Art' Pi n°7H HS 2012
Art' Pi n°7H HS 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7H de HS 2012

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Art'Sign

  • Format : (220 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : tricentenaire de la naissance de l'abbé de l'Epée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Le film L'abbé de l'Épée de Michel Rouvière Le film L'abbéde l'Épée de Michel Rouvière Premier film français réalisé par une équipe entièrement composée de personnes sourdes, L'abbé de l'Épée est encore aujourd'hui méconnu du public sourd et entendant. Michel Rouvière est un passionné de cinéma. Il a déjà réalisé quelques films courts, par pur plaisir amateur, quand il découvre dans Le Journal de Tintin (N°545, 2 avril 1959) une bande dessinée racontant l'histoire de l'abbé de l'Épée. Lui-même se rappelle son émotion lorsqu'à l'âge de douze ans il est entré à Saint Jacques et a découvert la statue du prêtre dans l'enceinte de l'école. Planche deL. & F. Funcken L'Abbé de l'Epée 1712-1789 extraite de Tintin, le journal des jeunes de 7 à 77 ans, N°545, 2 avril 1959. Le Lombard " Tout peuple, culture, a ses modèles, ses symboles. L'abbé de l'Épée a été représenté de nombreuses fois dans des pièces de théâtre mais j'avais envie de l'immortaliser en faisant un film, pour l'inscrire au mieux dans l'Histoire ". 56 Art’Pi !
Décision prise, Michel Rouvière rassemble son équipe, investit de l'argent et des moyens. Le tournage débute en 1986 et dure presque trois ans. Tous les samedis et dimanches, environ vingt-cinq personnes se retrouvent pour tourner... À l'Institut National des Jeunes Sourds de Paris, chez des amis, dans une maison prêtée, et même une église empruntée pour l'occasion ! Autogestion et débrouillardise sont les mots d'ordre de Michel. À cette époque, il n'y a pas de portable, ni de minitel. Le cinéphile crapahute de droite à gauche pour donner les rendez-vous, chercher les costumes à louer, les derniers matériels à récupérer... L'intrépide réalisateur fait appel à Guy Bouchauveau pour le rôle de l'abbé de l'Épée, tant ses traits ressemblent aux illustrations, aux portraits faits du prêtre. Bonhomie et tranquillité paraissent sur le visage rond de Guy, à l'image de l'abbé. Le film retrace une partie de la vie de l'abbé de l'Épée, de sa rencontre avec les deux jumelles sourdes jusqu'à sa mort. Il montre, à travers des moments clés, son combat pour faire ouvrir et maintenir une école publique pour les enfants sourds. Le film a connu plusieurs versions, mais la dernière dure trente-cinq minutes. Il est prévu de prolonger le tournage. Mais le décès brutal, suite à un accident, de André Denys, le caméraman, l'interrompt. Par la suite, le film est projeté plusieurs fois en France mais aussi aux États-Unis et en Allemagne. Bien que le film soit incomplet et parfois maladroit dans sa construction, il fait partie de l'Histoire Sourde. Il est le témoin de la vie d'un grand homme et de l'incroyable énergie et motivation d'une équipe de passionnés. L'anecdote du tournage Pendant la séquence de la mort de l'abbé de l'Épée, famille et amis sont rassemblés autour du lit. Guy Bouchauveau doit faire le mort. Tant et si bien qu'il s'endort durant toute la séquence. PAULINE STROESSER Photos de tournage Archives de Guy Bouchauveau 57 Art’Pi !



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