American Legend n°1 mar/avr/mai 2014
American Legend n°1 mar/avr/mai 2014
  • Prix facial : 7,80 €

  • Parution : n°1 de mar/avr/mai 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Histoire Militaire Éditions

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 96,5 Mo

  • Dans ce numéro : la grande Histoire de l'Ouest.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Guerre de sécession défilent devant lui au pas de charge. Une dernière balle lui transperce la vessie. Le denier homme passé, il s’écroule enfin ! Après 1865, il entre en politique. Unioniste et Républicain dans l’âme il devient le 32 e gouverneur du Maine. Un mandat qu’il reconduira quatre fois. Puis il devient président de la faculté du Bawdoin College de 1871 à 1883. Le 11 août 1893, lui est décerné la Medal of Honor du Congrès pour son action à Little Round Top. Il meurt à Portland en 1914. Chamberlain représente toute la grandeur des hommes de cette époque à lui seul. L’acteur Jeff Daniels l’immortalise finalement aux yeux du monde dans le Film Gettysburg de Ronald F. Maxwell en 1993. Daguerréotype du colonel Joshua Chamberlain, en uniforme de major général. Photographié par Mathew Brady. July, the second L’audace de la cavalerie du général Buford, le sacrifice de Reynolds le 1er juillet ; La ténacité du 20 th Maine face aux charges du 15 e Alabama le 2 juillet ; la charge de Pickett le 3 juillet. A la veille de l’Independance Day, ces trois jours de bataille ont marqué les esprits. Mais on oublie que cette bataille ne fut voulue, ni par les uns, ni par les autres. Ce sont les circonstances qui l’ont imposée. Pour l’historien John Keegan, il apparaît que cette bataille prolongée ne fut pas un tournant décisif. Le général Robert E. Lee est fortement affaibli mais l’Union est incapable de le poursuivre. Mais comment en sont-ils arrivé là ? La tactique défensive de Lee, et de l’armée de Virginie, s’est transformée en plan offensif au nord sur le Maryland. Il a besoin d’une dernière victoire pour plier Washington à négocier une armistice et faire reconnaître les États sécessionnistes par les puissances étrangères. Il espère trouver un terrain propice pour affronter l’ennemi qui se mettrait entre lui et la capitale fédérale. Le 27 juin 1863, George Meade remplace au pied levé le lieutenant général Hooker. Meade a compris la manoeuvre de Lee et ordonne à l’armée du Potomac de le bloquer Pennsylvanie. Meade le talonne en une marche parallèle effrénée. Parties en reconnaissance, les deux Brigades de cavalerie du général Buford tombent nez à nez avec l’avant garde des Corps de Hill et Ewell. Buford choisi son terrain et stop l’avancée confédérée devant Gettysburg. Le général Reynolds du 1 st Corps prend la relève mais trouve la mort. Au soir, les fédérés se trouvent acculés au bas des collines de Cemetery Ridge et de Culp’s hillau sud de la ville. Lee comprend qu’il faut prendre ces collines avant les unionistes. Trop tard. Les Corps d’armée de Meade arrivent par flots à marche forcée et occupent les hauteurs de Cemetery Ridge au nord à Big Round Top au sud. L’armée fédérale comptent 90 000 hommes. Les confédérés sont au nombre de 75 000. Le général James Longstreet veut se désengager et se glisser entre George Meade et Washington par une manoeuvre sur le flanc droit. Mais Robert E. Lee refuse. « Maintenant qu’ils sont là, je me battrai ici ». Il considère qu’il faut attaquer précisément là où cela semble improbable. Mais le sens tactique interdit d’attaquer l’ennemi sur un terrain choisi. Lee ne le sait que trop pourtant. Le 2 juillet à huit heures du matin, deuxième jour de la bataille. Les deux belligérants occupent des positions parallèles. Les forces de l’union détiennent toutes les collines et forment une défense sur plusieurs kilomètres qui ressemble à un immense hameçon. Et le poisson mord bientôt. Selon le plan de Lee, le général Longstreet lance le Corps de Hook sur le flanc gauche de l’Union qui semble plus vulnérable : Little et Big Round Top, le bloc rocheux de Devil’s Den (antre du diable), du Wheatfield (champs de blé) et du Peach Or- Daguerréotype du colonel Joshua Chamberlain, en uniforme de major général. Photographié par Mathew Brady. 56 ★ AMERICAN LEGEND
