Art de Ville n°68 jun/jui/aoû 2020
Art de Ville n°68 jun/jui/aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°68 de jun/jui/aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Chicxulub

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : spécial covid, avancer masqués ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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« Il y a des règles, et certains agents de la police municipale pensent qu'on peut tenter de les contourner » Un policier de la police nationale artdeville - Édition chicxulub n'est pas normal », argue Xavier Maurice, responsable de la section biterroise de la LDH. « Ce qui est choquant, c'est que l'interpellation était disproportionnée par rapport à la situation. Ils étaient quatre véhicules et douze policiers pour un seul homme », poursuit-il. Désobéir au pays de Ménard Et si le militant des droits de l'homme refuse de « politiser » l'histoire, il faut avouer que l'affaire Gabsi est un cas à part. D'abord parce qu'elle a pour cadre la ville de Béziers, dirigée par Robert Ménard, qui a fait de la sécurité et de l'armement des municipaux son cheval de bataille. Ensuite parce qu'elle découle directement du couvre-feu imposé par l'édile en pleine période de Covid- 19. Enfin parce que ces violences policières présumées ont été pratiquées par des agents de police municipale, 10 Société que l'opposition apparente désormais à une sorte de milice acquise aux idéaux de l'élu… En bref, qu'un dispositif sécuritaire purement local et destiné à appuyer la politique d'un maire ait des conséquences aussi dramatiques pose question. « Mohamed n’a pas mérité de mourir si jeune. Mohamed n’a pas mérité de mourir de cette façon. Mohamed n’a pas mérité de mourir pour cette raison, ne pas avoir respecté le confinement. Mohamed n’a pas mérité de mourir, parce qu’il est pauvre, parce qu’il est SDF, parce qu’il a des antécédents. Mohamed est un humain. Mohamed est un citoyen. À ce titre, le respect de sa vie lui était dû », pointe justement l'association des travailleurs maghrébins en France. « Dans la police municipale, certains appréhendent mal » Un contexte local particulièrement tendu en somme, qui n'est pas sans conséquences pour la police nationale elle-même… « Nos relations sont un peu compliquées. Il faut respecter les procédures pénales, il y a des règles, et certains agents de la police municipale pensent qu'on peut tenter de les contourner », confie un policier qui préfère garder l'anonymat. Régulièrement, la nationale s'avoue bien obligée de « rattraper des situations et d'apaiser les choses. Oui, on passe souvent derrière eux. Certains appréhendent mal », note l'homme. Les conditions d'appréhension ? Encore et toujours le cœur du problème… PB n
Un contexte d’incitation à la discrimination xénophobe La communication agressive et xénophobe de la Ville de Béziers rappelle combien il est impossible de ne pas faire le lien entre la mort de Mohamed Gabsi et le contexte politique dans lequel la police municipale biterroise est incitée à exercer. Dès juillet 2014, au lendemain de sa première élection, le maire de la ville, Robert Ménard, honorait la stèle de quatre membres de la sinistre Organisation armée secrète (OAS), responsables d’attentats et condamnés par la justice française pour assassinats. Depuis, il ne cesse de stigmatiser ses concitoyens d’origine étrangère jusqu’à les menacer directement, notamment par des descentes de police municipale. Ménard pousse l’abjection jusqu’à s’en vanter dans le journal de la Ville (voire ci-contre). Surtout, il a été condamné en 2017 pour "provocation à la haine et la discrimination" FM n Ci-dessus : en 2015, le plan com' provocateur de Robert Ménard pour annoncer l'armement de sa police. Ci-contre : en 2016, plusieurs affiches nauséabondes s’opposent à la présence de populations étrangères à Béziers. Page de gauche : cette double page du journal municipal de Béziers (n° 103 oct. 2019) valorise l’action discriminatoire de la police dans les bars à chicha. 11 artdeville - Édition chicxulub



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