Architecture Canada n°9 2nd semestre 2010
Architecture Canada n°9 2nd semestre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de 2nd semestre 2010

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Naylor Canada

  • Format : (213 x 276) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'excellence dans la conception des centres de justice.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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www.raic.org/2010 Classique et contemporain Le palais de justice de Trois-Rivières : un bel exemple d’intégration et de mise en valeur par Christopher Guly 30 ■ THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA
PHOTOS : MARC CRAMER Lorsqu’il étudiait en architecture, il y a une quarantaine d’années, Pierre Morel, FIRAC, a été interpellé par la pensée avant-gardiste de l’ouvrage Design for Climate : Bioclimatic Approach to Architectural Regionalism. Publié par Princeton University Press en 1963, ce livre faisait fi gure de pionnier en jetant une lumière nouvelle sur les effets des conditions climatiques sur l’orientation, le mouvement de l’air, les sites et les matériaux, et il insistait sur l’importance d’intégrer un bâtiment dans son environnement. Tout au long de sa carrière, l’architecte Morel aujourd’hui âgé de 65 ans et associé principal de la firme Côté Chabot Morel architectes, de Québec, a été infl uencé par cet ouvrage. L’une des démonstrations les plus probantes de l’harmonie entre un bâtiment et son environnement est le projet d’agrandissement et de rénovation du palais de justice de Trois-Rivières, situé dans un arrondissement historique, auquel lui et son fils Mathieu Morel, MIRAC, ont collaboré, notamment à l’étape de la conception. Inauguré depuis six ans, l’ajout a apporté l’espace nécessaire (5 625 mètres carrés) – et une nouvelle vitalité – à un bâtiment construit d’abord en 1821, reconstruit après un incendie majeur en 1913 et agrandi en 1936. « Le défi était de concevoir un agrandissement contemporain tout en respectant certains éléments de design importants du vieux bâtiment », explique Pierre Morel, qui a fait partie du consortium du projet formé de Côté Chabot Morel architectes ; Émile Gilbert + associés, architectes ; François R. Beauchesne, architecte ; et Raymond Bluteau, architecte. Ainsi, en rappel du granit utilisé dans le bâtiment d’origine, les concepteurs ont intégré ce matériau dans le nouvel espace situé à l’arrière, mais avec un design moderne. Comme l’a souligné le magazine Canadian Architect, l’utilisation d’une pierre calcaire semblable à celle de l’édifi ce existant pour créer le fenestrage du nouveau bâtiment lui confère un élégant style Beaux-arts. Les « Le défi était de concevoir un agrandissement contemporain tout en respectant certains éléments de design importants du vieux bâtiment. » fenêtres sont profondément encastrées, ce qui ajoute au mur extérieur « une profondeur visuelle incroyable ». Pour juxtaposer davantage l’ancien et le nouveau, un corridor qui relie les deux bâtiments comporte les murs de pierre originaux, mais il compte plus de fenêtres qu’auparavant, ce qui favorise une plus grande pénétration de la lumière naturelle à l’intérieur. « Les palais de justice étaient autrefois des édifi ces généralement sombres et pas très conviviaux », dit Pierre Morel. « Aujourd’hui par contre, les espaces ouverts ont la cote et c’est pourquoi nous avons voulu qu’il y ait plus de lumière naturelle dans le bâtiment. Nous avons aussi utilisé le verre pour que les gens puissent avoir une vue sur l’extérieur. » Le projet de 16,8 millions $ réalisé pour le compte du ministère de la Justice du Québec a commencé à l’été 2001 et s’est terminé à l’hiver 2003. On a d’abord construit l’agrandissement, puis on a rénové le bâtiment existant pour ne pas interrompre les activités du palais de justice. Le palais de justice manquait d’espace pour accomplir toutes ses activités. Classique et contemporain L’agrandissement l’a doté de nouvelles salles d’audience, de cabinets des juges et d’un grand espace de rangement des archives judiciaires. La rénovation du bâtiment original de 4 170 mètres carrés a quant à elle fourni de nouveaux espaces à bureaux pour les avocats et les services administratifs des tribunaux, en plus de doter les installations d’équipements électroniques de pointe, comme les systèmes de vidéoconférence. Les architectes ont conservé l’entrée principale d’origine qui est maintenant utilisée par les avocats et les juges et qui sert lors de cérémonies spéciales. Le public accède au bâtiment par une nouvelle entrée latérale, ornée d’une marquise en cuivre. De là, les gens traversent un atrium éclairé et se dirigent vers un croisement harmonieux entre l’ancien et le nouveau. De l’extérieur, un mur-rideau entre le bâtiment original et l’agrandissement donne l’impression que les bâtiments sont séparés – illustrant ce que Pierre Morel qualifi e « d’intégration du classique au contemporain » dans un même environnement. ■ THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA ■ 31 www.raic.org/2010



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