American Legend n°3 sep/oct/nov 2014
American Legend n°3 sep/oct/nov 2014
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°3 de sep/oct/nov 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Histoire Militaire Éditions

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 107 Mo

  • Dans ce numéro : sur la piste des Dalton.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Actualités cinéma Ce court métrage est un véritable hommage aux westerns en mettant en scène des cow-boys, des chevaux, des vaches et des bisons ! Des paysages, une complicité père/fils, de l’action, dans le monde à la fois fascinant et impitoyable de l’Ouest ! Un clin d’oeil aussi à nos souvenirs d’enfance pour un genre qui nous a fait tant rêver. Qui n’a pas joué aux cow-boys et aux indiens ? Quand le Causse noir devient l’Amérique Les premières images donnent le frisson, on s’y croirait et pourtant… Pour « Buffalo Rising », il fallait trouver à la fois un lieu qui se rapproche le plus possible des grands espaces de l’Ouest mais aussi le plus vierge possible pour avoir la profondeur de champ nécessaire au Cinémascope. Trop compliqué et trop coûteux d’envisager des trucages sur l’ensemble du film pour faire disparaître maisons, routes et autres poteaux télégraphiques. Impossible également d’envisager de tourner à l’étranger, le budget ne le permettait pas. Il fallait également réunir, en un même lieu, de jolies contraintes de départ : chevaux, bétail et…bisons. Rien que cela. Laurent, qui joue Tom dans le film, est également cavalier western depuis de nombreuses années. Il a donc pris contact avec la famille Balembois et son ranch de 500 ha pour leur parler du projet et leur proposer de mettre leurs installations et animaux au service du film. « Ils ont tout de suite adhéré au projet. Des reportages et films avaient déjà été tournés sur place mais jamais de véritable western ! » raconte Laurent avant d’ajouter « je crois que l’histoire les a touché ! C’est une histoire de famille ! ». Laurent et Muriel Balembois ainsi que toute la famille sont des cow-boys, alors un tel projet ne pouvait finalement que les faire adhérer. Il aura donc fallu un repérage très complet et une discussion poussée avec Laurent Balembois pour 78 ★ AMERICAN LEGEND valider les contraintes du tournage et la réalisation de certaines scènes délicates comme par exemple le troupeau de bisons. Pas très simple de faire bouger des bêtes qui peuvent, une fois lancées, atteindre les 70 km/h de pointe ! On imagine aisément les contraintes de réalisation que Kevin Costner a eu lors du tournage de « Danse avec les loups » ou le troupeau comptait 3 000 bêtes. En 1990, il lui aura fallu trois semaines pour achever l’incroyable scène de la chasse qui est un des moments fort de ce film aux sept Oscars. Pour « Buffalo Rising », les animaux font partie du tryptique du film : hommes, animaux et paysage, sans eux l’histoire ne fonctionne pas. Ce sont de véritables Laurent Bertin est le co-scénariste. Il écrit, organise et réalise le concept « Ultime Western ». C’est un passionné et un cavalier western. Dans l’histoire, il tiendra le rôle de Tom, le père. Il est également co-producteur du film. stars mais le travail n’est jamais simple, surtout quand ces derniers ne sont pas entraînés pour le cinéma. Très vite, à partir d’avril, le réalisateur et le chef opérateur ont donc travaillé sur le découpage des scènes et le plan de tournage en tenant compte de toutes ces contraintes et rien n’était gagné. « Pour la photographie, je souhaitais obtenir des images Cinémascope de grande qualité afin d’être dans la veine des westerns » ajoute Pierre-Yves. « Pour cela, rien de mieux
qu’un format cinémascope avec des objectifs en anamorphique et une caméra Red Epic en 5K ! ». Christophe Persoz, le chef opérateur sur le film, a fait des merveilles alors que le risque sur la météo était pourtant très important. Tourner sur le Causse noir, c’était prendre le risque d’une météo très changeante comme le rappelle Laurent Balembois, le propriétaire de Randal Bisons. Installé depuis plus de 20 ans, la famille Balembois possède un ranch d’élevage où paissent bétails et bisons d’Amérique, l’un des très rares en Europe. « Ce film est un pari ! à tous les niveaux ! » aime a rappeler Pierre-Yves « Nous savions dès le départ que ce n’était pas gagné ! Imaginer réunir, en un même lieu, toutes ces contraintes et que cela fonctionne dans une fenêtre de tir de quatre jours. c’était vraiment prendre un risque maximum ! ». Mais cela semble bien avoir fonctionné et au-delà de toute attente et le Causse noir s’est transformé en véritable paysage du Montana. La suite ? « Nous espérons que le film saura toucher les amoureux de cinéma, les amoureux de l’Ouest et au-delà car c’est une belle histoire ! mais aussi montrer que les petits Frenchies peuvent faire aussi bien que les amis Américains ! ». D’ici la fin de l’année, les projections en France vont être organisées afin de faire découvrir le film qui poursuivra en parallèle sa carrière dans les festivals internationaux. Pour Laurent et Pierre-Yves, « Buffalo Rising » est un premier pas ambitieux dans le genre western avant de proposer une autre histoire déjà écrite, cette fois bien plus