Art de Ville n°66 fév/mar 2020
Art de Ville n°66 fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de fév/mar 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Chicxulub

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier élections municipales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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artdeville - Édition chicxulub Dossier/élections municipales Un avenir sous tension Pour filer la métaphore du transport, il conviendrait de dire que Toulouse arrive à un poste d’aiguillage. En cause, la croissance tous azimuts de la Ville rose. Selon la dernière étude de recensement publiée en 2019 par l’Insee, Toulouse reste en France la plus dynamique sur le plan démographique, avec 5 620 nouveaux habitants par an en moyenne entre 2011 et 2016. Grâce au tissu économique de son agglomération, Toulouse change de statut  : elle devrait prochainement passer de 4 e à 3 e métropole de l’Hexagone. Revers de la médaille, la ville et son agglomération sont sous tension, notamment sur la mobilité – 2 e ville la plus encombrée de France selon le baromètre Tom-Tom. Un comble pour la ville dont les industries aéronautiques et spatiales demeurent… la locomotive ! Un sortant à son propre diapason Pas de quoi cependant inquiéter le maire sortant, également président de la métropole  : « Notre équipe a su répondre au défi de la croissance toulousaine en travaillant trois priorités pendant les six années qui viennent de s’écouler  : la sécurité, la transition écologique et les mobilités, explique la tête de la liste « Aimer Toulouse ». Nous souhaitons toutefois aller au-delà de ce qui a été accompli ; notamment en matière de transports en commun, autour de la 3 e ligne de métro, et de végétalisation, avec le projet de parc urbain sur l’île du Ramier et l’accélération des plantations d’arbres. L’aménagement et la rénovation urbaine comptent également parmi les grands projets structurants que notre équipe porte pour la prochaine mandature. » Mais le site de campagne « Aimer Toulouse » avance des propositions contradictoires. « L’adaptation au changement climatique et le confort des automobilistes ne sont pas incompatibles, affirme Jean-Luc Moudenc. Nous créerons ou rénoverons des axes routiers là où cela est nécessaire […] Nous faciliterons l’accès au périphérique avec un nouvel échangeur […] Nous poserons les bases d’un contournement à l’ouest de Toulouse… ». Or le Plan climat territorial de Toulouse-Métropole (PCAET) fixe une ambition forte à l’horizon 2030 avec « plus de la moitié des déplacements réalisés autrement qu’en véhicules motorisés thermiques individuels ». Mieux  : le contenu prévoit que Toulouse devienne « une collectivité à énergie positive » à l’échéance ! Cet optimisme du président de la métropole a fait tiquer la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE). L’organisme d’État ne semble pas convaincu  : « L’évaluation environnementale ne démontre pas, en revanche, la capacité du plan à atteindre les objectifs ambitieux fixés par la stratégie pour ce qui concerne la baisse des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d’énergie ». Traduisez  : les projets de M. Moudenc sont irréalistes. « Dogmatisme », comme le dénonce par avance M. Moudenc, ou clairvoyance face à l’urgence ? 22 « À Toulouse, entre 4 700 et 9 200 personnes sont exposées à des dépassements de la valeur limite pour la protection de la santé », estime ATMO Occitanie. Un record régional. Ces expositions sont liées à la circulation automobile. Une ville de paradoxes Du changement dans la continuité donc ? Pour Antoine Maurice, 38 ans, directeur d’association de compostage de proximité et tête de liste écologiste du collectif Archipel Citoyen, « Toulouse est une ville de paradoxes. Son rayonnement touristique et son dynamisme industriel sont indéniables, or le taux de chômage y reste élevé (8% en 2019 ; source  : Insee). Le mal-logement s’accroît, tout comme les difficultés à se loger. La vie et l’action associatives pâtissent de la baisse des subventions. Si elle ne veut pas devenir une ville qui exclut, Toulouse doit rester une ville à vivre et à habiter. Deux ambitions doivent être portées, qui vont de pair selon nous  : transition écologique et justice sociale. On ne peut pas obtenir l’une sans l’autre ». Antoine Maurice, comme Nadia Pellefigue, propose « une nouvelle gouvernance des transports avec la mise en place d’un organisme des mobilités et la création d’une autorité organisatrice unique qui associeront Toulouse et sa métropole, les autres intercommunalités de l’aire urbaine, la Région Occitanie, le Conseil départemental de la Haute-Garonne. Ce projet a d’ailleurs déjà la faveur de Carole Delga (artdeville n°65). À Toulouse, seule la liste Toulouse Anticapitaliste conduite par Pauline Salingue, éducatrice au CHU, porte le projet de la gratuité des transports pour tous « sans condition d’âge ou de ressources ». La priorité au RER toulousain et la construction d’un vrai réseau sécurisé de pistes cyclables font également partie du programme. Poussée démocratique, enjeu participatif L’unité urbaine commune à toutes les listes toulousaines est celle du quartier. Sans doute un héritage des Fabulous trobadors qui dans les années 2000 avaient noué avec le quartier Arnaud Bernard un lien privilégié, dont on a parlé partout dans le monde (ou presque !). L’enjeu est démocratique, participatif. Les candidats, quels qu’ils soient, cherchent autant des suffrages que des manières nouvelles de concerter, de coconstruire le futur de la Ville rose. Des « assemblées publiques décisionnaires » d’Archipel Citoyen aux « fabriques des quartiers » de UNE, en passant par « la limitation des mandats et la révocabilité des élus à tout moment » de Toulouse Anticapitaliste, l’offre traduit clairement le sentiment des Toulousains face au déficit démocratique. « Il ne peut y avoir de confiance avec les habitants sans transparence ni proximité », affirme Franck Biasotto, 50 ans. La tête de la liste centriste « Toulouse Belle et Forte » affiche sa rupture avec la majorité sortante, alors que le dissident LREM comptait parmi ses membres au poste
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