une nuit à Berlin à 23.05 Dans la fièvre des années 20 – Le Berlin de Tucholsky à 23.50 5 janvier 2020 La révolution du 78 tours à 17.55 « Boléro », le refrain du monde à 18.50 Chicago à 20.55 Joséphine Baker – Première icône noire à 22.50 La nuit est à elles à 23.45 SWR/WILD BUNCH GERMANY/STEPHAN PICK
@FRAPROD Pour le bicentenaire de sa naissance, ARTE rend hommage à Offenbach avec, entre autres, un réjouissant documentaire-fiction auquel ont participé des chanteurs lyriques, dont la mezzo-soprano Stéphanie d’Oustrac. Entretien. Les contes d’Offenbach Comment avez-vous découvert l’œuvre d’Offenbach ? Stéphanie d’Oustrac  : La première fois que j’ai approché son répertoire, c’était en 1999, au Théâtre du Châtelet, avec La belle Hélène, mis en scène par Laurent Pelly. Encore débutante, j’interprétais le rôle de Léna. C’était formidable. J’ai ensuite joué la Muse dans Les contes d’Hoffmannet le rôle-titre dans La Périchole, l’une de mes œuvres favorites d’Offenbach. J’aime le côté comique mais aussi la profondeur de ce personnage féminin. On touche à tout un panel de sentiments. Dans ses créations, Offenbach accorde une place centrale aux femmes, souvent extravagantes et subversives pour leur époque. La plus connue, Hélène, assume ses désirs, tout en suivant son mari. Je serais curieuse d’en incarner d’autres, comme la grande-duchesse de Gerolstein. Offenbach est considéré comme le roi de l’opérette. Comment décririez-vous son style ? Derrière leur apparente légèreté, les partitions d’Offenbach sont très complexes à jouer, autant pour l’orchestre que pour les chanteurs. Il y a énormément de détails qu’il faut réussir à faire ressortir. Ce n’est pas de la musique au kilomètre. Pour donner du relief à toutes les nuances de son répertoire, l’union entre le chef d’orchestre et le metteur en scène est essentielle. L’importance du jeu scénique caractérise également son style. Il faut être à l’aise sur le plateau et alterner le chant et le registre parlé. C’est l’une des difficultés majeures de l’opérette, particulièrement pour les voix féminines. Dans L’odyssée Offenbach, le réalisateur François Roussillon vous a confié le rôle d’Hortense Schneider, muse et tourment du compositeur. Comment avez-vous préparé ce rôle ? J’ai essayé de travailler toutes ses facettes, son côté diva capricieuse mais aussi sa part de sensibilité. Le documentaire révèle également les rapports de force entre le compositeur et cette cantatrice, à laquelle il était très attaché. Malgré toutes les épreuves qu’ils ont traversées, on peut voir la complicité qui les liait. J’ai finalement appréhendé ce rôle comme une comédienne. C’était un exercice différent par rapport à mon métier d’artiste lyrique. Mais cela m’a beaucoup plu, notamment l’ambiance sur le tournage. Il y avait quelque chose de ludique. Avec ce projet, j’ai pu toucher du bout du doigt un rêve d’adolescente. À 14 ans, après avoir vu Yentl avec Barbra Streisand, je rêvais de chanter et de jouer dans un film. Propos recueillis par Hélène Porret Dimanche 29 décembre à 15.35 Documentaire L’odyssée Offenbach Lire page 13 I 22/12 26/4/2020 7ARTE MAG N°1. LE PROGRAMME DU 28 DÉCEMBRE 2019 AU 3 JANVIER 2020



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