Architecture Canada n°1 2nd semestre 2006
Architecture Canada n°1 2nd semestre 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de 2nd semestre 2006

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : Naylor Canada

  • Format : (213 x 276) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 8,1 Mo

  • Dans ce numéro : design urbain, les villes de l'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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■ ■ ■ www.raic.org/2006 Design urbain urbain, fait valoir M. Greenberg, qui a collaboré aux aménagements du Harbourfront Centre de la ville. Il maintient toutefois que les villes du Canada font face à d’importants défis. Certes, de nouvelles mesures législatives adoptées par l’Ontario donnent de plus grands pouvoirs à Toronto. Par contre, d’autres villes du pays sont des « créatures » des provinces en vertu de la Constitution canadienne et, à ce titre, n’ont qu’un très faible pouvoir décisionnel. « Au cours des dernières années de compressions budgétaires, partout au pays, les villes ont vu croître leurs responsabilités en matière d’infrastructures, de transport et autres, et n’ont eu que peu de ressources financières pour les assumer. Certaines villes qui furent prospères jusqu’à la fin des années 1970 traversent maintenant des périodes difficiles », dit M. Greenberg, qui a par ailleurs participé à la restauration du Parc du pont Brooklyn à New York, et à celle du secteur riverain de l’East River, dans le bas Manhattan, en plus d’avoir élaboré un plan directeur pour Fort Lauderdale, en Floride. À tous les problèmes auxquels sont confrontées les villes canadiennes, s’ajoutent, selon M. Greenberg, « l’inertie bureaucratique » des autorités municipales ; la législation restreignante (il cite notamment la Loi sur l’aménagement du territoire de l’Ontario qui « restreint sérieusement » la participation des municipalités à l’aménagement de leur territoire) ; et « l’immense intervention des avocats, qui est généralement inutile. » « Plutôt que d’avoir des discussions sur la qualité d’un endroit dans des termes que les gens peuvent comprendre, tout finit souvent par n’être qu’une question de chiffres. » C’est souvent différent aux États-Unis, de dire M. Greenberg, qui agit comme urbaniste intérimaire en chef pour la ville de Boston et conseiller en design urbain pour plusieurs autres villes américaines, y compris Saint Paul, au Minnesota et Hartford, au Connecticut. En comparaison, ses interventions au Canada sont limitées. « On m’invite presque toutes les semaines à participer à des études majeures aux États- Unis, alors que je reçois peu de demandes de ce genre au Canada », souligne-t-il. M. Greenberg dit qu’il est temps que les architectes s’impliquent davantage au Canada et qu’ils prennent à nouveau certaines décisions de planification urbaine qui se perdent actuellement dans la bureaucratie. Le professeur Avi Friedman, MRAIC, de l’Université McGillabonde dans le même sens. « Les architectes ne sont pas consultés lorsque les municipalités et les collectivités prennent d’importantes décisions. Ils ont vraiment peu à dire sur l’apparence des ensembles résidentiels, car les décisions sont prises par les promoteurs. Les architectes n’ont pas voix au chapitre – ils devraient pourtant pouvoir exprimer leurs points de vue », déclare M. Friedman, ajoutant que seulement de 5 à 10 pour cent de tous les logements de masse au Canada sont conçus par des architectes. M. Friedman est d’avis que les architectes canadiens devraient exercer des pressions auprès des divers ordres de gouvernement – et qu’ils devraient peut-être même briguer les suffrages, surtout sur la scène municipale, pour veiller à ce que le design urbain demeure un enjeu prioritaire. Il a déjà observé les changements que les architectes peuvent amener en matière d’aménagement des villes. Directeur du programme d’études supérieures sur les maisons abordables de l’école d’architecture de l’Université McGill, et considéré comme le père de la Maison évolutive (avec Witold Rybczynski) et de la Prochaine maison, M. Friedman a fait œuvre de pionnier dans une initiative pancanadienne qu’il a mise sur pied en 2000, intitulée « collectivités de sens commun », dans le cadre de laquelle les villes l’ont invité à participer à l’aménagement de leurs quartiers. Jusqu’à maintenant, il a travaillé dans plusieurs villes, dont Fredericton, au Nouveau- Brunswick, Cornwall, en Ontario, Medicine Hat 32 THE ROYAL ARCHITECTURAL INSTITUTE OF CANADA/L’INSTITUT ROYAL D’ARCHITECTURE DU CANADA ARCHITECTE : DEMARAIS ET ASSOCIÉS, MONTREAL/PHOTO : AVI FRIEDMAN Seulement de 5 à 10 pour cent de tous les logements de masse au Canada sont conçus par des architectes. et Lethbridge (qui lui a remis un certificat de citoyen honoraire), en Alberta, ainsi que Regina, en Saskatchewan et Winnipeg, au Manitoba. Winnipeg | Un nouveau souffle M. Friedman a collaboré avec l’Université de Winnipeg à un projet visant à convertir des maisons avoisinantes délabrées ou abandonnées en logements pour étudiants – processus au cours duquel un petit secteur peu actif du centre ville a été revitalisé. Selon lui, cet exemple illustre bien le rôle important que peuvent jouer les architectes comme promoteurs du design urbain. « Nous devons toutefois nous faire entendre davantage et vendre nos compétences », d’ajouter l’architecte d’origine israélienne, auteur d’une chronique régulière dans les journaux de CanWest, et qui a publié ses cinquième et sixième ouvrages en 2005, sous les titres de Room for Thought : Rethinking Home and Community Design (Penguin Canada) et Homes Within Reach (John Wiley and Sons). « Nous devons assister aux congrès des municipalités et participer activement aux travaux d’organismes comme la Fédération canadienne des municipalités, pour montrer ce que nous pouvons faire. » Il craint que si leur rôle n’est pas mieux connu et valorisé, les architectes ne soient pas invités à participer à l’effort de protection des villes – surtout celles qui comptent moins de 50 000 habitants – lorsque les détaillants des grandes surfaces et les grands promoteurs cibleront les banlieues et menaceront la survie des centres-villes. « Les détaillants des grandes surfaces paient des impôts et créent de l’emploi, cela ne fait aucun doute. En même temps, ils ont détruit le tissu urbain », déclare M. Friedman. « Si vous marchez dans un de ces magasins, vous y trouvez 30 différents mini magasins – des endroits où vous pouvez faire développer vos photos, faire nettoyer vos vêtements à sec, faire réparer vos chaussures, etc. – qui ensemble, ont tué 30 magasins de la ville. » S’il avait son mot à dire, M. Friedman interdirait aux magasins à grande surface de s’établir dans les limites d’une municipalité, comme l’a fait Burlington, au Vermont.
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