Art de Ville n°37 déc 12/jan 2013
Art de Ville n°37 déc 12/jan 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de déc 12/jan 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Chicxulub

  • Format : (205 x 271) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : des agriparcs aux fermes urbaines ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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FERME CACTUS Recherches prospectives sur l’agriculture urbaine (2006-2012) Ferme de production intensive modulaire avec une emprise au sol réduite érigée au-dessus du paysage urbain Emprise au sol : 65 m² Surface développée : 4,2 ha Hauteur : 140 m Choix des essences : maraîchères MINI-FERME (à droite) Petite ferme de proximité combinant cultures traditionnelles, cultures hors-sol et point de vente Emprise au sol : 100 m² (surface annexe : 200 m²) Surface cultivable : 1000 m² Hauteur : 16 m Choix des essences : maraîchères + potager en terre 12
peuvent être colonisés. La mairie de Paris vient ainsi d’annoncer que plus de 300 hectares de toitures de la capitale seraient végétalisables. En prévision, Nicolas Bel, agronome à l’AgrosParisTech, a testé sur les toits de l’honorable institut d’agronomie un sol organique fait à partir d’éléments disponibles en ville – des déchets de bois et du compost –, auquel il ajoute des vers de terre. Le chercheur y fait pousser des légumes, de préférence des variétés oubliées car elles voyagent mal. En cultivant ses plantes rares parce qu’incompatibles avec les exigences des circuits de distribution, Nicolas Bel montre l’intérêt de relocaliser la production sur les lieux de consommation. Une autre piste qui séduit architectes, urbanistes et agronomes est la conception de fermes urbaines, serres verticales destinées à pratiquer l’agriculture intensive en ville. La création du laboratoire d’urbanisme agricole (LUA) en avril 2012 traduit cette tendance. Cette association pluridisciplinaire ne prend pas le sujet à la légère et s’interroge sur la pertinence de faire de l’agriculture dans des tours : « le bouleversement est de taille, à l’image des fantasmes et des cauchemars qu’il alimente, rêves de ville verte et d’autonomie alimentaire ou vision apocalyptique d’une alimentation poussée en laboratoire pour rassasier une démographie dévorante. » Les limites d’une production hors-sol, très gourmande en énergie, sont évidentes. Les fermes urbaines posent néanmoins de bonnes questions. D’abord parce que l’agriculture hors-sol de masse est déjà « Rêves de ville verte et d’autonomie alimentaire ou vision apocalyptique d’une alimentation poussée en laboratoire pour rassasier une démographie dévorante ? » Le laboratoire d’urbanisme agricole une réalité alors que 95% de la production française de tomates fraîches est cultivée hors-sol. Et cette pratique devrait s’amplifier avec la disparition des terres arables dans le monde à cause de l’érosion et de l’appauvrissement des sols. Ensuite, parce que l’aboutissement des circuits courts, c’est de produire en ville. Le LUA a ainsi développé le concept de mini-ferme urbaine, une structure modulaire de 125 m² sur 3-4 niveaux qui combine des cultures potagères extérieures et des cultures hors-sol en serre. Les planchers remplacés par des passerelles ajourées laissent passer la lumière. Et le rez-dechaussée accueille une boutique de vente directe ! n www.lua-paris.com guide-des-agriparcs sur www.montpellier-agglo.com



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