chard (verger de pêcher). Bientôt, le 47 st et 15 th Régiments de l’Alabama avancent dangereusement sur Little Round Top. Le général Gouverneur K.Warren de l’Etat major de Meade repère le danger et déploie en hâte la 3 st brigade du V th Corps sur toute la hauteur de Little Round Top formant un demi cercle. L’ordre de bataille de la 3rd Brigade comprend les Régiments 16 th Michigan, le 44 th New York, le 83rd Pennsylvania et le 20 th Maine. La charnière Sur Little Round Top, le 20 th Maine est placé à l’extrême gauche de la 3rd brigade. Il ferme donc aussi le flanc gauche de l’armée de l’Union. Doté de 386 hommes, le Régiment de Chamberlain fait face aux multiples charges des Alabamiens de Hook. « Ils furent admirables » dira Thomas Chamberlain. Le 15 th Alabama tente alors de déborder les hommes du Maine en les contournant sur le flanc gauche. Alerté pas ses officiers, le colonel Joshua Chamberlain opère une manoeuvre jamais vue. Il déploie au pas de course toute la moitié de ses compagnies en angle droit. Le 20 th Maine forme désormais un gigantesque « L » au sommet d’un colline abrupte. Les Alabamiens chargent de nouveau et essuient des salves nourries et meurtrières. Ils se retirent encore mais Chamberlain voit son régiment fondre en munitions comme en hommes. 125 Maine men jonchent le sol, blessés ou mourants. Warren, sévèrement touché ne peut lui envoyer de renforts et les autres Régiments de la Brigade contiennent les autres confédérés. Thomas Chamberlain organise le ramassage de munitions et de Musket sur les cadavres et les blessés. Quand le 15 th Alabama surgit de nouveau en hurlant au bas de la colline, Chamberlain, conscient de ses maigres forces doit prendre une décision. Si il se retire, l’armée de l’Union sera prise à revers. Sans munitions il ne peut résister encore longtemps et il veut épargner ses hommes encore debouts. Il décide une charge audacieuse à la baïonnette ! Une des rares de la guerre ! Pour lui les confédérées ne s’attendent pas le moins du monde à une contre-attaque de flanc. D’assailli il devient assaillant et ordonne à son état major une manoeuvre qui reste dans les annales militaires comme celle de la Charnière. Tandis que BIBLIOGRAPHIE• Philip Katcher, Ron Volstad, American Civil War Armies (2) union troops, Osprey, 1986• John Keegan, La guerre de Sécession, Perrin, 2009• Farid Ameur, La guerre de Sécession, François Bourin Editeur, 2011• Ron Field, Robin Smith, Uniforms of the Civil War : an illustrated guide for historians, collectors and reenactors, Lyon Press, 2001• Peter F. Copeland, Civil War Uniforms Coloring Book, Dover Publication, 1978• Francis A. Lord, Uniforms of The Civil War, Dover Publication, 2007• EarlJ. Coates, Don Troiani’s Civil War Infantry, Stackpole Books, 2006• John Langellier, Union Infantryman 1861-1865, Osprey Publishing, 2013• Philip J. Haythornthwaite, Uniforms of the American Civil war 1861-65, Blandford, 1985• Michael/Chappell, Military Uniforms & Weaponry poster book of the Civil War, Military Press NY, 1987• Noah Andre Trudeau, Gettysburg, A Testing of Courage, Perrenial, 2002 son flanc droit résiste encore à l’assaut confédéré, il fait pivoter l’angle droit de son flanc gauche comme un grand portail sur son axe qui dévale la colline. Les Alabamiens sont pris de court