Art de Ville n°66 fév/mar 2020
Art de Ville n°66 fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de fév/mar 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Chicxulub

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier élections municipales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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d’adjoint au Logement  : « Être maire, particulièrement ici, demande de l’être à plein temps pour être en contact avec les forces vives de la ville et sa population, aussi pour être en capacité de conduire les chantiers d’envergure qui s’annoncent. Voilà pourquoi je défends le noncumuldes mandats du maire et du président de la métropole, notamment. » Parmi ses propositions phares, « la création d’une Maison de l’habitat et du logement, guichet unique pour inciter à la réhabilitation des parcs immobiliers privé et public ». Pour lui, « le développement durable est une urgence ». Sa liste, comme beaucoup d’autres, intègre la promotion des circuits courts, les potagers urbains, l’alimentation bio…, sans plus de détails toutefois. En revanche, « la création d’une régie municipale de production d’énergie propre » est plus précise. En écho en tout cas avec la w. .. ; 12.,'1. m  : liste conduite par Pierre Cohen. L’ancien maire de Toulouse porte cette proposition, doublée par l’institution « d’une régie municipale agricole et alimentaire des espaces de maraîchage urbain ». Pour M. Cohen « la démocratie est à bout de souffle ». « Contrôle citoyen » et « budget participatif » figurent ainsi en gras dans son projet parmi ses mesures pour la raviver. Perpignan, Béziers, Narbonne Revenu de solidarité écologique Point transversal à toutes les campagnes, la sécurité est un aspect de la ville idéale largement traité. Marqueur  : ,.23 - - ; -e. -.y-,. - iḟiker ! -  : - —.. , - -.,',‘ -3._,_ - I.'.. et.../.., r-, - 7'é... I
politique de la droite, ce thème est désormais revendiqué fermement à gauche par des candidats comme Michaël Delafosse et Alenka Doulain à Montpellier, Agnès Langevine à Perpignan. Si pour tous, la question est avant tout liée au trafic de drogue – un enjeu qui intéresse l’État donc avec, par exemple, l’ouverture d’un débat sérieux sur la légalisation –, la proposition d’Agnès Langevine sort du lot  : « Nous créerons une brigade municipale pluridisciplinaire antidrogue. Nous exigerons de l’État un pilotage renforcé de la lutte contre les stupéfiants avec la police municipale, les bailleurs et les commerçants.es. » Pour elle, il s’agit de « prévenir les problèmes d’addiction et s’attaquer efficacement aux points de vente qui gangrènent la vie d’un quartier ». Agnès Langevine défend une autre proposition forte  : « un Revenu de solidarité écologique ». Conditionné à un engagement de la part des bénéficiaires, elle entend lutter contre « le niveau très élevé de pauvreté [32% NDLR] qui pèse sur les performances économiques de la ville et aggrave les inégalités climatiques. » Il sera financé par les économies d’énergie et d’eau réalisées par la municipalité. Cette proposition est également partagée par d’autres listes, notamment à Narbonne par EELV et LREM. Jean-Marc Pujol, maire sortant LR, 61 ans, publie en guise de programme son bilan. Sur sa priorité, la sécurité, l’effectif de la police municipale a été doublé et le nombre de caméras de surveillance nettement augmenté. Chaque Perpignanais peut donc juger du bénéfice qu’il en a tiré. Question chiffres, l’impact de la politique menée localement est difficile à connaître. Perpignan, 30 e ville de France, est classée 14 e ville la plus dangereuse. Un mauvais résultat que n’aura donc guère fait changé M. Pujol. Louis Aliot, député RN, 51 ans, ne propose pas de programme détaillé. S’il place la sécurité en priorité n°1, il promet en 2 e position « une véritable politique environnementale », ce qui est révélateur d’une prise de conscience transversale du sujet. Il se prononce toutefois contre les éoliennes et favorable au nucléaire. Un téléphérique panoramique À Béziers, pas de programme encore pour le maire sortant Robert Ménard, 66 ans. Mais selon le candidat, cité par Midi Libre, 112 propositions devraient sortir et il donne sa « parole d’honneur qu’aucune de ces propositions n’est du mensonge et de la démagogie ». Y aurait-il matière à en douter ? Difficile dans ce cas d’apporter crédit aux projets d’un candidat qui pose lui-même de telles bases pour les évaluer. Son principal concurrent porte, outre le bus gratuit, un projet aérien sympathique  : un téléphérique. Pascal Resplandy juge cette construction d’une double utilité « pour les touristes et pour les Biterrois. Les 500 000 visiteurs qui vont voir les Neuf Écluses de Fonseranes doivent avoir envie de venir à Béziers pour découvrir notre patrimoine extraordinaire ! » Son grand projet offrirait Dossier/élections municipales en effet un belvédère idéal pour admirer le spectaculaire panorama formé par le pont canal, les rives de l’Orb, la cathédrale… aujourd’hui peu visible. Responsabilité Didier Mouly, 68 ans, semble s’engager lui aussi sur la voie de la transition écologique. Maire sortant, avocat, il plaide pour un Conseil de surveillance écologique avec en ligne de mire la société Orano, une usine de raffinage d’uranium qui inquiète. Mais ce projet arrive en 4 e position sur son programme qui ne comporte aucune autre action concrète. Plus intéressé par les questions de sécurité, il a installé l’an dernier la police municipale en lieu et place d’un centre d’art contemporain (artdeville n°57), un acte qui en dit long sur l’ambition culturelle de son auteur. La responsabilité face à l’enjeu climatique est à chercher du côté des listes Narbonne en commun, Les Robin.e.s, Narbonne XXI voire Narbonne Impulsion citoyenne. Les deux premières la placent en tête et s’engagent, tout comme la troisième, sur des actions crédibles et détaillées. Pour n’en retenir qu’une, citons celle défendue par Nicolas Sainte-Cluque, tête de liste de Narbonne en commun  : « Prévenir et se protéger face à la montée des eaux à Narbonne-plage et étudier les stratégies de repli, de protection et d’adaptation. » Un enjeu en effet considérable (chicxulub n°25 - 2010) qui aurait mérité d’être présent sur toutes les listes narbonnaises. Les enjeux de la transition écologique sont entendus par chacun, mais les réponses face à l’urgence ne sont pas formulées avec la même énergie, ni la même pertinence voire formulées avec une étonnante désinvolture  : « L’écologie est à la mode » déclarait ainsi un candidat montpelliérain qui n’a pas été cité dans ces pages. Un consensus se fait cependant sur la végétalisation massive des villes, la place du vélo, sur la remise en question des zones commerciales, le besoin de sécurité, de démocratie… De ce dernier point, la liste menée par Patrick Vignal, à Montpellier, a fait le thème principal de son projet, tandis que d’autres candidats le placent en tête de leurs propositions. Symptômes du caractère aigu du problème ? Enfin, bien d’autres propositions méritaient d’être ici soulignées, comme la création de recycleries, une meilleure gestion des déchets ; sur la culture, par nature les propositions divergent. La création de festivals est cependant une idée que est revenue plusieurs fois notamment à Perpignan sur les listes EELV et RN. En revanche, sur l’éducation, on aurait pu s’attendre à des propositions plus concrètes de la part des candidats sur le fonctionnement et l’aménagement des écoles, mais sauf erreur, artdeville n’a rien repéré d‘innovant parmi les propositions. Voilà, en tout cas et en quelques points où se joue le scrutin municipal dans les villes d’Occitanie de plus de 50 000 habitants. n 25 artdeville - Édition chicxulub



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