American Legend n°4 déc 14/jan-fév 2015
American Legend n°4 déc 14/jan-fév 2015
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°4 de déc 14/jan-fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Histoire Militaire Éditions

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 139 Mo

  • Dans ce numéro : éternelle route 66... le mythe américain.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Reportage/Histoire Vivante Mais aujourd’hui, à l’occasion de commémorations et reconstitutions historiques diverses, ce sont aussi ponctuellement l’espace d’un ou plusieurs jours et sur de nombreux autres champs de batailles que des artilleurs amateurs font parler la poudre à grande échelle à partir de leurs canons de la guerre de Sécession, authentiques ou répliques fonctionnelles (toujours fabriquées à l’heure actuelle en petite série par des entreprises spécialisées). Lors de ces rassemblements, la présence d’artillerie de campagne fonctionnelle constitue toujours le clou du spectacle, encore plus lors d’événements majeurs qui peuvent réunir jusqu’à plusieurs douzaines de pièces. Une artillerie obsolète La Guerre de Sécession (1861-1865) est le théâtre de combats sanglants entre l’Union au Nord et les Confédérés au Sud. Si l’infanterie y reste encore « la reine des batailles », l’artillerie, composée principalement de canons de campagne et utilisée autant par le Nord que par le Sud, sait cependant montrer son efficacité et sa puissance de feu sur le terrain. La Guerre va faire évoluer le rôle de l’artillerie. Jusqu’en 1861, l’artillerie américaine est essentiellement composée de canons de siège (42 batteries sur 48). En effet, suite à la guerre de 1812 contre l’Angleterre, de nombreuses fortifications côtières ont été construites. Il s’agissait 26 ★ AMERICAN LEGEND Marquages et extrémité du tube en fer d’un M1861. Cette pièce a été fabriquée pour l’Union en 1861. (Photo Aurélien François) Une batterie sudiste de six pièces ouvre le feu sur l’ennemi lors d’une des nombreuses reconstitutions de batailles organisées à l’occasion du 150 e anniversaire de la guerre de Sécession. Un canon de campagne 3 Inch Ordnance au campement avec son avant-train. Le déplacement et l’utilisation de tels engins nécessite pour les passionnés qui les font fonctionner de gros moyens logistiques (et financiers !). La charge est de plus d’un kilo de poudre noire à chaque coup, et pour les groupes disposant de traction hippomobile, il faut prévoir de quoi transporter, nourrir et soigner au moins six chevaux. alors de défendre les côtes et les embouchures des fleuves contre toute incursion navale ennemie. Ce sont des pièces lourdes et encombrantes que l’on ne peut transporter aisément. Lors du conflit, certaines de ces pièces seront utilisées sur des wagons de chemin de fer. Au début de la guerre, ces pièces, essentiellement du type Columbiad, sont vétustes (les premiers exemplaires livrés datent de 1811 !) et peu fiables. L’artillerie de campagne Mais l’essentiel de l’artillerie utilisée pendant la Guerre Civile est l’artillerie de campagne. Ce sont des canons beaucoup plus léger que l’on peut M1861 US 3-inch Ordnance Rifle Dessiné et inventé par l’ingénieur John Griffen, fabriqué initialement par la Phoenix Iron Company (Pennsylvanie), il est doté d’un canon en fer forgé rayé intérieurement, une technologie de plus en plus à la mode en cette fin de XIX e siècle. Aussi bien utilisé par l’Union que les Confédérés, ce canon est apprécié pour sa légèreté et sa maniabilité. C’est le second canon le plus utilisé pendant la guerre.
