American Legend n°4 déc 14/jan-fév 2015
American Legend n°4 déc 14/jan-fév 2015
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°4 de déc 14/jan-fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Histoire Militaire Éditions

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : éternelle route 66... le mythe américain.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Les armes dans l’Ouest Très en avance sur son époque, le revolver Smith & Wesson N°3 (ici la première version dite American Model en version luxe gravée à crosse ivoire) est le fruit d’une conception brillante associant un mécanisme particulièrement ingénieux et une nouvelle munition innovante à percussion centrale calibre.44. fédéral US accusera même White d’être la cause de retard pris sur le développement des armes modernes en Amérique. L’épopée de la Frontière La demande pour ses revolvers va rapidement décliner à partir de la fin de la Guerre de Sécession, et Smith & Wesson vont désormais se concentrer sur le développement d’armes plus adaptées à leur utilisation dans l’Ouest qui vient de s’ouvrir à la colonisation. En 1870, la société va ainsi introduire sur le marché un nouveau revolver à grosse carcasse, beaucoup plus imposant et chambré dans de plus gros calibres que les petites armes de poche qu’elle a produites jusqu’à cette époque. Ce nouveau design va très vite acquérir la célébrité sous le nom de Smith & Wesson Model 3. Si le bureau d’études travaille à un arme pouvant intéresser les militaires, Wesson sait qu’une arme même parfaite est inutile si sa munition n’est pas au point. Ayant écarté l’idée de la.44 Henry, Smith & Wesson s’orientent alors vers une cartouche métallique à percussion centrale, révolutionnaire à cette époque. Une cartouche de ce type est déjà fonctionnelle depuis 1866, inventée par le colonel Hiram Berdan. S&W n’en conservent que le système d’amorçage. De calibre.44, elle contient 1,6 g de poudre noire qui propulsent une balle de 14 g à 200 m/s. Pour l’arme, la firme utilise pas moins de trois brevets qui rivalisent d’ingéniosité : celui de Charles King avec un extracteur en forme d’étoile éjectant la totalité des étuis tirés en une seule fois quand le canon pivote de l’avant vers le bas ; celui de Dodge avec son canon basculant articulé sur un pivot à la partie antérieure de la carcasse, devant le pontet, complété par les brevets Abraham B. Gibson pour la liaison canon/barillet et du Français Louis Rodier pour le montage du rochet d’entraînement sur 48 ★ AMERICAN LEGEND Selon la légende, un des utilisateurs assidus du Smith & Wesson N°3 n’était autre que Billy the Kid, qui en portait une paire dans des étuis opposés et ouverts de type « Slim Jim ». Plusieurs fabricants en proposent aujourd’hui une réplique supposée (ici Chisholm’s Trail Old West Leather, spécialisé dans les étuis historiques ou de cinéma). Le seul revolver Smith & Wesson dont il existe aujourd’hui une réplique fonctionnelle est le célèbre N°3 (la firme Uberti produit en Italie le Schofield en calibre.45 Schofield, le Russian et aussi le New Model). Rompant avec la tradition des petits modèles précédents dits « Tip-up » (car ils s’ouvrent vers le haut), le N°3 sera baptisé « Break-Down » (à brisure, car l’ensemble canon/barillet bascule vers le bas à l’ouverture). Bien qu’identiques en tous points aux modèles d’époque, ces magnifiques répliques sont hélas classées en catégorie B soumise à autorisation préfectorale (comme les autres armes de poing modernes) alors que les originales sont en D2 (arme anciennes en vente libre). A partir de 1874, constatant le déclin du modèle 1 ½, la firme décide de moderniser ses revolvers de poche : ce sera le Baby Russian, associé cette fois à la cartouche.38 S&W Centerfire (encore un nouveau calibre original et innovant) puis en 1878 une version modernisée du N°1 ½ - toujours en version « Break Down » - avec la cartouche calibre.32 S&W Centerfire, commercialisée comme une petite cartouche de défense à courte portée, pudiquement appelée « card table distance ».
