Architecture Canada n°5 2nd semestre 2008
Architecture Canada n°5 2nd semestre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de 2nd semestre 2008

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Naylor Canada

  • Format : (213 x 276) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : les bâtiments à haute performance atteignent de nouveaux sommets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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www.raic.org/2008 Les bâtiments à haute performance artifi ciel et tous les postes de travail sont à moins de cinq mètres d’une fenêtre ouvrante. En outre, la porte intérieure donnant sur le long vestibule qui traverse le bâtiment ne peut être ouverte avant que la porte extérieure ne soit fermée, ce qui empêche l’air extérieur de s’engouffrer dans le bâtiment. Une pompe géothermique eau-eau assure le chauffage et le refroidissement par rayonnement à partir de la dalle de béton du plancher ; le garage est chauffé à l’aide d’aérothermes radiants à gaz et il est refroidi principalement par des ventiloconvecteurs à eau réfrigérée. La ventilation du bâtiment est assurée de manière fort novatrice. Deux ventilateurs récupérateurs de chaleur approvisionnent le bâtiment en air extérieur au moyen d’un système de ventilation par déplacement d’air à faible vélocité. L’air neuf est tempéré par la chaleur récupérée de l’air d’extraction, le processus de compostage et l’échangeur de chaleur. Avant de pénétrer dans le bâtiment, l’air est préchauffé en hiver et refroidi en été. « Le système de ventilation distribue de l’air frais au niveau du plancher, où sont les gens, plutôt qu’au-dessus de leur tête, comme le font les systèmes conventionnels. Le confort est plus TRCA : Le bâtiment tire parti de son orientation et de son environnement naturel pour réduire sa dépendance envers les systèmes mécaniques. grand et les occupants de sont pas exposés à des courants d’air », explique Santiago Künzle. L’espace à bureaux de double hauteur permet aussi la stratifi cation de l’air chaud au plafond. La plupart des conduites sont intégrées aux dalles sur le sol et à l’isolant. Un système photovoltaïque produit une partie de l’électricité et le reste est acheté sur une période de deux ans, auprès d’un fournisseur d’énergie renouvelable, Bullfrog Power Inc. Par ailleurs, un système d’automatisation du bâtiment sur le Web fait le suivi de tous les systèmes essentiels et mesure les conditions climatiques extérieures en temps réel. Il intègre le contrôle de la chaleur, du refroidissement et de la ventilation et mesure et inscrit les données relatives à la performance du bâtiment, y compris les 34 ■ THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA températures et le niveau d’humidité, les taux de ventilation, la qualité de l’air intérieur et la consommation d’eau et d’électricité. Le projet, qui a commencé en avril 2006, prévoit aussi le contrôle de la poussière d’une manière assez simple : il y a deux espaces à bureaux distincts. L’un est destiné aux employés qui travaillent à l’intérieur et l’autre à ceux qui travaillent à l’extérieur ou dans les serres et ne veulent pas transporter de saletés dans le reste du bâtiment. Toutes ces mesures, auxquelles s’ajoutent les détecteurs de présence et les détecteurs à cellule photoélectrique, qui réduisent l’utilisation de l’éclairage artifi ciel, permettent au Centre des services de restauration de réaliser des économies de 66 pour cent sur les coûts énergétiques totaux. ARCHITECTE : MONTGOMERY SISAM ARCHITECTS INC./PHOTO : TOM ARBAN PHOTOGRAPHY
D’autre part, le Centre consomme 20 pour cent du gaz naturel, 70 pour cent de l’électricité et 20 pour cent de l’eau potable d’un bâtiment semblable construit de manière conventionnelle. La réduction de la consommation d’eau potable est due à l’utilisation des toilettes à compostage, des urinoirs sans eau et des robinets et pommes de douche à très faible débit. « Le bâtiment atteint ces performances et cette effi cacité remarquable sans recourir à une technologie très avancée », souligne l’architecte Künzle. Les urinoirs et les toilettes fonctionnent de manière à maintenir une pression négative et à empêcher l’échappement des odeurs, ce qui facilite la récupération de la chaleur générée par le compostage. L’eau qui n’est pas destinée à la consommation humaine provient de quatre étangs environnants alimentés par les eaux de ruissellement, ce qui élimine le besoin d’installer des collecteurs pluviaux et un réservoir de stockage, tout en contribuant à la création d’un habitat naturel pour les oiseaux. L’eau de ces étangs servira aussi à la future serre qui soutiendra un programme de propagation de plantes aquatiques. Total Performance, ZERO IMPACT. (L’équipe aurait aimé relier une conduite maîtresse de l’un des étangs à une borne-fontaine, située à 400 mètres, mais le service d’incendie n’a pas accepté et a demandé que la conduite maîtresse soit plutôt reliée au réseau de la ville.) Grâce à sa fosse septique qui recueille les eaux grises, le projet n’a pas besoin d’égouts sanitaires. Sur le plan de la conservation de l’eau, le Centre des services de restauration réduira la consommation de 600 pour cent – une économie aussi importante que celle qu’il réalise sur sa consommation de gaz naturel. La conception du bâtiment laisse place à une future expansion. Des mesures ont été prises pour diriger l’air à travers la marquise en treillis de manière à chauffer une serre et à approvisionner en dioxyde de carbone le programme de propagation des plantes aquatiques. Des vignes, qui poussent le long du treillis, fourniront un « mur vert » qui aura comme avantage additionnel d’être visuellement attirant pour les occupants du bâtiment. La mezzanine du deuxième étage peut quant à elle être aménagée pour y ajouter des espaces à bureaux. Les bâtiments à haute performance Plus de 90 pour cent des déchets de construction ont été détournés des sites d’enfouissement. En outre, plus de 20 pour cent des matériaux (pourcentage établi à partir du coût total des matériaux) proviennent de la région – notamment du béton, des isolants, de la roche et des articles d’aménagement paysager – et plus de 15 pour cent proviennent de sources recyclées, notamment du béton, de la roche, de l’acier, des isolants, des carreaux de plafond, du tapis, du bois composite et des plaques de plâtre. Plutôt que de paver le stationnement, on l’a revêtu de morceaux de béton concassé d’un demi-pouce de diamètre. « Ainsi, la surface n’absorbe pas la chaleur et les eaux sont fi ltrées naturellement par le sol », explique Künzle. De la brique recyclée provenant d’une maison centenaire du centre-ville de Toronto a été utilisée à l’entrée principale pour lui apporter un caractère distinctif. Ces trois bâtiments avant-gardistes et très éconergétiques sont l’illustration d’une architecture qui allie esthétisme et fonctionnalité, tout en se souciant de protéger l’environnement et de faire réaliser des économies aux contribuables. ■ THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA ■ 35 350861_Interface.indd 1 10/5/07 9:35:18 AM www.raic.org/2008



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