Art de Ville n°67 avr/mai 2020
Art de Ville n°67 avr/mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de avr/mai 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Chicxulub

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 17,1 Mo

  • Dans ce numéro : spécial covid, quand la ville s'évanouit en Occitanie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Dossier Covid-19 Des rayons retranchés, à Montpellier LES EMPLOYÉS DES COMMERCES DE PROXIMITÉ ONT ACQUIS LE STATUT DE HÉROS DANS CE CONTEXTE DE « GUERRE » AU COVID-19. INDISPENSABLES DE TOUT TEMPS, ILS NOURRISSENT LES VILLES ET LES CAMPAGNES, ET DÉSORMAIS AUSSI LA CRAINTE D’ÊTRE, MALGRÉ EUX, VICTIMES ET VECTEURS PRIN- CIPAUX DE LA PROPAGATION DU VIRUS. COMMENT VIVENT-ILS CETTE SITUATION, ARTDEVILLE A INTERROGÉ LES REPRÉSEN- TANTS DE TROIS ENSEIGNES MONTPELLIÉRAINES. Texte Fabrice Massé Photos voir crédits
Biocoop - L’aile du papillon Aux premiers instants du confinement, Bruno témoignait d’« un peu d’anxiété d’être en première ligne. Les équipes ont baissé, ça créé de la tension ». Comme partout, le responsable de la communication de l’enseigne a d’abord constaté « une augmentation de la fréquentation, puis ça a fléchi, mais avec un panier double ». Les problèmes de réassortiments, délicats en la période, n’en ont été que plus complexes. Des « pare-brise » ont très vite été installés aux caisses, et après une réunion de crise, d’autres solutions ont été trouvées et l’approvisionnement a suivi : « Ça pousse à progresser », positive Bruno. Il déplore toutefois que le rapport aux clients se soit parfois un peu durci. « Il y a des demandes décalées, comme celle d’un client qui râlait parce qu’il ne trouvait pas son chocolat au gingembre, importé d’Équateur ! “C’est l’horreur !“ disait-il. Ben non, l’horreur ce n’est pas ça !» Priorité est donnée aux producteurs locaux, « ils comptent vraiment sur nous », s’engage Bruno. Les horaires ont été modifiés. Désormais, le créneau de 8h30 à 9h est réservé aux plus de 60 ans, aux immunauxdéprimés et aux femmes enceintes. Autre changement, jusqu’à présent, la supérette bio de la métropole montpelliéraine ne livrait pas. Un drive est désormais opérationnel ! « Un clic and collect plutôt. Les gens viennent chercher leurs sacs à la caisse et paient à ce moment-là. Un processus de test est en cours, mais c’est plus un service bénévole, indique André Kurzaj, le gérant. On ne gagne pas d’argent. » Le gel hydroalcoolique, l’enseigne coopérative n’en avait plus depuis longtemps au début du confinement. Elle a fini par être livrée, tout comme en masques. « On a eu une personne malade, mais elle va bien. Et au fond, on est tous contents de travailler. Au moins, on sort. Le matin, il n’y a personne sur la route. On entend à la radio que des baleines ont été aperçues devant le port de Marseille… La nature reprend vite le dessus si on la laisse en paix ! » conclut André, espérant que ça dure. « Enfin, la prise de conscience, pas le confinement ! » n Carrefour City Rue de Strasbourg, à Montpellier, même constat que chez Biocoop. Les clients se sont faits plus rares mais les volumes sont plus importants. Avec les problèmes de réassortiments qui vont avec. Dans les rayons, ni javel ni PQ. « On est livré en retard, alors il a fallu décaler les horaires d’ouverture pour pouvoir mettre en place », explique Claire Allard. La jeune gérante de Carrefour City a pris la suite de son père, il y a trois ans. Avec onze personnes et un chiffre d’affaires de 4 M, la supérette tourne bien. Mieux, même, depuis le début du confinement : « La proximité y fait », analyse Claire. Quoique indépendante du groupe Carrefour, elle aussi devrait verser une prime à ses employés. Mais ce ne sera pas 1 000 euros. Dans le cahier des charges de la franchise, le gel hydroalcoolique est d’usage obligatoire en temps normal. C’est cependant un client dentiste qui leur a fourni les masques : « Ils sont arrivés ! » annonce dans la réserve une employée au reste de l’équipe. « J’en ai commandé, on est un peu inquiets, oui. » Pour le reste, le Groupe Carrefour n’a fourni aucune information particulière, « on se débrouille comme on peut, en regardant chez les autres ce qui se fait ». Des bandes au sol ont très vite été tracées au ruban adhésif par intervalle de 1 m, une bâche en plastique tendue au-dessus des caisses et les chariots systématiquement désinfectés. Page de gauche, les caisses de Carrefour City ont été depuis équipées d’écrans en Plexiglas. © FM Ci-dessus, Tibo de Biocoop. archive © FM 29 artdeville - Édition chicxulub



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