Art de Ville n°67 avr/mai 2020
Art de Ville n°67 avr/mai 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de avr/mai 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Chicxulub

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 17,1 Mo

  • Dans ce numéro : spécial covid, quand la ville s'évanouit en Occitanie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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artdeville - Édition chicxulub 16
en psychiatrie. Ils se retrouvent en confinement et à défaut de pouvoir accéder à des rendez-vous classiques, ils se dirigent vers les urgences. J'ai de plus en plus de demandes pour des tentatives de suicide ou des idées noires. Il y avait certainement une fragilité qui a émergé avec le confinement », analyse-t-il. Au bout du fil, des individus partagent plusieurs fois par jour un sentiment « d'oppression », l'impression que ne subsiste plus « aucune porte de sortie ». À l'hôpital La Colombière, le professeur Courtet confirme cette sensation de courbe ascendante dans ses services en début de pandémie. Un événement accentué par un pic saisonnier classique d’états maniaques, il faut aussi l'avouer. Mais quelle que soit la pathologie rencontrée, le Covid-19 est dans tous les esprits. « Le résultat est que l’on doit s’attendre à observer davantage de troubles du sommeil, d’anxiété, de dépression, de stress, de débordements émotionnels, de colère, d’irritabilité, et des états de stress post-traumatiques », détaille le médecin. « On s'attend à ce que les choses se cassent la figure » À l'hôpital Gérard Marchant, de Toulouse, le docteur Radoine Haoui se dit aussi inquiet pour les personnes âgées, « très angoissées par la gravité que peut entraîner le virus. Or, c'est la population qui a déjà un taux de “suicidalité” supérieur à la moyenne, note-t-il. Et de manière générale, on s'attend chaque jour à ce que les choses se cassent la figure ». Depuis le début du confinement, la plupart des hôpitaux psychiatriques de la région ont mis en place un service de téléconsultation soutenu. A la clinique Rech, les psychiatres ont appelé tous leurs patients pour leur dire qu'ils restaient à l'écoute. A Toulouse, le téléphone sonne parfois pour un simple « mal de tête ». « Ils ont peur d'avoir de la température, on les rassure, on leur propose d'appeler un généraliste, confie le docteur Haoui. Certains nous demandent comment faire leurs courses. Il arrive d'ailleurs qu'on y aille pour eux lorsqu'ils ne sont pas assez autonomes. Nous pouvons aussi les accompagner pour qu'ils puissent s'aérer un peu. » Des attentions qui dépassent largement le simple cadre médical. Mais à Montpellier, le professeur Courtet pense d'ores et déjà à l'après. « Pour la Psychiatrie, la vague qui sera probablement plus silencieuse arrivera après le confinement. L’enjeu consiste à organiser les filières de soins pour prendre en charge les personnes qui auront été le « Pour la Psychiatrie, la vague qui sera probablement plus silencieuse arrivera après le confinement » 17 Ce policier va bien ! Il porte simplement ainsi sa bonbonne de gaz lacrymogène. artdeville - Édition chicxulub



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