Architecture Canada n°12 1er semestre 2012
Architecture Canada n°12 1er semestre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de 1er semestre 2012

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Naylor Canada

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : sensibiliser la nouvelle génération au Défi 2030.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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www.raic.org / 2011 Editorial Calculating the real payback time By Graham Murfitt, MRAIC Architecture Canada I RAIC, 2030 Coordinator Hundreds, if not thousands, of important fi nancial decisions are made during the evolution of a building design – most for reasons other than return on investment and simple payback calculations. Building design features that prevent accidents and save lives, do not normally require an investment analysis. Likewise, investments undertaken for comfort, convenience or pleasure are not necessarily subject to rigorous fi nancial modeling and payback analysis. Design and construction initiatives undertaken to increase real estate values are examined with another set of fi nancial guidelines and lenses. High quality materials are installed in a building because they increase durability and reduce life-cycle maintenance costs. Many building design decisions (such as stone or masonry cladding, slate roofi ng, marble fl ooring) are made to increase the value of the property. Investments in building envelope and energy systems however are singled out for fi nancial payback analysis. The usual test for determining insulation levels, the quality of glazing or heat recovery equipment is to assess the period of time required to return the capital investment in energy savings. People buy cars, boats, clothing, marble bathrooms and all manner of products without ever considering how many years it will take for the investment to justify the additional cost. So why do proposed energy conservation measures in buildings need to pass a return on investment test? The positive infl uence of Greenwashing has been to dramatically increase both interest and knowledge about sustainability in the design and construction industry; people across the board are making progress in reducing the over-consumption of resources. The real estate market now assigns value to a building’s energy performance. Rising fuel and energy costs combined with environmental concerns or uncertainty are stimulating greater value to conservation and energy effi ciency. The negative side of Greenwashing has been to promote the illusion that energy effi cient buildings cost very little extra to construct, and that additional investments may be recovered via energy savings within a fi ve-to-10-year payback period. A well-planned building that reduces typical energy consumption by 50 per cent is probably the limit to this “more for less” utopia. Buildings that consume 60 or 70 per cent less energy than prescribed by the National Energy Code of Canada for Buildings invariably cost more money, and many of the energy conservation measures in such high-performance buildings may never recover their initial investment. Return-on-investment analysis is secondary to the real value of energy effi cient buildings. The proof is that comfortable, healthy and sometimes beautiful high-performance buildings are cropping up across Canada. 10 ■ ARCHITECTURE CANADA Net zero energy projects are being built because of their high market value, in addition to the money they save in operation costs. Dozens of Canadian architects, engineers, contractors and owners are teaming up to create buildings that exceed the objectives of Architecture 2030 and the 2030 Challenge, which is currently 60 per cent better energy performance than the NECB. Enthusiasm for planning net-zero energy buildings is further encouraged by the anticipation of steeply rising energy costs. High-energy performance buildings are the choice of clients who recognize the long- and short-term value of conservation, who appreciate that such buildings will retain their value for the future and who are serious about reducing the global effects of carbon emissions. These clients are aiming for buildings that consume 80, 90 and even 100 per cent less energy than the NECB. By many standards, these are the issues that defi ne good architecture. “Firmitatis utilitatis venustatis” — strength, utility and beauty — commodity, fi rmness and delight. These three “Vitruvian” words have described the essential qualities of buildings and architecture for 2,000 years. Somehow we manage to continue to slide on and off the wagon when it comes to utilitatis. It is time to redefi ne and invigorate Greenwashing as the sheen that comes with transforming a building into a sustainable, net-zero energy living or working environment. ■
