Art de Ville n°37 déc 12/jan 2013
Art de Ville n°37 déc 12/jan 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de déc 12/jan 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Chicxulub

  • Format : (205 x 271) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : des agriparcs aux fermes urbaines ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Alors que la population urbaine mondiale n’en finit pas d’augmenter, la durabilité des villes se mesurera à l’aune de leurs ressources agricoles. A Montpellier mais aussi à Paris, on explore les pistes d’une production locale. Par Magali Reinert - Illustrations : projets LUA * Prospective Agriculture urbaine : Des agriparcs aux fermes-tours ? L’Agglo de Montpellier veut maintenir une activité agricole dans des agriparcs dont elle cherche encore la formule, Paris ambitionne de recréer des espaces de culture sur les toits ou dans des serres verticales… Pas de doute, les villes convoitent l’agriculture. Jusqu’à la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) qui préconise l’agriculture urbaine pour nourrir 5 milliards de citadins en 2050 ! En prévision d’une ère sans pétrole, la question de l’approvisionnement alimentaire des villes prend une tournure inquiétante alors que, jusqu’ici, l’urbanisation est allée de pair avec une production agricole délocalisée à l’échelle mondiale. D’ici là, l’agriculture urbaine répond aussi à la demande des citadins de reprendre pied avec ce qu’ils mangent. Au-delà des balcons jardinés et des jardins partagés, l’enjeu prend une autre échelle : il s'agit désormais de permettre une production agricole en ville. Les agriparcs de l’Agglo de Montpellier verront-ils le jour ? Pour protéger ses derniers bastions agricoles, l’Agglo de Montpellier mise sur les « agriparcs ». Deux projets sont dans les tuyaux – voire dans les cartons – mobilisant respectivement 190 hectares à Lavérune et le double à Clapiers. L’idée ? Offrir aux citadins une campagne en miniature, avec ses champs et ses zones naturelles. Ainsi les agriparcs de l’Agglo accueilleraient des vignes et du maraîchage, préserveraient les garrigues et les pinèdes de Clapiers, valoriseraient les berges de la Mosson et du Lez… Ces immenses parcs répondent aux objectifs du SCOT (schéma de cohérence territoriale) de valoriser les espaces naturels et agricoles. L’Agglo souhaiterait y installer des producteurs pour alimenter des circuits courts et proposer des activités pédagogiques, à l’instar de l’agriparc du Mas Nouguier, où des baux établis avec des agriculteurs assurent l’exploitation des vignes et des oliveraies. Mais le coût de ces projets hypothèque leur réalisation. L’Agglo doit en effet acquérir le foncier, réhabiliter le bâti, réaliser les aménagements pour l’accueil du public… L’agriparc du site de Clapiers tourne ainsi au casse-tête. L’Agglo a déjà acquis le domaine de Viviers, mais veut un projet d’agriparc capable de s’autofinancer après sa mise en service. Or, pas facile de trouver des activités lucratives parmi les protagonistes possibles, entre un maraîcher, une ferme pédagogique et une écolothèque. Nicolin avait bien proposé un gros chèque mais à ses conditions : construire une dizaine de terrains de foot, quitte à raser et niveler le beau domaine. Depuis que l’idée est abandonnée, l’agriparc respire mais la question financière demeure. Cultiver les toits de Paris Lorsqu’il ne reste plus de terres agricoles, d’autres espaces 10
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