Art' Pi n°7H HS 2012
Art' Pi n°7H HS 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7H de HS 2012

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Art'Sign

  • Format : (220 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : tricentenaire de la naissance de l'abbé de l'Epée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
La presse Silencieuse La presse Silencieuse(1) Portrait de Ferdinand Berthier Archives de l'INJS de Paris PAGE DE DROITE Atelier de lithographie à l'Institution royale des sourds-muets en 1840 Archives de l'INJS de Paris Le sourd-muet illustré, septembre 1897 Archives de l'INJS de Paris La Belle Époque, âge d'or de la presse Sourde Polémique après le Congrès de Milan La période la plus glorieuse de la presse Sourde se situe à la Belle Époque (grande période de progrès techniques, scientifiques et sociaux de 1870 à 1914). Son histoire est chaotique, à l’image de celle des associations Sourdes. La première mention de presse entièrement Sourde remonte à 1870, où la Société Universelle des Sourds- Muets, dirigée par Ferdinand Berthier, publiait les débats et les réflexions au sein de la Société. Ce journal ne vécut que quelques mois à cause de la guerre franco-prussienne de 1870 et de la Commune de Paris en 1871 (insurrection de deux mois suite à la défaite de Paris dans la guerre franco-prussienne). Cette guerre stoppe ainsi l’émergence de la presse Sourde pendant plus de dix ans. C’est seulement en 1883 que paraît enfin un journal engagé dans la lutte contre le Congrès de Milan : La Défense des sourds-muets, dirigé par Joseph Turcan. Pour des raisons financières, ce journal polémiste disparaît rapidement après deux années de publication. Cette explosion de la presse Sourde s’explique par la volonté des associations locales d’avoir un organe d’information. Mais pas seulement. C’est aussi un mouvement de réaction et d’opposition envers deux journaux influents : Le Journal des Sourds-Muets, et La Gazette des Sourds-Muets. Ces deux journaux sont dirigés par Henri Gaillard (1866-1939), un homme vigoureusement engagé dans la question éducative Sourde, qui estime nécessaire le retour de l’enseignement de la Langue des Signes dans les écoles. Cependant, c’est un personnage très contesté, ses prises de position et son influence ont froissé quelques égos, en particulier celui de Joseph Chazal. Celui-ci est devenu son adversaire direct dans les années 1890-1910, avec Le Sourd-Muet Illustré, un journal critiquant ouvertement les actions de Gaillard (surnommé Grigrine à cause de son caractère rebelle et contestataire), l’accusant de fraudes, de manipulations. Par la suite, de nombreux journaux éphémères sont parus : L’abbé de l’Épée (1888-1889), La Sincérité (avril-mai 1887), L’Écho de la Société d’appui fraternel (1889-1890), Les Annales françaises des sourds-muets (un seul numéro connu en février 1898), Le Philantrope (1903-1904), La Silencieuse (1898), Lectures et revues (1899), La libre tribune silencieuse (1906-1907), La France des sourds-muets (1902-1907), L’entente cordiale des sourdsmuets (1910) pour n’en citer que quelques-uns. On en dénombre une vingtaine dans la période de 1870 à 1920. 1 2 4 3 1 Portrait d'Henri Gaillard Archives de l'Amicale des anciens élèves de l'INJS 2 La Défense des sourds-muets, 1886 3 Portrait de Jospeh Chazal 4 Journal des sourds-muets, 1895 Archives de l'INJS de Paris 40 Art’Pi !
41 Art’Pi !



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :