Architecture Canada n°6 1er semestre 2009
Architecture Canada n°6 1er semestre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de 1er semestre 2009

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Naylor Canada

  • Format : (213 x 276) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'Institut royal d'architecture du Canada.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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www.raic.org/2009 PHOTO : MARGARET KENT Écoles durables La route verte de Sheila Penny pour des écoles durables par Christopher Guly Sheila Penny, FRAIC, a encore de nombreuses étapes à franchir avant d’atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé, soit de réduire à zéro l’empreinte carbone laissée par toutes les écoles publiques de Toronto. En tant que cadre dirigeante du Service des immeubles du Conseil scolaire du district de Toronto, l’architecte de 51 ans originaire de Winnipeg est responsable de 650 bâtiments, dont 558 écoles. Son portefeuille immobilier s’élève à 48 millions de pieds carrés (environ 4,5 millions de mètres carrés). Presque la totalité de cet espace, 43 millions de pieds carrés (environ 4 millions de mètres carrés), est utilisée à des fins d’enseignement. Le défi de Sheila Penny est d’assurer la durabilité de toutes ces écoles. Peu après que le gouvernement de l’Ontario ait fusionné sept municipalités pour former la méga municipalité de Toronto en 1998, le Conseil scolaire du district de Toronto a adopté une politique environnementale établissant un lien entre la façon dont les écoles sont administrées et ce que les élèves y apprennent. À l’instar du système de certifi cation LEED , le programme nommé « EcoSchools » (ÉcoÉcoles) a décerné des certifi cations bronze, argent ou or à 264 écoles du plus grand réseau scolaire public du Canada. 1 2 « EcoSchools a deux objectifs principaux concernant les infrastructures : elles doivent conserver l’énergie et minimiser la quantité de déchets », affirme Sheila Penny, à la tête d’environ 3 300 employés. Pour atteindre ces objectifs, chaque école devra réduire de 30 pour cent les déchets qu’elle envoie au site d’enfouissement et diminuer son utilisation de l’électricité et de gaz naturel de 12 pour cent et 7 pour cent respectivement. Déjà, le programme a entraîné des baisses signifi catives de la consommation et des dépenses. Par exemple, la consommation de gaz du conseil scolaire a diminué de 7,8 pour cent et la consommation d’électricité de 5,3 pour cent entre 2002 et 2005, ce qui a généré des économies de l’ordre de 5 millions de dollars. Par la seule promotion du recyclage, une écoécole de niveau secondaire peut épargner 60 000 $ par année, alors qu’une école primaire certifiée peut réduire ses dépenses annuelles de près de 35 000 $ selon Sheila Penny. 38 ■ THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA Elle précise que des gestes très simples permettent de réaliser des économies importantes. Par exemple, il suffi t de mettre en veille les quelque 60 000 ordinateurs du conseil scolaire lorsqu’ils ne sont pas utilisés pour épargner 11 pour cent des coûts d’exploitation du réseau informatique. Cela représente des économies de près de 4 millions de dollars par année. Le conseil scolaire est d’ailleurs à mettre sur pied un autre programme, appelé « Shut Down », préconisant la fermeture complète des appareils informatiques la nuit, les fins de semaine et les jours fériés. D’autres normes de conservation de l’énergie ont été adoptées. Ainsi, quand les locaux ne sont pas utilisés ou qu’il y a suffi samment de lumière naturelle, les lumières doivent être éteintes. De plus, à la fi n de la journée d’école, les fenêtres et les rideaux doivent être fermés. Depuis sa création à Toronto, voilà maintenant une décennie, le programme EcoSchools a été mis en œuvre dans 540 écoles de 26 conseils scolaires et sociétés d’aménagement des quatre coins de l’Ontario, pour favoriser la réduction des déchets, la conservation de l’énergie, le verdissement des cours d’école et l’alphabétisation écologique. Un total de 31 conseils scolaires en sont à diverses étapes de la mise en œuvre du programme EcoSchools.
« D’un point de vue pédagogique, EcoSchools consolide le leadership et valorise le travail d’équipe, en plus d’offrir aux jeunes des programmes éducatifs qui les aident à comprendre comment conserver l’énergie, comment réduire les déchets, comment être écologiquement responsables », affirme Sheila Penny. Les écoles reçoivent également le soutien du Conseil scolaire du district de Toronto dans le but de créer un environnement « sain, sécuritaire et humain ». À titre d’exemple, un groupe de designers a collaboré avec les établissements scolaires afi n d’aménager des jardins et de verdir les cours d’école. La stratégie pour la durabilité déployée par le conseil scolaire ne se limite cependant pas au programme EcoSchools. En effet, le Service des immeubles du Conseil scolaire du district de Toronto élabore actuellement un plan d’énergie renouvelable pour ses 650 bâtiments. Des projets pilotes sont en cours pour évaluer la possibilité d’utiliser d’autres formes d’énergie, comme le solaire ou la géothermie. La vision à long terme de Sheila Penny est d’établir un réseau de distribution d’énergie renouvelable à travers l’ensemble du réseau scolaire public de Toronto. Puisque la technologie actuelle ne permet pas de soutenir un tel réseau, elle entend suivre de près l’évolution du secteur de l’énergie, tous les six à neuf mois, en quête d’une percée technologique capable de soutenir un réseau de distribution d’énergie autosuffi sant, dans la ville entière. Sheila Penny est également favorable à la construction ou à la modernisation des écoles publiques de Toronto, selon les principes de la durabilité. Environ 95 pour cent des écoles du Conseil scolaire du district de Toronto ont plus Écoles durables 3 4 5 de 20 ans, alors que 37 pour cent d’entre elles ont été érigées il y a plus d’un demi-siècle. « Si nous voulons rendre nos écoles conformes aux normes des codes actuels et moderniser nos bâtiments pour les adapter aux programmes scolaires axés sur la technologie, nous devrons investir 6 milliards $ au cours des 10 à 15 prochaines années », explique Sheila Penny. « Par ailleurs, il est aussi important que nos écoles soient attrayantes pour les étudiants. Des murs dont la peinture s’écaille et des corridors sombres n’envoient pas un message très positif à nos jeunes. » Avant de s’engager concrètement dans des travaux de construction et de rénovation, elle souhaite toutefois qu’un changement des comportements s’opère. « Nous démontrons aux écoles qu’en posant des gestes concrets pour la conservation et la durabilité de l’environnement, elles peuvent réduire leur bilan carbone. Lorsque nous rénovons des écoles existantes et que nous en construisons de nouvelles, nous visons l’objectif ultime de les rendre neutres en carbone et d’en faire des producteurs nets d’énergie renouvelable. » De nouvelles écoles ont d’ores et déjà pris cette direction, et entendent favoriser l’apprentissage par leur caractère durable et leurs performances élevées. À ce jour, une école du Conseil scolaire du district de Toronto, la première au Canada, a reçu la certifi cation du système LEED Canada. Il s’agit de l’école primaire ThomasL. Wells, de Scarborough, qui a obtenu la certifi cation LEED Argent en septembre 2006. La même année, elle était le seul récipiendaire canadien d’un Honor Award for Achitecture, décerné par l’American Institute of Architects. Une autre école de la région de Toronto, Brookside (également située à Scarborough) a entrepris le processus de certifi cation LEED Canada et vise le niveau Or. Le tout nouveau North Toronto Collegiate Institute, un projet s’élevant à 50 millions $, vise aussi la certifi - cation LEED Or. L’ouverture de ce bâtiment, considéré comme l’école la plus écologique jamais construite à Toronto, est prévue en septembre 2010. Tout ce souci de l’environnement dont fait montre le Conseil scolaire du district de Toronto est un concept que Sheila Penny a appris lors de ses études à l’École d’architecture de l’Université du Manitoba, où elle a obtenu une maîtrise en 1981. (Elle détient également un baccalauréat en études environnementales de l’Université du Manitoba.) « Dans le programme d’architecture, on nous enseignait à tenir compte du soleil, du climat et des vents dominants afi n de déterminer l’emplacement adéquat d’un bâtiment. Voilà des facteurs qui paraissent bien évidents, pourtant, il semble bien que nombre de concepteurs les aient oubliés pendant un certain temps. » Sheila Penny a eu l’occasion d’appliquer sa philosophie écologique dans les années 80, alors qu’elle travaillait chez Moriyama & Toshima, un cabinet d’architectes torontois réputé pour créer des environnements en harmonie avec la nature. 1 Sheila Penny | 2 École primaire ThomasL. Wells – cour de la bibliothèqye en après-midi | 3 École primaire ThomasL. Wells – cour de la bibliothèqye en soirée | 4 École primaire ThomasL. Wells – bibliothèque | 5 École primaire ThomasL. Wells – image composé THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA ■ 39 BAIRD SAMPSON NEUERT ARCHITECTS | PHOTOS : TOM ARBAN www.raic.org/2009



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