Art' Pi n°2 octobre 2011
Art' Pi n°2 octobre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de octobre 2011

  • Périodicité : irrégulier

  • Editeur : Art'Sign

  • Format : (200 x 250) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : Thomas Potier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Jérôme Bourgeois 10• Art’Pi ! • Magazine culturel Le fabuleux destin de... LE FABULEUX DESTIN DE... Thomas Potier Modéliste-styliste "J'ai envie de partager ma passion de la mode avec des Sourds." Bien qu’il soit humble, et discret, on ne peut rester insensible quand on rencontre Thomas Potier. Il ne demande pas la permission de faire de la mode, il la fait. Il la vit en affichant un style bien personnel (le nouveau style Potier ?) et surtout la revendique. Rencontre avec un passionné, doux rêveur et surtout, bien sapé ! Bonjour, peux-tu te présenter ? Je m'appelle Thomas, j'ai 35 ans, je suis styliste et modéliste. J'habite près de Lyon. J'aimerais déménager à Paris si une bonne occasion de travail se présente. Comment as-tu eu envie de devenir styliste ? Je suis passionné depuis tout petit : ma grand-mère cousait, tricotait ; je l'observais et elle, elle m'apprenait. Petit à petit, j'ai commencé à fabriquer moi-même des petites choses. Je me rappelle, ma mère avait une machine, elle s'en servait pour raccommoder les rideaux, entre autres. Je l'utilisais parfois pour faire mes expériences. Elle n'était pas toujours contente ! (rires) Cela montre bien que dès l'enfance ma passion émergeait déjà ! Quelle formation as-tu suivie ? Lorsque j'étais en classe de 3ème, mes parents m'ont demandé de choisir un métier. Avant, je ne pensais pas encore au stylisme, mais plus à la couture. Mais le problème est qu'il n'y avait que des filles qui allaient dans ce type de formation. Mes parents ont refusé. J'ai donc commencé par une formation d'imprimerie. Ensuite, pour le bac professionnel, j'ai dû aller en intégration. À l'époque, il y a dix ans, il n'y avait pas de classe pour Sourds, ni d'interprète, à Lille ! C'était vraiment dur, impossible de suivre les cours, je n'y arrivais pas. J'ai donc décidé d'arrêter et de chercher moi-même une formation. Grâce à l'URAPEDA, j'ai trouvé une formation intensive qui me permettait d'apprendre à faire les patronages. Pendant trois mois, j'ai appris énormément de choses. Cela m'a permis de mieux comprendre comment faire les patrons, etc. Avant la formation, il m'arrivait d'acheter des patrons pour coudre moi-même mais je ne comprenais pas toujours comment cela fonctionnait. Grâce à cette expérience, j'ai pu comprendre ce qui bloquait auparavant et m'améliorer. Dans quels domaines du stylisme travailles-tu ? Tout d'abord, j'ai travaillé pendant un an comme aidestyliste chez Kiabi. C'était intéressant, j'ai découvert beaucoup de choses, mais je me suis lassé assez vite car ce n'était pas moi-même qui créais. Je sentais le besoin de créer. Puis, je suis allé dans une entreprise de vêtements professionnels. J'y suis resté trois ans. À la fin, le rythme quotidien et régulateur ne me convenait plus : il fallait toujours respecter les normes. Je n'arrivais plus à créer, j'étais arrivé à la limite de mon imagination. C'est alors que j'ai trouvé un travail près de Roanne, dans une entreprise de mode féminine. Les créations changeaient tous les six mois, en suivant les saisons, cela m'intéressait davantage. Mais je n'ai pas pu rester à cause d'un licenciement économique.
« Le styliste est celui qui fait les dessins, tandis que le modéliste s'inspire du dessin, crée et fabrique. » Magazine culturel • Jérôme Art’Pi ! Bourgeois• 11



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