American Legend n°4 déc 14/jan-fév 2015
American Legend n°4 déc 14/jan-fév 2015
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°4 de déc 14/jan-fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Histoire Militaire Éditions

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : éternelle route 66... le mythe américain.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Reportage/Histoire Vivante 28 ★ AMERICAN LEGEND Selon les circonstances, on peut tirer des boulets pleins, des shrapnells, des obus explosifs ou des boîtes à mitraille. L’avant-train sert à la fois pour tracter le canon et de réserve immédiate pour l’approvisionner lors de sa mise en batterie. Les artilleurs y sont généralement juchés lors des déplacements. ils ne disposent à l’époque que d’une seule fonderie capable de leur fournir des canons, située en Virginie. Du côté de l’Union, l’artillerie de campagne n’est guère plus importante au début, mais elle a la chance de compter beaucoup de fonderies dans ses Etats, ce qui offre une certaine continuité dans l’approvisionnement en armes pour ses armées. Cet avantage demeure tout au long de la guerre, puisqu’au fur et à mesure que le blocus des ports sudistes s’intensifie, les Confédérés se retrouvent privés de toutes importations d’armes (en provenance de Grande-Bretagne notamment). En dépit d’une multitude de pièces d’artillerie utilisées dans les deux camps, trois canons sont principalement utilisés durant le conflit. Les projectiles La munition du canon standard de 12 livres se présente toujours sous la forme d’un assemblage préparé à l’avance, appelé « fixed round ». Il consiste en un projectile proprement dit assujet- Chaque canon est suivi par un caisson qui transporte la réserve de boulets, obus et poudre dans trois coffres à munitions, plus une roue de rechange. ti sur un socle creux en bois tourné, le « sabot », l’ensemble étant lui-même fixé à une gargousse de toile contenant 1 100 g de poudre noire, la « charge ». Le Napoléon utilise quatre types de munitions différentes, chacune produisant un effet terminal distinct : - Le « solid shot » est un boulet de fer plein utilisé pour rompre des masses de troupes adverses (comme une boule de bowling) ou pour détruite fortifications ou édifices. Sa portée utile maximale est de 1 350,m, sa portée extrême par ricochet (aussi meurtrier) 1 800m. - L’obus « case shot » ou shrapnell est un boulet creux en fer aux parois minces et rempli et rempli de projectiles ronds secondaires en plombou en
fer noyés dans une matrice de soufre ou d’asphalte et d’une petite charge explosive. Il est mis à feu par un fusant combustible qui s’allume sou l’effet de la déflagration de la charge propulsive principale au départ du coup Des fusants de longueurs différentes permettent de faire exploser l’obus au-dessus de l’adversair à différentes distances. La distance d’utilisation minimale est de 450m, la portée maximale de 1 350m. - L’obus explosif « shell » est un boulet creux en fer aux parois plus épaisses et rempli d’une charge explosive. Comme le shrapnell (dont il partage les distances d’utilisation), il est mis à feu par un fusant à allumage retardé. Il est généralement utilisé pour mettre le feu à des constructions en bois ou des zones plantées d’arbres où l’ennemi s’est posté. - Le « canister » ou boîte à mitraille est une grosse boîte cylindrique en étain contenant 27 billes de fer de 38 mm de diamètre dans de la sciure de bois. Tiré sur des troupes en approche, à partir de 350 m jusqu’à bout portant, elle transforme le canon en un gigantesque fusil de chasse à chevrotines, avec des effets dévastateurs ! La dotation standard en munitions contenue dans une caisse sur l’avant-train est de 32 coups. Variable en fonction de la situation, elle se répartit en principe entre 16 solid shots, quatre canisters et le reste en shells et case shots, plus deux charges de poudre supplémentaires, les fusants pour les obus et les rugueux pour la mise à feu du canon. Chaque canon est suivi en campagne par un caisson qui contient les munitions de réserve. Les effectifs et le service du canon Des deux côtés, les canons sont généralement regroupés en batteries, c’est-à-dire en compagnies armées de quatre à six pièces. Jusqu’en 1863, une batterie est assignée à chaque brigade d’infanterie, dispersant les canons sur le champ de bataille avec une efficacité moindre. Plus tard, plusieurs batteries sont souvent disposées les unes à côté des autres afin de former une ligne de défense meurtrière. Chaque Steen Cannons a été créée en 1993 par Marshall Steen, passionné par la Guerre de Sécession depuis 1967, et est aujourd’hui le principal fournisseur du National Park Service. S’y ajoutent les groupes et associations de reconstitution historique, les collectivités locales, les Etats et les musées. Après avoir revendu une entreprise de peinture très lucrative, il a mis à profit ses connaissances dans ce secteur, ainsi que des années d’expérience en menuiserie dans la fabrication de meubles et de bureaux, pour