Aquarama n°82 oct/nov/déc 2018
Aquarama n°82 oct/nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°82 de oct/nov/déc 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : FCO Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 88

  • Taille du fichier PDF : 14,3 Mo

  • Dans ce numéro : adooucisseurs d'eau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dans les cuves noires se trouvent l’eau et les fertilisants. Projet Zunurec  : à la rescousse des horticulteurs Les horticulteurs également doivent tenir compte de la réglementation toujours plus stricte sur les eaux usées. Un lourd facteur de coût dans un secteur où les marges sont serrées. Dans le cadre du projet Zunurec, trois organisations recherchent une solution, qui doit se traduire d’ici 2020 par une installation mobile, permettant de réaliser l’épuration de l’effluent et l’extraction des nutriments résiduels, en vue de la réutilisation dans chaque exploitation maraîchère visitée. PAR KOEN VANDEPOPULIERE BPK (Belgische Plantenkwekerij) est spécialisée dans la culture de jeunes pousses à l’usage des exploitations maraîchères. BPK dispose de quelque 200.000 m² de serres avec système de chauffage-éclairage automatisé. Une activité gourmande en eau et nutriments, avec le problème du traitement de l’effluent. Selon Els Berckmoes, chercheuse à la Station d’essai pour le secteur maraîcher (Proefstation voor de Groenteteelt, à Sint-Katelijne-Waver, province d’Anvers), l’effluent provient du rinçage des filtres à sable, des systèmes d’irrigation par flux et reflux, et du drainage. Petra Geldof, ingénieur de projet chez VerhoeveMilieu & Water (Anvers)  : « L’effluent de BPK contient des nutriments résiduels – azote sous forme de nitrate et phosphore sous forme de phosphate, des phytopathogènes, des produits photopharmaceutiques et parfois aussi des traces de zinc et détergent de nettoyage. 28 I AQUARAMA #82 Pour l’instant, l’effluent de BPK est stocké dans une cuve, puis transporté vers un site de traitement. » Un problème générique BPK n’est pas la seule exploitation confrontée à ce problème, sait pertinemment Els Berckmoes  : « D’une manière générale, dans ce secteur d’activité, l’eau d’arrosage est réutilisée. Mais après quelque temps, la qualité de l’eau cesse de répondre aux normes, par exemple, teneur excessive en pathogènes. Si le volume d’eau et la quantité de nutriments inutilisés ont fortement diminué ces dernières années, la plupart du temps l’effluent ne peut pas être rejeté tel quel dans l’égout parce que la fraction de nitrate résiduel dépasse la limite de 50 mg/litre. Par conséquent, les horticulteurs doivent choisir entre l’épandage sur herbe, ou l’épuration. Les entreprises d’horticulture, comme BPK, Els Berckmoes et Petra Geldof. qui utilisent un système d’irrigation par marée, couvrant un très grand nombre d’hectares ont tendance à opter pour l’épuration, compte tenu des quantités d’eaux résiduaires. En théorie, l’épandage dans les prairies serait possible, mais la superficie requise par la réglementation ne permet pas souvent d’envisager cette option. Une autre possibilité est le traitement de l’effluent par une entreprise agréée, c’est la solution actuelle. Toutefois, en raison du coût élevé, la solution préférée va plutôt dans le sens d’une installation d’épuration innovante. » La solution  : Zunurec Trois organisations se sont associées dans le cadre du projet Zunurec (juillet 2018/2020). Selon Petra Geldof  : « Le projet Zunurec (zuivering en nutriënten recuperatie) concerne