sur leur flanc droit et vacillent. Ils se rendent ou s’enfuient sous les yeux admiratifs des autres régiments de la Brigade. Le colonel Chamberlain témoigne : « La plupart des soldats en première ligne ont jeté leurs armes à terre et se sont rendus. Un officier m’a tendu son sabre d’une main et de l’autre à essayer de me tirer une balle à la tête… ». Ce jour là, Joshua Laurence Chamberlain et le 20 th Maine épargnent une défaite à l’armée du Potomac. « L’unité que nous avons combattu et capturé est le 15 th Régiment de l’Alabama. Ces hommes ont subi leur première défaite et nous ont affirmé ne plus vouloir entendre parler du 20 th Maine...nous confie le caporal William Livermore ». De la machine au hand sew Les conditions de confections sont pour nous le secret du rendu de l’uniformologie ancienne. Nous avons investi dans des uniformes de moyennes qualités que nous avons démonté, retaillé, amélioré et recousu en partie en machine et à la main (hand sew) en respectant au mieux les conditions d’atelier. Nous avons également pris en compte les modifications personnelles visibles notamment sur les daguerréotypes de l’époque. Deux ans de travail ont été nécessaire pour venir à bout de ce projet. Notre reconstitution présente un first lieutenant de compagnie du 20 th Maine le matin du 2 juillet 1863 à Gettysburg sur Little Round Top. Les clichés présentent des variantes des tenues de combat avec shell jacket neuf boutons de l’Etat du Maine, Sack Coat officier’s, et waistcoat army et civilian. Dans tous les cas il a gardé son pantalon bleu foncé d’avant décembre 1861. Seul le waistcoat civilian est un authentique restauré avec l’adjonction de velours dark bleu velvet. Les chemises quant à elles sont de très grande qualité. Le modèle officier en popeline blanche est amidonnée. La field shirt du modèle civile à carreaux est faite de artisanalement avec du coton tissé selon les principes mécaniques de l’époque. Nous utilisons des boutons Waterbury authentiquement datés ou des reproductions. Nos Corps Badge du V th Corps sont réalisés en velours et feutrine, brodés de cannetille d’origine et de fil d’argent français. Le modèle à la croix de malte suspendue avec une chaîne laiton prend pour base un véritable Lieutenant badge brass du 20 th Maine. Les képis présentés ici sont essentiellement des McClellan. Les uns proviennent de fournisseur de moyenne qualité et sont remontés avec des liners de soie ou coton plus élaborés. Les autres sont confectionnés à l’identique par Dirty Billy’s ou le couturier John Blunt et se confondent avec d’authentiques modèles. Nous les avons encore modifiés avec des cloth infantry cap badges officer’s en velours noirs et cannetille et des boutons de l’infantrie de l’Union authentiques. Les derniers proviennent de stock de tournage de Gettysburg et Gods and Generals de Ron F. Maxwell en provenance de The Depot. Par contre le slouch hat noir et son brassinfantry brass cap badge officer’s (insigne d’officier d’infanterie) en laiton, sont authentiques. L’armement Le colt Navy 61 est un poudre noire cap ball. Notre sabre est une remarquable reproduction en acier trempé du modèle M58 foot officer’s de Hortsmannand Son Philadelphia réalisé par un artisan en Virginie avec des moules d’époque. Par contre cet artisan ne nous a pas autorisé à révéler son nom. Le sword suspender belt, les brass buckles (boucles de ceintures) proviennent de Southern Cross et Philadelphia Depot. Des copies que nous avons améliorées en couture et en finition avec respectivement fil blanc et patine. FILMOGRAPHIE• CIVIL WAR, Ken Burns, Arte Editions, 2009• GETTYSBURG, Ronald F. Maxwell, 1993• GODS AND GENERALS, Ronald F. Maxwell, 2003 AMERICAN LEGEND ★ 57



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