Architecture Canada n°7 2nd semestre 2009
Architecture Canada n°7 2nd semestre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de 2nd semestre 2009

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Naylor Canada

  • Format : (213 x 276) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : des architectes donnent de la vie au design des soins de santé.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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www.raic.org/2009 Design des soins de santé Un design contemporain en soins de santé sur la côte Est Par exemple, à l’Est, l’Hôpital régional de Colchester à Truro en Nouvelle-Écosse – planifi é pour être terminé à l’été 2010 – sera connecté à, et orienté vers, une cour centrale, qui sera en retour liée à une série de jardins et de plus petites cours intérieures. L’hôpital de 124 lits et ses accentuations naturelles seront situés sur un terrain incliné de 33 acres, (13.35 hectares) qui contemple un luxurieux paysage de Nouvelle-Écosse. L’hôpital de 155 millions de dollars, conçu par WHW Architects Inc. et dont le bureau est basé à Halifax, en association avec Farrow Partnership, a aussi révisé son plan directeur afi n de maximiser le modeste budget provincial alloué aux soins de santé. Au lieu d’empiler l’unité d’hospitalisation au-dessus des salles de diagnostique, l’équipe architecturale a créé trois bâtiments séparés, mais interconnectés, disposés en arc, comme « un collier de perle », selon les mots de M. Farrow. Il y a un bâtiment pour les soins ambulatoires et les services externes. Un autre édifice est dédié aux services de diagnostique et de traitement et inclut l’unité de soins intensifs et des salles d’opération. Dû à ses exigences médicales complexes, ce bâtiment nécessite plus de technologie afi n d’adresser des aspects tels que la circulation 30 ■ THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA de l’air et le contrôle des infections. Le troisième bâtiment, plus éloigné de l’entrée, abrite l’unité d’hospitalisation. Des jardins remplissent l’espace entre chacun des bâtiments. En évitant la configuration d’un seul bâtiment à plusieurs étages, on élimine l’impact des colonnes structurales nonalignées entre les différents planchers, selon la description du projet de l’hôpital de 346 800 pi.ca. (32 218 m²). Cela simplifi e aussi l’équipement mécanique et électrique de chaque bâtiment-type, réduisant ainsi les exigences du Code et les coûts subséquents associés avec chaque bâtiment. De plus, un plan directeur non-superposé permet un
FOURNI PAR WHW ARCHITECTS EN ASSOCIATION AVEC FARROW PARTNERSHIP ARCHITECTS calendrier de construction plus court (qui, pour ce projet, a commencé en juin 2006), étant donné que chaque bloc peut être construit simultanément. Par contraste, dans un plan superposé typique, la construction des étages supérieurs est obligatoirement assujettie à la fi nition séquentielle des étages situés plus bas, allongeant par conséquent la durée de la construction. Une fois ouvert l’an prochain, l’hôpital fournira les services de chirurgie, de santé mentale, de soins intensifs, de maternité, les services de diagnostique et de traitement, ainsi que les services de soins d’urgence et ambulatoires. Mais il apportera aussi à ses occupants de petites attentions deux été inclus dans le top 100 des projets d’infrastructure de 2009, du magazine « ReNew Canada ».) À Credit Valley, on continuera de retrouver les connexions à la nature et aux éléments naturels qui refl ètent le design contemporain des soins de santé. C’est une approche qui prête par ailleurs l’oreille aux symboles culturels et aux traditions historiques « enracinés dans notre ADN », ajoute M. Farrow. Considérons la structure de bois s’apparentant à un arbre de Credit Valley. Fait du même matériel que la croix du Christianisme, on peut y voir qu’elle se tend vers les Cieux. Ou encore, elle peut L’Hôpital régional de Colchester à Truro en Nouvelle-Écosse sera connecté à, et orienté vers, une cour centrale, qui sera en retour liée à une série de jardins et de plus petites cours intérieures. supplémentaires afin de rendre leur séjour plus agréable. À titre d’exemple, une infirmière passe environs 30% de son temps en marchant lors de son quart de travail. Les corridors de Colchester seront donc plus courts afi n de permettre au personnel infirmier de passer plus de temps avec les patients. « Jumelé avec l’expression qui dit que ‘ce n’est pas la distance parcourue, mais l’environnement