Architecture Canada n°7 2nd semestre 2009
Architecture Canada n°7 2nd semestre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de 2nd semestre 2009

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Naylor Canada

  • Format : (213 x 276) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : des architectes donnent de la vie au design des soins de santé.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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www.raic.org/2009 Design des soins de santé Des architectes donnent de la vie au design des soins de santé Par Christopher Guly Le design comme outil d’apprentissage à l’Université du Manitoba Au printemps dernier, la faculté de médecine de l’Université du Manitoba et l’Autorité régionale de la santé de Winnipeg ont inauguré un complexe d’apprentissage et de simulation clinique multidisciplinaire. Le centre de 4.6 millions de dollars et de 11 500 pi.ca. (1 070 m²) est un raccordement au rez-de-chaussée du Centre Brodie du Centre des sciences de la santé de Winnipeg, le campus médical le plus important de l’Université du Manitoba. Des simulations d’apprentissage réalistes aux scénarios plausibles, sur des mannequins robotisés imitant le corps humain ou sur des gens posant pour des patients, le tout supporté par une technologie d’avant-garde, contribueront grandement au développement des habiletés et des techniques des étudiants tout comme des praticiens en médecine, en réadaptation, en pharmacologie, soins infirmiers et urgentologie. C’est un espace infusé par les sciences – et l’art, grâce à la vision de Friesen Tokar Architects + Landscape + Interior Designers de Winnipeg. Le design de l’installation emprunte plusieurs éléments au théâtre. Il y a une « scène » et une « arrière-scène », sans toutefois posséder les sièges pour y asseoir le public et tout en ressemblant plus à un véritable hôpital qu’à un lieu dédié de l’art lyrique, selon Jerald Peters, MRAIC, associé principal de la firme d’architecture. On retrouve un corridor central principal qui sépare d’un côté : un bloc opératoire, une salle d’urgence et plusieurs autres salles de procédures médicales ; et de l’autre : 12 salles polyvalentes d’examen, ayant des miroirs sans teint et équipées de lecteurs de pression artérielle, d’otoscopes, thermomètres, colonnes de gaz médicaux, moniteurs de pouls et chariots intraveineux suspendus au mur. Seuls les étudiants en médecine en examen pratique ou les professionnels en formation utilisent le corridor principal. Le personnel technique et les acteurs utilisent un corridor séparé qui encercle l’aire centrale, à la manière d’un aréna. « Les personnes jouant les patients ont accès à des salles d’attente dans l’espace d’arrière-scène où ils reçoivent leurs instructions et d’où ils accèdent ensuite aux salles cliniques dans la « peau de leur personnage », explique M. Peters, qui ajoute que l’idée est venue d’une installation similaire à la clinique Mayo de Rochester, Minnesota. L’un des plus grands défi s durant les deux ans de sa conception fut de reproduire comme il le fallait les « décors ». Des équipements d’enregistrement audio et vidéo devaient être installés, en même temps que les mannequins informatisés de simulation, connu sous le nom de SimMans. Les étudiants pratiquent les diagnostiques médicaux et leurs traitements sur cinq de ces patients robotisés et anatomiquement corrects qui représentent deux adultes, une mère donnant naissance, un nourrisson et un enfant. Ils peuvent respirer, ils ont un pouls et des réfl exes – et quelques-uns savent même parler. Ils sont par ailleurs équipés d’une technologie permettant de simuler l’intégration du toucher avec des réponses visuelles et auditives afi n de mimer l’apparence et la sensation de procédures médicales et de chirurgies réelles. Les étudiants en médecine reçoivent une formation pratique et sont testés sur ce qu’ils 26 ■ THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA apprennent. Les instructeurs et techniciens, cachés depuis « l’arrière-scène », peuvent manipuler les situations. Quatre des salles sont équipées avec des têtes de lit robotisées et des aires d’observation surélevées qui permettent aux professeurs de planifier différents scénarios et traumas, comme par exemple une panne d’électricité au milieu d’une procédure, ou un code bleu, pour imaginer un patient ayant besoin de réanimation après un arrêt cardiaque. Complexes installations, certes, et c’est pourquoi l’Université du Manitoba a engagé EMS, une compagnie de programmes informatiques d’éducation médicale, pour s’assurer que les programmes et les équipements d’enregistrement du système de « Ces caractéristiques naturelles ont des effets mesurables en termes de productivité, bien-être émotionnel et réduction du stress, et les images tirées de la nature ont aussi un effet thérapeutique puissant. » simulation soient bien connectés et puissent fonctionner correctement. « Un autre des défi s majeurs fut que nous avons dû concevoir un endroit qui pourrait accommoder les besoins de chacune des différentes disciplines qui utiliseraient les lieux », raconte M. Peters. Fort heureusement, le Centre Brodie disposait du lieu adéquat pour le projet. En effet, l’étage du rez-de-chaussée possédait déjà un espace de béton, construit pour accueillir une piscine pour les étudiants de médecine, mais jamais terminée. L’endroit fut nivelé, tout en laissant un vide sanitaire permettant d’y faire passer les Un corridor au complexe d’apprentissage et de simulation clinique multidisciplinaire à l’Université du Manitoba. FRIESEN TOKAR ARCHITECTS + LANDSCAPE + INTERIOR DESIGNERS/PHOTO : MONICA NEUFIELD
Design des soins de santé THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA ■ 27 www.raic.org/2009



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