tracter avec des attelages de chevaux ; la mobilité étant leur atout principal. En ce sens, l’utilisation de ces canons n’a que peu évolué depuis les campagnes napoléoniennes. Le bronze qui permet une utilisation prolongée au feu a été longtemps privilégié ; le canon nordiste de six livres en bronze est longtemps resté l’un des canons les plus utilisés bien que son effet destructeur était limité du fait du faible poids de son projectile. Le canon de 12 livres surnommé « Napoleon » (c’est en fait une copie identique au canon français mis en service sous Napoléon III) est aussi l’un des canons les plus employés pendant la guerre des deux côtés. Il est facile à produire, peu couteux et tactiquement dévastateur à courte distance. L’armé fédérale utilise aussi le nouveau canon en fer de 3 pouces, à tube rayé intérieurement. Il est certes un peu moins puissant que le 12 livres, mais plus précis à longue distance. Deux canons de 10 et 20 livres utilisant le système Parrott seront aussi très utilisés. Ce système permettait d’avoir à la fois la solidité du fer forgé et les qualités balistiques des pièces en fonte. Du côté sudiste, l’artillerie n’atteint jamais le nombre et la variété des modèles mis sur le marché par le Nord. Les imitations des Parrott seront un échec. Malgré le blocus nordiste, la Confédération pourra importer d’Angleterre le premier modèle de canon à chargement par la culasse. Cette pièce surclasse tous les canons de campagne de l’Union, mais le blocus efficace de l’Union ne permettra jamais au Sud de pouvoir en importer suffisamment. Entre canons rayés et canons lisses La Guerre de Sécession a longtemps été considérée aux États-Unis comme leur première guerre moderne, compte tenu de l’apparition de nouvelles technologies (premier fusil à répétition, premier bateaux cuirassés et sous-marins, utilisation des trains pour transporter les troupes...). Mais la stratégies et les techniques de combat restent archaïques. Depuis des siècles, le canon des armes à feu est lisse, elles sont chargées par la bouche en poussant le projectile jusqu’au fond du canon. Mais entretemps est apparu un nouveau système : le canon rayé. L’intérieur du canon porte des rayures qui assurent au projectile une plus grande portée et une plus haute précision, du fait qu’il tourne sur lui-même une fois le coup parti. Le poids total d’un attelage en campagne est de plus de deux tonnes, une masse considérable pour les quatre à six animaux qui le tractent. En pratique, une bonne partie de l’effectif d’une batterie (plus de 80 chevaux, près de 150 pour l’artillerie à cheval) est chargée de leur entretien. U.S. Model 1857 12-Pounder Napoleon Résultat de cinq siècles d’évolution technique, ce canon-obusier à canon lisse marque l’apogée des canons à chargement par la gueule, c’est le plus utilisé dans les deux camps. Robuste et puissant (une batterie tire souvent plus de 1 200 coups en un seul engagement), il tire des projectiles de 12 livres (en anglais pounds, d’où son nom) et a une portée efficace d’environ 1 500 mètres. Raisonnablement précis à toutes distances, son effet à courte distance est dévastateur. Il tire une charge de 2,5 livres de poudre noire et un boulet de 5 475 g à la vitesse initiale de 450 m/s. Dans les années 1850-60, le gouvernement américain considère qu’il est inutile de changer ses canons lisses par des canons rayés pour ses canons, puisqu’ils se sont montrés suffisamment efficaces dans le passé. En 1861, la donne change pour les États-Unis lorsque le conflit entre les Etats du Nord et les Etats Confédérés est lancé. Les deux belligérants vont alors changer au fur et à mesure leurs canons lisses en canons rayés afin de correspondre avec les nouvelles munitions. L’artillerie de campagne des Sudistes est au début très faible, comptant une majorité de vieux canons lisses, dépassés et peu précis. De plus, Marquage sur la bouche d’un canon en bronze M1857. Celui-ci est daté 1863. (Photo Aurélien François) Détail de l’extrémité d’un « Napoleon ». On peut voir le système sommaire de réglage en hauteur pour ajuster l’élévation du tube. A l’époque, le pointage reste sommaire en combat et nécessite toute l’expérience du canonnier. (Photo Aurélien François) AMERICAN LEGEND ★ 27



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