Calculer la période de récupération réelle Par Graham Murfitt, MRAIC Architecture Canada I IRAC, Coordonnateur du Défi 2030 Des centaines, voire des milliers de décisions fi nancières importantes sont prises pendant les différentes étapes de la conception d’un bâtiment – la plupart pour des raisons autres que le rendement du capital investi et le calcul de la période de récupération simple. Les éléments conceptuels qui préviennent des accidents et qui sauvent des vies ne font généralement pas l’objet d’une analyse de l’investissement. Dans la même veine, les investissements qui visent le confort, la commodité ou le plaisir de font pas nécessairement l’objet d’un modèle fi nancier rigoureux et d’une analyse de la période de récupération. Les projets de conception et de construction entrepris pour augmenter la valeur immobilière sont toutefois examinés sous un autre œil et selon d’autres directives fi nancières. Ainsi, on installe des matériaux de grande qualité parce qu’ils augmentent la durabilité et réduisent les coûts d’entretien sur le cycle de vie. Bien des décisions prises à l’étape de la conception (comme le choix du revêtement en pierre ou en maçonnerie, de la couverture en ardoises et des planchers en marbre) sont prises pour augmenter la valeur de la propriété. Les investissements dans l’enveloppe du bâtiment et les systèmes énergétiques font toutefois l’objet d’analyses fi nancières distinctes sur le rendement du capital. Les tests usuels pour déterminer les niveaux d’isolation, la qualité du vitrage ou l’équipement de récupération de la chaleur visent à évaluer la période de temps nécessaire pour recouvrer l’investissement en capital par les économies d’énergie. Les gens achètent des voitures, des bateaux, des vêtements, des salles de bains en marbre et toutes sortes de produits sans tenir compte du nombre d’années qu’il faudra pour justifi er le coût additionnel de leur investissement. Pourquoi donc les mesures d’économie d’énergie proposées doivent-elles passer un test sur le rendement du capital investi? L’écoblanchiment a eu comme incidence positive d’augmenter considérablement l’intérêt et les connaissances par rapport à la durabilité dans les secteurs de la conception et de la construction; les gens sont plus sensibilisés à l’écologie et on constate une certaine diminution de la surconsommation des ressources. Le marché immobilier attribue maintenant de la valeur au rendement énergétique d’un bâtiment. La hausse des prix du combustible et de l’énergie, conjuguée aux inquiétudes ou à une incertitude environnementales ont pour effet d’accorder une plus grande importance à l’économie d’énergie et à l’effi cacité énergétique. L’écoblanchiment a par contre eu comme effet négatif de créer l’illusion que les bâtiments éconergétiques coûtent à peine plus cher à construire et que les investissements additionnels peuvent être récupérés en 5 à 10 ans par les économies d’énergie. Or, un bâtiment bien planifi é qui réduit la consommation énergétique typique de 50 pour cent est probablement la limite de ce que l’on peut espérer. Les bâtiments qui consomment 60 ou 70 pour cent moins d’énergie que ce qui est prévu par le Code modèle national de l’énergie pour Éditorial les bâtiments (CMNÉB) coûtent toujours plus cher et le coût de bien des mesures d’économie d’énergie utilisées dans de tels bâtiments à haut rendement ne sera jamais récupéré. L’analyse de la période de récupération de l’investissement est secondaire par rapport à la valeur réelle des bâtiments éconergétiques. La preuve étant que les bâtiments à haut rendement, qui sont confortables et sains tout en étant esthétiques, ont de plus en plus la cote au Canada. On construit des projets à consommation énergétique nette zéro pour leur valeur élevée sur le marché, et aussi parce qu’ils permettent de réaliser des économies sur le plan de l’exploitation du bâtiment. Des dizaines d’architectes, ingénieurs, entrepreneurs et maîtres d’ouvrage canadiens unissent leurs efforts pour créer des bâtiments qui excèdent l’objectif d’Architecture 2030 et du Défi 2030. Cet objectif correspond actuellement à une performance énergétique de 60 pour cent supérieure aux normes du CMNÉB. Comme on prévoit que les coûts de l’énergie continueront de monter en fl èche, l’enthousiasme envers les bâtiments à consommation énergétique nette zéro ne fait qu’augmenter. Les clients des bâtiments très performants reconnaissent la valeur à long terme et à court terme de l’économie d’énergie. Ils sont conscients que ces bâtiments conserveront leur valeur dans le temps et ils sont déterminés à atténuer les effets mondiaux des émissions de carbone. Ces clients visent des bâtiments qui consomment 80, 90, et parfois même 100 pour cent moins d’énergie que des bâtiments semblables construits selon les normes du CMNÉB. À bien des égards, ces questions défi nissent la bonne architecture. « Firmitatis utilitatis venustatis » – solide, utile et belle. Voilà les mots utilisés par Vitruve pour décrire les qualités essentielles des bâtiments et de l’architecture, il y a quelque 2000 ans. Nous avons encore parfois tendance à minimiser l’utilitatis. Il est temps de redéfi nir et de dynamiser la notion d’écoblanchiment, pour qu’elle fasse référence à l’éclat qui découle de la transformation d’un bâtiment en un milieu de vie ou de travail durable, à consommation énergétique nette zéro. ■ ARCHITECTURE CANADA ■ 11 www.raic.org / 2011



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