American Legend n°4 déc 14/jan-fév 2015
American Legend n°4 déc 14/jan-fév 2015
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°4 de déc 14/jan-fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Histoire Militaire Éditions

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : éternelle route 66... le mythe américain.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Les armes dans l’Ouest développe dans ce but une nouvelle cartouche, la « Self-contained Volcanic bullet » qui sera brevetée en 1854. À l’expiration du brevet Hunt et Jennings et la fin du contrat entre ce dernier et Robbins & Lawrence, Smith et Wesson rachètent tous les droits. La société Smith & Wesson est alors rebaptisée Volcanic Repeating Arms en 1855, mais c’est un fiasco et la société va être rachetée par A 46 ★ AMERICAN LEGEND UN SMITH & WESSON POUR L’ARMÉE DU TSAR u début des années 1870, le général Alexandre Gorloff, attaché militaire de l’ambassade russe à Washington, approche la firme Smith & Wesson pour un possible contrat militaire portant sur l’achat d’une grande quantité de revolvers Smith & Wesson N°3 destinés à l’armée impériale. Il est toutefois réticent à propos de la cartouche standard de.44 S&W de l’arme qui, tout comme celle de.22 Long Rifle, comporte un projectile lubrifié extérieurement à sa base. Une telle munition tend selon lui à ramasser poussière et débris : le cahier des charges du contrat stipule donc que le fabricant doit développer une nouvelle version de sa cartouche.44 lubrifiée à l’intérieur. Ce dernier s’en acquitte en réduisant le diamètre du projectile de.44 à.430 et en ajoutant des gorges de graissage à sa base. Cette simple amélioration technique va devenir un archétype qui va influencer toutes les futures cartouches de revolvers. Grâce aux progrès intervenus entretemps dans la métallurgie, Smith & Wesson augmente le poids du projectile de sa nouvelle cartouche à 246 grains. Le.44 Russian génère de ce fait une pression dans la chambre beaucoup plus importante, presque le double comparée à celle de la.44 American. Pour éviter que cette nouvelle cartouche - surpuissante pour l’époque - ne puisse être tirée par erreur dans un revolver.44 American, avec les résultats désastreux qu’on imagine, la longueur totale de l’étui est allongée de 0,2 pouce (environ 5 mm), et le barillet est modifié en conséquence. En 1872, lors de son célèbre voyage officiel aux USA, au cours duquel il sera invité à une chasse au bison avec Buffalo Bill et les généraux Sheridan et Custer, le Grand-duc Alexis Alexandrovich L’usine Smith & Wesson à Springfield en 1863. Dès 1860, la demande est tellement importante que la marque doit s’agrandir dans de nouveaux locaux. Le Grand-duc Alexis visite l’usine Smith & Wesson pour évaluer l’avancement de la commande. En cette occasion, la marque lui offre un modèle N°3 spécialement gravé évalué à plus de 400 $, un cadeau princier pour l’époque ! Plus de 131 000 revolvers S&W N°3 seront vendus à l’armée impériale russe, et la marque vendra ses revolvers partout dans le monde, de la marine japonaise à l’armée turque. En plus de ces armes américaines, des copies belges, espagnoles et même allemandes seront par la suite adoptées par les armées de plusieurs pays d’Europe. Le.44 Russian devient également un succès sur le marché US, avec la réputation d’être la première cartouche américaine de précision pour revolver. Il établit de nombreux records, devenant un calibre de match reconnu et permettant à des tireurs expérimentés d’obtenir des goupements de 76 mm à 45m, résultat notable pour l’époque et toujours impressionnant aujourd’hui. un homme d’affaires qui passera également à la postérité : Oliver Winchester. Smith quitte alors la compagnie et retourne dans sa ville natale de Springfield, Massachusetts, tandis que Wesson reste à l’usine Volcanic comme directeur. Le coup de génie Ce n’est en fait qu’à leur 2 e association, en novembre 1857, que le duo va vraiment donner la mesure de ses ambitions et que le succès va être au rendez-vous. Il s’installe à Springfield (Massachussets) pour profiter de la main-d’œuvre qualifiée rassemblée autour de l’arsenal militaire. Ayant anticipé le fait que le brevet de Samuel Colt sur son mécanisme de revolver doit expirer en 1856, Wesson commence alors à développer un prototype de son propre cru d’un nouveau revolver à cartouches. Ses recherches s’appuient sur celles d’un ancien employé de Colt qui répond au nom de Rollin White, et qui détient un brevet pour un concept de barillet foré de part en part, une composante dont il a absolument besoin pour sa future invention. Wesson se remet