longue, et bien sûr… elle se déroule dans l’Ouest ! « Buffalo rising » Court métrage western HD - 4K - Format 2.35, tourné en anglais et en format Cinémascope durée environ 12 mn, produit par l’Autredimension, Laurent Bertin, Pierre-Yves Hampartzoumian & Pixel Commando LES SORTIES DU TRIMESTRE - A VOIR « The Homesman » (en compétition à Cannes 2014) Western américain (drame) de Tommy Lee Jones sorti en salles le 18 mai 2014 avec Tommy Lee Jones, Hilary Swank, David Dencik, William Fichtner, Grace Gummer, John Lithgow, Miranda Otto... musique de Marco Beltrami, 122 mn En 1854, trois femmes ayant perdu la raison sont confiées à Mary Bee Cuddy, une pionnière forte et indépendante originaire du Nebraska. Sur sa route vers l’Iowa, où ces femmes pourront trouver refuge, elle croise le chemin de George Briggs, un rustre vagabond qu’elle sauve d’une mort imminente. Ils décident de s’associer afin de faire face, ensemble, à la rudesse et aux dangers qui sévissent dans les vastes étendues de la Frontière. Tommy Lee Jones avait ébloui la Croisette en 2005 avec « Trois enterrements » et obtenu le prix du scénario et celui d’interprétation masculine, deux prix mérités mais qui ne rendaient pas justice à la précision et au talent de sa mise en scène. Produit par Luc Besson, il poursuit ici son exploration du genre western avec un film envoûtant et encore plus réussi que son précédent. Comme dans « Impitoyable » de Clint Eastwood, le portrait qu’il dresse de l’Ouest américain est violent, dur et sans compassion. Le film marque les esprits à plusieurs reprises comme la scène du bébé ou celle du combat à mains nues avec un voyageur. Dans ce monde masculin impitoyable, les femmes souffrent et s’aliènent. Tommy Lee Jones incarne un personnage frustre, aussi fascinant que complexe, qui évoluera considérablement au cours de ce voyage initiatique au contact de Mary Bee Cuddy (interprété par Hilary Swank, qui en impose encore une fois par sa beauté, sa sobriété et son intensité). Cette virée dans l’Ouest emprunte donc des chemins surprenants malgré ses allures académiques. Un film poignant aux richesses multiples, long sans être jamais ennuyeux, marqué par la verve de Tommy Lee Jones qui sait toucher juste à nos sentiments. Chacun des visages des personnages est marqué par les conditions de vie du Far West. Tommy Lee Jones a confié à la presse que pour lui, évoquer la condition des femmes dans l’Ouest au milieu du XIXe siècle, c’est parler de l’origine de la condition des femmes actuelles. Sans atteindre le lyrisme de « Danse avec les loups » ni l’humanisme de « Jeremiah Johnson », « The Homesman » est un western majeur, et il serait dommage de le rater. Note de AMERICAN LEGEND : + + + + + « Albert à l’Ouest » (titre original « A Million Ways to Die in the West ») Western américain (comédie) écrit, produit et réalisé par Seth MacFarlane sorti en salles le 2 juillet avec Seth MacFarlane, Charlize Theron, Liam Neeson, Amanda Seyfried, Neil Patrick Harris, Wes Studi, Alec Sulkin... musique de Joel McNeely, durée 116 mn Éleveur de moutons, Albert Stark vit à Vieille Souche (Old Stump en V.O.). Par sa couardise, il vient de perdre sa petite amie Louise. Il s’entraîne alors pour devenir un as de la gâchette, avec l’aide d’Anna, la femme du célèbre hors-la-loi Clinch. Mais lorsqu’Albert commence à tomber amoureux de cette dernière, il doit affronter son mari, un redoutable as de la gâchette. Certains films nous accrochent par leurs réalisateurs, leurs acteurs, ou juste par la bande-annonce qui nous fait rire de bon coeur. C’est le cas de ce film ! Donc voilà, deux ans après « Ted », ses fans retournent au ciné découvrir la nouvelle réalisation de Seth ! Autant le dire tout de suite, ce n’est pas une réflexion profonde sur l’expansion américaine ainsi que sur les problèmes des pionniers confrontés à la solitude et aux dangers de l’Ouest. Non, c’est plutôt une bonne comédie grasse, rarement fine, mais suffisamment bien interprétée et gérée pour passer un bon moment. On prend beaucoup de plaisir à voir les péripéties d’Albert (Seth MacFarlane) tentant de récupérer le cœur de sa douce (Amanda Seyfried) ravi par le fourbe (et moustachu) Foy (Neil Patrick Harris - notre Barney national), avec l’aide de la belle Anna (Charlize Theron), femme du redoutable Clinch (Liam Neeson). Les péripéties sont toujours plus crétines, avec un grand nombre de running gags dont on ne se lasse pas… Tous les clichés du western sont respectés, quelques apparitions font rire (Docteur Emmett Brown, Django…) et même si quelques blagues sont un peu limite, on pardonne au film. Le rythme est bon, dans des décors fabuleux rappelant Monument Valley. Inutile de commenter le jeu des acteurs… tous sont très bons, et c’est un plaisir que de retrouver Neil Patrick Harris dans un rôle très « Barneyisant ». On sent que MacFarlane est désomais « bankable » et peut ramener qui il veut dans ses films, et que tout le monde joue ici avec plaisir. En conclusion, une grosse comédie sympathique avec de bons acteurs devant laquelle on ne s’ennuie pas, pour peu qu’on aime le style, sympa à voir donc. Note de AMERICAN LEGEND : + + + AMERICAN LEGEND ★ 79



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