traversé’, les corridors auront un côté vitré qui fera face à la verdure », explique M. Farrow. L’essentiel tourne autour de « donner de la vie aux hôpitaux » et de « créer une connexion émotionnelle avec un environnement thérapeutique », et c’est une approche que Farrow Partnership continue de suivre dans le projet d’agrandissement et de redéveloppement de 162.8 millions de dollars de l’Hôpital Credit Valley, projet qui devrait être terminé au printemps 2011. Le résultat inclura 270 000 pi. ca. (25 083 m²) de nouvelle construction et 70 000 pi.ca. (6 503 m²) d’espace rénové, ce qui permettra une quantité accrue de lits, de salles d’accouchement et une superficie agrandie pour le traitement contre le cancer, les soins néonataux et les services de laboratoire. (Cette seconde phase et la construction de l’Hôpital régional de Colchester ont tous L’Hôpital régional de Colchester à Truro en Nouvelle-Écosse. représenter l’arbre sous lequel Hippocrate, considéré comme le père de la médecine, s’assoyait pour enseigner à ses étudiants, il y a près de 2 500 ans. « Nous devons créer des espaces qui sont plus que des environnements thérapeutiques et rassurants, mais stimulants et énergisants », complète M. Farrow. Comme l’a dit le Prince Charles, champion de l’excellence en architecture et porteétendard d’un meilleur design hospitalier, les soins de santé ont besoin « de veiller tout autant à l’âme et l’esprit qu’au corps ». Dans le livre de M. Farrow, « Humanism and the art of Healing Beyond FormFollows Function in Health Care Architecture », parut en 2001, il retrace l’évolution des hôpitaux jusqu’aux Grecs anciens qui reliaient ensemble l’esprit, le corps et la pensée dans l’approche à la guérison. Le Christianisme, en particulier à travers l’Église Catholique, a influencé l’apparence des hôpitaux avec l’apparition des plans cruciformes durant la Renaissance. Chaque section avait une cour intérieure que les patients pouvaient apercevoir à travers des fenêtres. Plusieurs siècles plus tard, l’infirmière innovatrice Florence Nightingale améliora l’idée en promouvant l’importance de la lumière naturelle et d’une ventilation adéquate pour les patients convalescents des hôpitaux anglais. Design des soins de santé Mais lorsque la médecine et la technologie se sont rencontrées, à travers des vastes systèmes de ventilation qui permirent la construction d’hôpitaux de plusieurs étages, plus d’attention était portée au traitement des maux qu’au bien-être des personnes souffrant de ceux-ci. Puis, graduellement, l’attention s’est déplacée vers les hôpitaux euxmêmes, suivant la tendance postmoderne. Ils sont devenus des mégastructures ressemblant à des hôtels, avec de larges couloirs s’apparentant à ceux des galeries commerciales. Le design du « Hospital for Sick Children » de Toronto, par Eb Zeidler, FRAIC, est l’un des exemples de cette façon de faire. De nos jours, l’idée est de concevoir des hôpitaux qui se concentrent sur les gens et qui reflètent leur communauté et leur histoire – « entourés de parcs et non de stationnements », ajoute M. Farrow, qui adhère au principe du « banc à trois pattes » lorsqu’il s’agit de concevoir des installations hospitalières. L’assise représente les objectifs du projet. Chacune des trois pattes constitue l’une des principales problématiques qui doivent être travaillées : la fonction (les liens entre les différents départements, l’effi cacité du flux de travail) ; la qualité (la permanence et la durabilité de la construction) ; et l’impact sur les gens qui y travaillent, s’y rétablissent ou le visitent. Centre de réhabilitation à Montréal « désinstitutionnalisé » Et c’est bien l’impact qui est l’intention derrière le projet de rénovation du Centre de réhabilitation Constance-Lethbridge, commencé en 2001 à Montréal, par les architectes Corriveau et Girard, eux-aussi basés à Montréal. Le but est d’établir un environnement « désinstitutionnalisé » dans le centre de soins externes, explique Sylvie Girard, MIRAC, associée chez Corriveau et Girard et qui a dirigé l’équipe de design. « Étant donné que plusieurs des clients du centre ont diverses capacités de mobilité physique et de compréhension spatiale, l’accent est mis afi n de faciliter l’orientation, la perception et la fluidité du mouvement à l’intérieur de l’établissement, du moment de l’arrivée jusqu’à la fi n de la visite », dit-elle. THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA ■ 31 www.raic.org/2009



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