la tête de l’extracteur. Tous ces perfectionnements donnent un revolver complètement original, à la fois très sophistiqué et fiable, qui sera sans l’ombre d’un doute une des plus grandes réussites de la marque. À partir de 1870, la firme de Springfield va ainsi développer une nouvelle famille de revolvers connus sous le nom générique de N°3, décliné en une multitude de versions (American, Russian, New Model) commercialisés sur les marchés civils Le.44 Russian (ou.44 S&W Russian) est une cartouche de revolver à percussion centrale chargée à poudre noire développée par Smith & Wesson en 1870. Cette munition marque l’histoire de l’armement comme la première cartouche moderne lubrifiée à l’intérieur de son étui métallique. Le.44 Russian sera le précurseur de deux importants calibres d’armes de poing ultérieurs, le.44 Special en 1907 et le.44 Magnum en 1956. (boîte de 50 cartouches fabriquées par U.M.C.) Le seul fiasco : En 1885, le New Model No. 3 Frontier, qui possède un barillet rallongé pour tirer la.44-40 Winchester, est produit initialement à 2 072 exemplaires. Comme les ventes ne décollent pas comme prévu, près de 40% seront modifiés et vendus à un client japonais, Takata & Co, laissant uniquement 1 286 revolvers originaux en circulation. Le modèle sera abandonné en 1908. et mis en service chez les militaires un peu partout dans le monde, et probablement une des plus belles armes à barillet conçus depuis l’invention du revolver. Vers la fin de la conquête de l’Ouest arriveront les modèles double action, puis d’autres encore, touhours aussi innovants et réussis, jusqu’au célèbre modèle 29 en.44 magnum de Clint Eastwood, alias l’inspecteur « Dirty » Harry Callahan Mais ceci, comme l’a dit Kipling, est une autre histoire. Ce riche Haciendado mexicain, photographié vers 1870, porte fièrement son S&W American dans un étui à rabat. (HERB PECK COLL.) BIBLIOGRAPHIE « Smith & Wesson Sixguns of the Old West » de David R. Chicoine chez Mowbray, 478 pages couleur en anglais format 282x220 mm, à partir de 50,79 $ sur Amazon Une compilation très complète chez un éditeur spécialisé, à la fois technique et historique « Smith & Wesson American Model in US and Foreign Service » de Charles W. Pate chez Mowbray, 407 pages couleur en anglais format 282x220 mm, à partir de 56,70 $ sur Amazon Un compte-rendu fidèle des succès commerciaux de la firme S&W dans le monde entier « Le Smith & Wesson N°3 » de Jean-Pierre Bastié et Daniel Casanova Le premier publié en français, ce petit ouvrage de poche de référence hélas épuisé est une source d’informations basiques pour les amateurs. « Les revolvers Smith & Wesson de collection » de Pierre Giet chez Crépin-Leblond, 180 pages couleur format 290x216 mm, 37,00 € Actuellement le principal ouvrage en langue française, tous les modèles historiques « History of Smith & Wesson » de Roy G. Jinks chez Beinfeld, 290 pages illustrées N&B en anglais format 225x160 mm, à partir de 22,71 $ sur Amazon En petit format très pratique, cette bible de tous les amateurs et collectionneurs de Smith & Wesson, maintes fois rééditée, enrichie et complétée, couvre toute l’histoire et les modèles de la marque des origines à nos jours. « Les revolvers Smith & Wesson N°1, 2, 3 et leurs variantes » de J.C. Dey, Jean Huon et J.C. Schlinger chez Régi’Arm, 64 pages couleur format 210x297 mm, 13,60 Euros Ce hors série du magazine de référence la Gazette des Armes, très bien fait et extrêmement illustré, constitue la base de toute bibliographie sérieuse sur le sujet. AMERICAN LEGEND ★ 49



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