un système d’épuration de l’eau et récupération des nutriments, projet financé au titre du programme ‘Vlaanderen Circulair’. Le projet réunit trois partenaires  : BPK, détenteur du problème, Verhoeve, en charge du développement de l’installation, et la Station d’essai pour le secteur maraîcher, qui forme le lien avec le secteur de l’horticulture. » En Belgique et aux Pays-Bas, le projet Zunurec est suivi avec beaucoup d’intérêt, constate Berckmoes  : « La raison, c’est que ni l’un ni l’autre de ces deux pays n’est en conformité avec les normes relatives à la qualité de l’eau, selon la directive européenne ‘water framework’. La Belgique focalise sur la teneur en azote et phosphore dans l’eau de surface et l’eau souterraine. Tandis que les Pays-Bas focalisent sur la stricte réglementation en vigueur depuis 2018 concernant les pesticides dans les effluents. De plus, au titre de cette réglementation, tous les nutriments doivent être éliminés à l’horizon 2027. » Le projet Zunurec vise à répondre à l’ensemble de ces paramètres. Promenade dans la serre Les partenaires du projet souhaitent développer un système pour épurer l’effluent de BPK et extraire les nutriments résiduels, en vue de récupérer l’eau et les nutriments. L’objectif est de réduire autant que possible le volume de l’effluent, qui doit ensuite avoir une qualité suffisante pour le rejet direct dans l’eau de surface. Nous faisons le tour de la serre. « Ce montage d’essai a pour but de déterminer dans quelle mesure nous pouvons cultiver des tomates, L’unité de récupération des nutriments (nru). paprikas et concombres avec les nutriments de récupération », explique Berckmoes. « Par type de culture, nous avons installé quatre tables  : l’une avec un fertilisant liquide standard, qui sert de référence, les autres pour les plantes arrosées avec les nutriments récupérés. » Installation d’essai L’effluent de BPK est conduit vers le montage d’essai à Sint-Katelijne-Waver, jusqu’à quelques mètres des tables de culture. Le traitement est une combinaison de deux techniques générant un flux d’eau et un flux de fertilisants récupérés. La première technique est une oxydation avancée avec de l’ozone, peroxyde d’hydrogène et/ou UV pour éliminer les résidus de pesticides et désinfecter l’eau. La seconde technique est un échange d’ions, par résines, de manière à concentrer les nutriments  : « Ce sont les deux techniques utilisées actuellement dans le projet. Des techniques usuelles ; l’innovation, c’est la combinaison des deux. » Ensuite, nous allons voir l’installation extérieure, à quelques mètres de la serre qui abrite le montage d’essai. Berckmoes  : « L’effluent est mené dans la grande cuve noire. D’abord, il traverse un filtre à sable qui retient les particules en suspension, ensuite passage dans un filtre à charbon actif. L’oxydation avancée a lieu dans le conteneur vert  : traitement aux UV, peroxyde et ozone. Sous la bâche noire se trouve la NRU, unité de récupération des nutriments. L’eau épurée passe ensuite dans un réservoir de stockage. » PROJET L Installation mobile Après son passage dans l’installation, l’eau est propre, c’est toujours çà de fait, se félicite Berckmoes. « Pour rehausser la qualité des fertilisants comme nécessaire, il faudra sans doute davantage de temps. Mais nous sommes d’avis que l’installation sera au point d’ici la date prévue de fin du projet. » Le projet vise à développer une installation mobile que les horticulteurs font venir pour traiter l’effluent stocké dans des réservoirs. Selon Berckmoes  : « Les horticulteurs belges et néerlandais sont disposés à investir dans la technologie d’épuration pour se conformer à la réglementation, mais ils ne souhaitent pas investir dans une technique périmée après deux ans. Ils préfèrent payer pour l’épuration de l’eau et récupération des nutriments, sous forme d’une prestation de service, via une installation mobile, plutôt que d’acheter un équipement stationnaire. » Geldof fait remarquer que la technologie en cours de développement pourrait faire de nombreux heureux, parmi les horticulteurs, mais également dans le secteur des primeurs cultivées sous serre ou en plein air. EEhttp://vlaanderen-circulair.be/nl/doeners-in-vlaanderen/detail/zunurec Dans le conteneur vert  : oxydation avancée (aop ; UV, peroxyde et ozone) pour décomposer les produits phytopharmaceutiques. La cuve noire contient l’effluent, qui traverse d’abord un filtre à sable (bleu), puis un filtre à charbon actif. Ensuite, l’eau passera d’abord par l’aop, ou par l’unité de récupération des nutriments sous la bâche noire. La séquence de passage optimale reste à déterminer – par des essais. AQUARAMA #82 I 29



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