Arte Magazine n°1 2 jan 2021
Arte Magazine n°1 2 jan 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de 2 jan 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : invitation au voyage.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°1. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 JANVIER 2021 6 Dans un format plus long, et pour un public de plus en plus nombreux, Invitation au voyage enrichit son tour du monde. Gros plan sur cette nouvelle formule avec Linda Lorin, qui anime l’émission depuis bientôt quatre ans. Fenêtre sur l’ailleurs Du lundi au vendredi à 16.30 et le samedi à 16.35 Émission Invitation au voyage Lire pages 10 et 15 En ligne sur arte.tv une semaine avant leur diffusion à l’antenne, les épisodes d’Invitation au voyage sont ensuite disponibles pendant soixante jours. Comment votre émission s’étoffet-elle en ce début d’année ? Linda Lorin  : Elle passe de trente-huit à quarante-cinq minutes et c’est une bonne nouvelle, puisque nous allons voyager plus longtemps. À nos rubriques habituelles (« L’inspiration », « L’héritage », « Le clin d’œil » et « L’incontournable ») viennent s’ajouter deux nouveautés. « Papilles » nous emmène à travers le monde dans la cuisine d’une famille qui dévoile sa recette fétiche, comme celles du pastel de nata à Lisbonne ou du féroce d’avocat en Martinique. En début d’émission, « La devinette » fait appel à la mémoire des téléspectateurs en posant une question sur l’un des voyages que nous avons effectués depuis mars 2017 – déjà près de 2 400 ! La solution est donnée en fin de programme. Cette nouvelle formule joue la carte d’une convivialité accrue... Oui, d’où ce nouveau décor, un très bel appartement aux teintes douces. Les rubriques que nous lançons vont renforcer aussi la complicité avec les téléspectateurs. Mon expérience de la radio [à Nova, Europe 1, Oui FM, NDLR], qui m’a donné le sentiment de m’adresser directement aux auditeurs, contribue en partie à cette envie de proximité. Je reçois de nombreux messages chaque jour sur les réseaux sociaux, qui revêtent beaucoup d’importance pour moi. On m’envoie parfois des idées de destination, on me raconte des histoires étonnantes... Les deux confinements ont resserré ces liens. La crise sanitaire a-t-elle contribué à votre succès ? En trois ans et demi, l’émission a eu le temps de s’installer pour devenir un repère, mais avec la pandémie, nous avons basculé dans une autre dimension. Une majorité de notre audience reposait déjà sur des personnes qui, pour des raisons diverses, restaient chez elles. Le confinement a évidemment accru leur nombre. En novembre, nous avons ainsi atteint des records, avec une moyenne de 3,3% de parts d’audience en semaine et de 3,7% le samedi. En même temps, nous ne jouons jamais les prescripteurs de voyages. Il ne s’agit pas de promouvoir des destinations ou des adresses touristiques, ce qui sans nul doute frustrerait ou éloignerait beaucoup de téléspectateurs. Les gens sont en manque d’ailleurs et nous les aidons à décrocher d’une actualité anxiogène, en offrant chaque jour les images d’un monde sans stress. Invitation au voyage serait-elle devenue d’utilité publique ? Propos recueillis par Pascal Mouneyres F-BOUKLA
EVERETT COLLECTION/BRIDGEMAN IMAGES La légende hollywoodienne compte de nombreux destins brisés de stars asphyxiées par le succès. Au centre d’un émouvant documentaire, Vivien Leigh fut de celles-ci, brûlée par une passion qui la fit jouer à en perdre la raison. En naissant en 1913, dans une Inde brillant des feux vacillants de l’Empire britannique, Vivien Leigh semblait ne pouvoir échapper à une existence marquée du sceau du fantasme et du romanesque. De fait, lorsqu’elle est arrachée à l’univers de Rudyard Kipling et renvoyée en Angleterre par ses parents, pour s’y retrouver immergée de force dans le bain glacial du conformisme des écoles huppées, la jeune fille se découvre une passion pour l’art dramatique. Cette révélation forgera sa personnalité flamboyante et lui permettra d’ignorer avec superbe les conventions sociales, censées tenir les ladies à l’écart du métier de saltimbanque. Ni son premier mariage précoce avec l’avocat Herbert Leigh Holman, ni sa maternité ne se mettront en travers de son ambition, qu’elle liera rapidement à celle de son confrère et amant Laurence Olivier, incarnation même de l’acteur shakespearien, avec lequel elle va affermir son jeu et son goût des planches. VAMPIRISÉE Les amoureux traversent l’Atlantique pour exporter leur talent et leur prestance so British. Mais c’est seule qu’elle devient une star planétaire en 1939, en incarnant la plus américaine des héroïnes, Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent. Le monde entier découvre alors un visage de porcelaine aux yeux turquoise, aussi bien animés d’espièglerie mutine que traversés d’éclairs de dureté et de démence. Si le rôle de l’héritière sudiste réclame ces variations virtuoses, il laisse deviner une fragilité qui, tout en lui permettant de Vivien Leigh La fièvre du jeu nourrir un autre rôle iconique, celui de Blanche DuBois dans Un tramway nommé désir, va peu à peu la déborder jusqu’à la dévorer. Diagnostiquée bipolaire et traitée par des électrochocs qui ne font qu’aggraver son mal, la prodige aux deux Oscars, capable de se réinventer sur scène à 50 ans dans la comédie musicale pour mieux se libérer de l’emprise de ces deux rôles phares, voit son mariage avec Laurence Olivier se déliter, et sa lueur d’étoile ardente pâlir. Vivien Leigh se retrouve vampirisée par son personnage de Blanche DuBois, dont elle récite maladivement certaines répliques. Inexorablement, l’actrice déchue s’inscrit dans la légende noire d’Hollywood, errant dans les volutes de sa gloire passée comme la Gloria Swanson de Sunset Boulevard, avant de s’éteindre à 53 ans de la tuberculose, telle une flamme de l’incendie d’Atlanta emportée par le vent. Augustin Faure Dimanche 3 janvier à 22.55 Documentaire Vivien Leigh Autant en emporte le vent Lire page 14 27/12/2020 3/3/2021 7ARTE MAG N°1. LE PROGRAMME DU 2 AU 8 JANVIER 2021



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