fournir à ses clients les meilleurs affûts de canons disponibles actuellement sur le marché. Son but est de produire des répliques authentiques à l’échelle de pièces originales, utilisables aussi bien pour la simple décoration que pour le tir. Tous ses canons sont manufacturés selon les spécifications militaires de l’artillerie américaine de l’époque pour le service en campagne. Son entreprise est capable de fabriquer sur commande n’importe quel modèle, pour peu qu’on puisse lui en fournir les plans cotés précis. Steen Cannon & Ordnance Works 3409 13th Street Ashland, KY 41102 (USA), Tél. : 00 1 (606) 326-1188, Mobile : 00 1 (606) 922-5443, Fax : 00 1 (606) 326-1049, E-mail : steencannons@windstream.net ou steencannons@gmail.com Un autre fabricant historique de pièces d’artillerie, Paulson Brothers Ordnance (PBO) est une société dans le Wisconsin créée en 1976. PBO Corp. collectionne des canons et des accessoires d’artillerie de la Guerre de Sécession depuis 1970. Ses dirigeants Bruce et Bernie Paulson ont eu l’occasion de tirer avec toutes ces pièces à travers les Etats-Unis sur des stands dédiés, y compris des tirs à munitions réelles à longue distance dans des terrains militaires du gouvernement. Paulson Brothers Ordnance Corporation, P.O. Box 121, 120 Bean Street Clear Lake, WI 54005 (USA), Tél. : 00 1 (715)-263-3300 (de 9h00 à 17h00 CST), Fax : 00 1 (715)- 263-3301, E-mail : pbo@cltcomm.net Affût de campagne N°1 ou 2 en bois peint : 9 à 10 000,00 $ (en aluminum coulé ou en fer sur devis) Tube factice en aluminium : 4 000,00 $ - Tube fondu en fer dans le calibre d’origine : 12 000,00 $ - Tube fondu en fer avec insert intérieur en acier, lisse ou rayé : 9 à 10 000,00 $ - Tube fondu en bronze avec un tube réducteur à 3.62 » : 11 000,00 $ (fondu en bronze avec insert intérieur en acier sur devis) Pour se procurer des plans cotés des canons : Antique Ordnance Publishers P.O.Box 434, 3611 Old FarmLane, Fort Gratiot, MI 48059 (USA), Tél. : 00 1 (810)-987-7749, Fax : 00 1 (810)-982-1052, E-mail : aop434@webtv.net batterie est commandée par un capitaine ; l’effectif complet comprend deux à trois lieutenants à la tête chacun d’une section de deux pièces, six sergents (commandant chacun une pièce), huit caporaux et 122 artilleurs. Mais seule la moitié s’occupe des canons, le reste étant préposé aux chevaux, aux caissons et autres. Cependant, alors que cet effectif est généralement atteint dans les rangs nordistes, les batteries confédérées, en sous-effectifs constants et pauvrement équipées, opèrent et livrent bataille tout au long de la guerre avec le strict minimum de personnels. Il n’est pas rare de voir des fantassins promus artilleurs au pied levé, tout comme les artilleurs se transforment en tirailleurs quand leurs canons sont mis hors de combat… ou tombent à court de munitions ! Pas moins de sept hommes sont nécessaires au service d’une pièce. Seul le canonnier chargé de pointer (en principe un caporal) porte un nom, les autres sont juste numérotés 1 à 7. Le N°1 doit refouler la charge introduite par le N°2 dans la canon et refroidir ce VOUS VOULEZ ACHETER UN CANON ? dernier après chaque coup avec un écouvillon humide (pour éviter une mise à feu accidentelle du coup suivant) ; le N°3 bouche la lumière au niveau de la culasse pour étanchéifier le tube lors de son écouvillonage et maintient l’amorce juste avant le départ du coup ; le N°4 introduit l’amorce dans la lumière et la met à feu au commandement en tirant sur une cordelette ; le N°5 fair le va-et-vient du caisson au canon pour apporter les charges, tandis que les N°6 et 7 stationnés au caisson s’occupent de la préparation des différentes charges indiquées par les officiers (lesquels donnent les ordres et vérifient les effets du tir). En cas de pertes, le manuel prévoit cependant un service ultime du canon par seulement deux hommes ! POUR UNE MEILLEURE IDÉE EN IMAGES : Fonctionnement d’un canon twelve pounder : http://www.youtube.com/watch ? v=4JoBsE6Jq2I Démonstrations de tir au fusil-mousquet et au canon/Gettysburg National Military Park Visitor Center : http://www.youtube.com/watch ? v=FK5GcG_QHJ0 Tir à mitraille/archéologie militaire (impressionnant) : http://www.youtube.com/watch ? v=k86XhYS8GJI Tir à boulets réels dans des barrils de 200 litres/History Channel (terrifiant) : http://www.youtube.com/watch ? v=SI9GRdvUtkQ U.S. Parrott Rifle 2.9 (10-Pounder) & 3-inch Les Parrotts seront aussi très utilisés. Inventé par un ancien élève de West Point, Robert P.Parrott, qui s’intéresse particulièrement aux canons rayés, ils se distinguent par le renfort en métal au niveau de la culasse. Le 10-Pounder Parrott Rifle est conçu en 1861, suivi des modèles 20 et 30-, ainsi que les 100, 150 et même 300-Pounder. Quelques milliers exemplaires seront produits durant la guerre. Construit lui aussi en fer, le 10-Pounder tire des projectiles de 4,5 kg conçus exclusivement pour son usage, efficaces jusqu’à environ 2 000 mètres. AMERICAN LEGEND ★ 29



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