Art de Ville n°66 fév/mar 2020
Art de Ville n°66 fév/mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°66 de fév/mar 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Chicxulub

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier élections municipales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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artdeville - Édition chicxulub Dossier/élections municipales On les retrouve pour partie dans les propositions de Brigitte Barèges, maire sortante de Montauban  : « s’adapter au changement climatique » et « préserver les ressources naturelles et le cadre de vie » figurent en tête du thème 1 de sa campagne. Dix-sept autres pages suivent, énumérant des actions efficaces. Rien cependant sur la limitation de l’étalement urbain et l’alimentation locale et bio. A contrario, des éléments issus de son bilan/programme écornent la crédibilité de son projet ; comme ces « 25 hectares aménagés par les promoteurs pour le pôle automobile et ses activités connexes ». Réponse de la candidate sortante  : « Il s’agit en effet de trouver du foncier, d’aider financièrement à l’installation » d’enseignes, notamment de la grande distribution, au nord et au sud de la ville. « Il y a lieu (aussi) de continuer à prospecter pour pouvoir permettre que ces zones en pleine expansion continuent à se développer. » Dans la majorité de villes de la région, les listes candidates se prononcent au contraire pour un moratoire sur les zones commerciales. Des oasis de fraîcheur C’est le cas à Nîmes, où l’urgence écologique est incarnée par Daniel Richard, 75 ans. Cofondateur de la célèbre fondation WWF-France, ancien dirigeant des sociétés les 3 Suisses, Séphora, Sanoflore (cosmétiques bio) et Soleïado… son curriculum vitæ fait office de programme (en construction). Il livre à artdeville une partie de son projet, Nîmes, une ville nommée désir  : lutter contre « la religion de la voiture » et son pendant, « la ville-dortoir, non éveillée et sans cœur, où le lien social s’efface » notamment dans les quartiers. Comment ? Par « un plan Marshall de la rénovation ». « Avec de l’argent, c’est facile d’embellir la ville », tacle ce militant écologiste de la première heure à l’attention de son principal adversaire, le maire sortant Jean-Paul Fournier, mais « sous le vernis, Nîmes atteint un taux record de pauvreté. » (NDLR  : 29% en 2016 selon l’Insee). Daniel Richard veut créer « une régie municipale de l’eau » et un pôle énergie qui serait alimenté par l’implantation massive de panneaux photovoltaïques. Pour lutter contre les canicules estivales de plus en plus fréquentes et mortelles, il créera « des oasis de fraîcheur » en végétalisant rues, places, écoles… « partout où cela est possible ». M. Richard souhaite y implanter des fontaines  : « Il faut qu’on voie les enfants jouer dans la rue. » Sur la mobilité, il se déclare favorable à la gratuité des transports collectifs. Nîmes sera, de plus, « interdite au diesel sur les derniers kilomètres ». Sa ville idéale est « en chemin vers le mieux » et s’appuiera sur d’autres mesures, portées par l’ensemble de sa liste  : « On n’est pas conscients de l’urgence ; mais on ne peut pas aller vite sans la mobilisation des citoyens. » Sollicité, Jean-Paul Fournier, 75 ans, n’a pas donné suite à notre demande d’interview. Pas de programme en ligne non plus. Reste son bilan  : sur nimes.fr, le mot 18 « écologie » peut-il témoigner d’une prise de conscience de l’urgence ? L’occurrence apparaît vingt-deux fois sur les pages du site municipal, mais seulement quatre pour décrire des réalisations  : les performances thermiques des écoles Courbessac et Jean-Carrière, le chauffage urbain de la ville (dans le cadre de la loi de transition énergétique pour une croissance verte, cependant), le permis de végétaliser (voté en sept. 2019). À Montpellier, l’écologie ou le périphérique ? La gratuité des transports en commun est une proposition de mobilité forte et récurrente des programmes électoraux, partout en France. Portée à Perpignan par la candidate Agnès Langevine, 52 ans, vice-présidente de la Région, et à Béziers par Pascal Resplandy, 53 ans, expert-comptable, c’est toutefois à Montpellier qu’elle a eu l’écho le plus retentissant. Elle constitue le point n°1 du programme de Michaël Delafosse, 43 ans, enseignant en histoire-géographie, son premier argument même  : « Faire le choix de la transition écologique ». Il l’explique  : « La gratuité des transports a certes démarré en France dans des petites agglomérations avec des taux de couverture faibles (Châteauroux, Aubagne), mais elle s’est élargie depuis à des agglomérations plus importantes comme Niort, Dunkerque (200 000 habitants) et existe à l’étranger à Tallin, capitale de l’Estonie (450 000 habitants) […] le Luxembourg a décidé de la gratuité dans tout le pays pour 2020 mais aussi L’Estonie. » Quant au problème de saturation des lignes que ses adversaires objectent, le prétendant au siège de maire répond  : « Seul le tronçon Saint-Éloi/Albert-1er est saturé », soit un segment relativement court. Complétée à l’échelon régional où l’idée fait son chemin – pour les lycéens déjà et avec le train à 1 euro –, la gratuité pourrait inciter les automobilistes à changer d’habitude. Adossée à une agence de la mobilité (artdeville n°64), dont le candidat soutient la création, la mesure n’en serait que plus efficace. Produire plus de bouchons ? Mais cette proposition phare du projet mobilité de M. Delafosse, que viennent compléter la création de quatre lignes de bus à haut niveau de service et un plan vélo à 100 M € notamment, semble être contredite par un autre point  : le candidat veut « accélérer le bouclage du «périphérique« montpelliérain » ; une infrastructure routière controversée en 2x2 voies dont le coût s’élève à environ 300 M € . « Cela consisterait au contraire à produire plus de bouchons et d’étalement urbain, comme on le constate dans toutes les villes qui en sont pourvues », expliquait l’urbaniste Bernardo Secchi à artdeville, il y a quelques années. M. Secchi avait été chargé d’un audit sur Mont-
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