Art de Ville n°66 fév/mar 2020
Art de Ville n°66 fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de fév/mar 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Chicxulub

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier élections municipales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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artdeville - Édition chicxulub Dossier/élections municipales pellier… par M. Delafosse, alors que ce dernier occupait le poste d’adjoint à l’Urbanisme de la Ville. La totalité des candidats écologistes sont défavorables à cette infrastructure, notamment Coralie Mantion d’EELV, 50 ans, architecte, désignée tête de liste au prix de nombreux atermoiements. Alenka Doulain, 30 ans, dont le métier est d’accompagner la création de coopératives d'énergies renouvelables en région Occitanie, s’oppose également au bouclage d’un périphérique autour de Montpellier. Pour elle, la ville idéale se construit avec ses habitants. Pas question donc de livrer des propositions trop définitives portées au seul nom de sa liste, NousSommes. « Pour répondre aux enjeux de l’urgence climatique et des injustices sociales », Alenka Doulain se dit « persuadée que c’est en pratiquant une démocratie plus radicale qu’il est possible de faire de Montpellier une ville radieuse. » Dix projets sont cependant mis en avant, dont une plateforme participative dédiée à l’élaboration du programme, un dispositif également opérationnel chez de nombreux autres candidats. La gratuité des transports en commun ? Alenka Doulain y est favorable, mais juge qu’il faut « d’abord mettre de l’ordre dans le fonctionnement de l’offre actuelle ». Outre des éléments communs à de nombreuses listes, tels que « la végétalisation massive de la ville », le développement de la place du vélo (plébiscité), les cantines bio, deux grands projets émergent pour « éradiquer le chômage »  : la création de deux pôles dont l’un serait dédié à l’alimentation bio et locale, l’autre à la rénovation écologique de l’habitat. Construction et végétalisation à 50/50 Toujours à Montpellier, la liste conduite par Mohed Altrad, 70 ans environ, présente un projet synthétique pour la transition écologique, en une soixantaine de points. Et le célèbre milliardaire l’affirme, « j’en ai fait le fil vert de notre programme ». On peut le croire sur parole. Distingué au niveau mondial Entrepreneur de l’année en 2015, la rénovation urbaine est, a priori et sans ironie, une bénédiction pour son groupe spécialisé dans les échafaudages. Ses propositions recoupent ainsi pour la plupart celles présentes dans d’autres programmes. Certaines sont toutefois inédites, comme « utiliser les innovations technologiques pour récupérer la chaleur des revêtements des chaussées et des espaces publics ». M. Altrad cite en exemple l’expérimentation du Conseil départemental de l’Hérault qui « pratique et expérimente déjà sur certaines routes ces technologies ambitieuses ». D’autres propositions intriguent comme « instaurer le principe de rééquilibrage entre construction et végétalisation (objectif 50% - 50%) ». Cette mesure rappelle celle du maire sortant, Philippe Saurel, qui établit « de préserver les deux tiers du territoire en tant qu’espaces naturels et agricoles » ; le reste étant réservé à la construction. Elle a déjà été approuvée par un vote en 20 conseil métropolitain et intégrée au schéma de cohérence territoriale (SCoT), le 18 novembre 2019 ! Mais, pour M. Altrad, ce principe de rééquilibrage sera « intégré dans le Plan local d’urbanisme intercommunal », soit à la parcelle. Ce qui augmente en effet nettement son impact positif sur la biodiversité. Philippe Saurel, 63 ans, n’a pas encore déclaré sa candidature. Quoi qu’il décide, son Manifeste de Montpellier, pour une ville écologique et humaniste, publié en automne 2019 fait référence  : 80 pages, 5 grandes ambitions, et 30 engagements. Basé sur les « 17 objectifs pour sauver le monde » des Nations-Unies, il « «manifeste» de façon très claire, ce besoin de revivifier notre pensée par rapport au vivant. Il en va de notre survie », expliquait M. Saurel devant la caméra de lemouvement.fr. Ce manifeste est dans son cas à analyser au regard des actes de son auteur. Sur le volet mobilité, la gestion du président de la métropole fait l’objet de nombreuses critiques  : ligne 5, vélo, gare TGV notamment. Si le SCoT, une « feuille de route pour les 50 ans à venir » récemment approuvée par M. Saurel, est mis en œuvre, ce projet urbain ne baissera que d’environ 1% les émissions de gaz à effet de serre en 2040, selon l’évaluation environnementale du document lui-même (page 73). Trop peu pour sauver le monde, car le taux moyen à atteindre est de 45%. À Toulouse, la mobilité au cœur des enjeux 23 mars 2020, le jour d’après pour la Ville rose ? Si la transition écologique, la qualité de vie et la proximité – avec le quartier pour étalon – rassemblent aussi à Toulouse l’ensemble des candidats, la bataille pour la mairie n’en est pas moins engagée ! L’hôte du Capitole, Jean- Luc Moudenc, 60 ans, brigue son propre siège, au nom d’un bilan qui appellerait la poursuite de son action. Mais ses adversaires lui opposent qu’il n’est pas à la hauteur des enjeux. La gauche réformiste et républicaine veut y croire, tandis que trois listes la représentent à l’aune du premier tour. « Ce que nous offrons c’est un projet global pour Toulouse, une ambition pour ses quartiers, une fierté rendue à tous ses habitants », affirme Nadia Pellefigue, 40 ans, vice-présidente chargée du Développement économique, de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur à la Région. Pour la socialiste, tête de liste du mouvement Une nouvelle énergie (UNE), il sera avant tout question de méthode, seule façon pour elle de « favoriser une dynamique citoyenne qui fasse émerger des solutions concrètes, simples et efficaces. » Un point de vue largement partagé par les candidats d’autres listes,
.80 Ir ; r L -81. r'..% i I I.'.",/mil&Lefflitigtc kba:.'r.%. de toute la Région. « La stratégie du coup par coup nuit beaucoup à la cohésion sociale et territoriale de Toulouse, à la qualité de vie de sa population et à son expression démocratique et citoyenne », insiste-t-elle. Sa liste propose d’ailleurs « la mise en œuvre d’une COP 26 territoriale et la création d’un GIEC local ». Cette nouvelle instance de démocratie participative dédiée à la transition écologique fera-t-elle mieux que les nombreux autres dispositifs similaires (PLU, SCoT, Plan climat-air-énergie territorial, Mission régionale de l’autorité environnementale…) qui ont en effet montré leur limite ? Et si ce GIEC local remettait en question les autres propositions de UNE ? Comme « la création de sept portes à étages végétalisées, aux points d’entrée et de sortie principaux de la ville  : des plateformes dédiées au stationnement des véhicules particuliers et au covoiturage qui intègrent une offre de services et un accès aux autres mobilités » ? Organiser la circulation automobile, n’est-ce pas encore l’encourager ? À moins que ces portes soient plutôt conçues comme des hubs dédiés au transport collectif et au covoiturage, et qu’ils n’intègrent qu’à la marge des stationnements aux véhicules particuliers, on ne voit guère pourquoi des bouchons ne s’y formeraient pas. Aller plus loin et faire différent constitue le leitmotiv des opposants à Jean-Luc Moudenc. Illustration avec le débat sur la 3 e ligne de métro, notamment, qui cristallise les enjeux de la campagne. Personne ne la remet en question, mais chacun pointe ses insuffisances. Tracé, phasage et coût impacteraient à terme l’efficacité d’un changement en faveur des modes de déplacement doux. Le projet hypothéquerait également le déploiement et le développement des transports de surface ; tramway et bus en intra-muros, trains régionaux en extra-muros.'te



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