Architecture Canada n°14 1er semestre 2013
Architecture Canada n°14 1er semestre 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de 1er semestre 2013

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Naylor Canada

  • Format : (213 x 276) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,1 Mo

  • Dans ce numéro : architecture des établissements de justice, reflet des collectivités locales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Conjuguer patrimoine et durabilité Un palais de justice qui intègre des espaces à caractère autochtone ouvrira ses portes l’an prochain à Thunder Bay Par Christopher Guly www.raic.org/2013 Architecte : Adamson Associates Architects Images : NormLi Architectural Graphics + Illustrations Les notions de durabilité de l’environnement et de préservation du patrimoine autochtone se rejoignent dans ce palais de justice unique en son genre qui ouvrira ses portes en septembre prochain au centreville de Thunder Bay. Construit dans le but d’obtenir la certifi cation de niveau argent du programme Leadership in Energy and Environmental Design (LEED), le palais de justice polyvalent de Thunder Bay est construit au coût de 247,7 millions $ et occupe une superfi cie de 23 318 mètres carrés sur le territoire ancestral de la Première nation de Fort William. L’édifi ce regroupera la Cour de justice de l’Ontario et la Cour supérieure de justice dans un lieu particulier qui refl ète la culture autochtone du nord-ouest de l’Ontario. Le palais de justice de six étages est actuellement à l’étape de la construction. Il comprendra quatre salles d’audience et de règlement, dont la première salle à caractère autochtone de l’Ontario, conçue pour 14 ■ ARCHITECTURE CANADA
Conjuguer patrimoine et durabilité exprimer les traditions de la culture autochtone en matière de justice réparatrice et de ressourcement. Cette salle favorisera la participation signifi cative des peuples autochtones dans le processus judiciaire. Les concepteurs ont accordé une grande importance à l’accès universel et ont prévu 15 salles d’audience, des barres des témoins et des bancs des jurés à accès sans obstacle, de même que des systèmes d’aide auditive à l’infrarouge et une signalisation en Braille. De plus, la plupart des salles d’audience offrent l’interprétation simultanée et une salle des jurés est même équipée en permanence d’un dispositif d’interprétation simultanée. « Le bâtiment est en phase avec son environnement extérieur, comme en font foi l’emplacement des grandes fenêtres donnant sur le jardin extérieur et la disposition des espaces intérieurs qui permet de profi ter le plus longtemps possible de la lumière naturelle pendant toute la journée, surtout dans la salle d’audience et de règlement autochtone de forme arrondie dotée de fenêtres hautes », explique Wei Chiao, MRAIC, qui a agi comme architecte en chef pour le ministère du Procureur général. Claudina Sula, MRAIC, associée de la firme Adamson Associates Architects de Toronto et architecte responsable du projet ajoute que tous les espaces intérieurs, particulièrement ceux de la zone des bureaux administratifs sont disposés de manière à faciliter l’orientation dans le bâtiment et à limiter la signalisation pour profi ter au maximum de la lumière naturelle et des vues sur les paysages environnants. Pour accentuer l’importance de la symbolique du cercle dans la culture autochtone, la salle d’audience et de règlement autochtone est ronde, en harmonie avec les points cardinaux, et l’entrée principale donne sur l’est. Les espaces qui l’entourent sont reliés entre eux et rattachés à une grande zone accessible au public que la communauté pourra utiliser à diverses fins en dehors des heures d’activités du palais de justice. On pourra par exemple y tenir des cérémonies – une autre première pour un palais de justice en Ontario. « Nous avons voulu inculquer l’idée que le palais de justice n’est pas obligatoirement un lieu d’adversité, de traumatisme et de punition, mais qu’il peut offrir aux gens certaines expériences agréables », a ajouté Wei Chiao. « La conception de la salle d’audience et de règlement autochtone vise aussi à imprégner du respect commun à toutes les cultures un lieu laïque dans lequel une personne comme moi, d’origine chinoise, se sentirait bien à l’aise. » Le projet est « extrêmement complexe ». Seize entreprises de construction et de professionnels y participent sous la direction du promoteur Plenary Justice Thunder Bay LP, dans le cadre d’une entente de conception-construction-fi nancement-entretien de 30 ans avec la province tout en répondant aux exigences du ministère du Procureur général. « Les palais de justice sont particuliers du fait qu’ils sont compliqués à concevoir et à construire, mais aussi du fait qu’ils doivent être des infrastructures publiques distinctives et assurer une présence importante dans les communautés au sein desquelles ils sont construits », souligne Claudina Sula. La participation des Autochtones au projet a été bénéfi que. Le gouvernement ontarien a procédé à une étude de planifi cation en 2007 pour déterminer les besoins en matière de justice à Thunder Bay et dans les environs. L’année suivante, Wei Chiao a visité plusieurs communautés autochtones pour s’entretenir avec des aînés et des chefs et solliciter leurs idées initiales pour le palais de justice polyvalent dans le contexte de leurs traditions. suite à la page 16 www.raic.org/2013 ARCHITECTURE CANADA ■ 15



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