alors en rapport avec Smith, et les deux partenaires à nouveau réunis approchent White dans le but de fabriquer un nouveau système d’arme combinant un nouveau revolver et une nouvelle munition. Plutôt que de proposer à White de s’associer avec eux et devenir leur partenaire dans la société, Smith et Wesson proposent de lui reverser des royalties de 0,25 $ sur chaque arme fabriquée, en contrepartie de quoi il appartiendra désormais à White de veiller à la défense de son brevet et il aura la responsabilité d’aller devant la justice le cas nécessaire (et supporter les frais correspondants) : dans les faits, cet accord finira par le conduire à la ruine, mais s’avérera au contraire particulièrement avantageux pour les deux rusés compères et la nouvelle société Smith & Wesson. La fortune avec la guerre de Sécession Rapidement, les nouveaux revolvers révolutionnaires 1 fabriqués par Smith & Wesson vont susciter l’intérêt général et devenir très populaires grâce à la Guerre de Sécession qui vient d’éclater : en effet les combattants des deux camps, sans distinction de grades, ont pour habitude de compléter leur équipement et leur armement personnel à titre privé et sur leurs propres deniers, et achètent en masse de petites armes de poing pour leur self-défense : par leur qualité, leur modernité et leur prix abordable au plus grand nombre, 1. Tous les revolvers à l’époque sont encore du type à percussion « cap & ball » et nécessitent pour chacune de leurs chambres d’être chargée séparément par l’avant du barillet puis amorcée, ce qui rend le rechargement long et complexe, et virtuellement impossible en mouvement ou à cheval.
Revolver Smith & Wesson N°1 Third Issue à sept coups calibre.22, le premier best-seller de la marque (ici en version luxe nickelée et gravée à crosse ivoire). Trois variantes successives seront produites entre 1857 et 1881, à près de 260 000 exemplaires en tout. Boîte de cartouches calibre.32 à percussion annulaire Boîte de revolver Smith & Wesson N°1 en gutta percha, elle mesure 200 x 104 x 38 mm. Comme on le voit, les armes produites bénéficient d’un packaging soigné et valorisant. les revolvers Smith & Wesson sont très bien placés et remportent tous les suffrages ! Très rapidement, les commandes du premier modèle produit, baptisé en toute logique le revolver Smith & Wesson N°1 « seven shots » (car son barillet tire sept coups), vont dépasser largement les capacités de production de l’usine. Déjà dès 1860, la demande est tellement importante que Smith & Wesson doit s’agrandir dans de nouveaux locaux et commence sans tarder à expérimenter une nouvelle cartouche plus adaptée que le calibre.22 Short qu’elle a utilisé jusque-là. Ainsi verront le jour successivement les modèles appelés « revolver Smith & Wesson N°1 1/2 » et « revolver N°2 » en calibre.32 à percussion annulaire. À la même époque, le brevet qui protège le mécanisme de l’arme est immédiatement transgressé par beaucoup d’autres fabricants, ce qui entraîne d’innombrables procès en contrefaçon, tous menés par Rollin White selon les termes de son agrément avec Messieurs Smith et Wesson. Dans beaucoup de cas, le jugement stipule entre autres que le contrefacteur est obligé d’apposer les termes suivants gravés sur les armes incriminées : « Manufactured for Smith & Wesson ». La défense vigoureuse et systématique par White de son brevet va d’ailleurs longtemps causer un vrai problème aux fabricants d’armes des États-Unis de l’époque, car il a comme conséquence pratique qu’il leur est impossible de produire des revolvers à cartouches métalliques. À la fin de la guerre, le gouvernement En 1865, le fabricant propose un modèle intermédiaire entre le N°1 et le N°2, qui s’appellera narurellement le 1 ½. Tirant cinq coups en.32, il sera fabriqué jusqu’en 1875 à 127 000 exemplaires. Fort du succès de son modèle en.22, S&W lance en 1861 une arme similaire mais légèrement plus volumineuse chambrée pour le calibre.32. Arrivant à point nommé pour la guerre civile, le N°2 sera produit à 77 155 exemplaires jusqu’en 1874. « Hostiles » de Dan Smith (mars 1903) En 1902 et 1903, S&W diffuse une série de 12 affiches reprenant des peintures d’artistes réputés comme Dan Smith, Frédéric Remington et G.W. Peters, dont chaque scène représente un personnage avec un revolver et qui sert à promouvoir ses modèles. Photo posée en studio, vers la fin des années 1870, d’un chasseur de bison avec son lourd fusil Sharps 1874. Pour sa défense personnelle, il porte une paire de Smith & Wesson à la ceinture, crosses tournées vers l’avant. AMERICAN LEGEND ★ 47



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