Aktis n°32 sep 19 à fév 2020
Aktis n°32 sep 19 à fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32 de sep 19 à fév 2020

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : le comportement des poussières dans le Tokamak, clé du risque d’explosion dans Iter.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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AMORAD : UN EXEMPLE D’AMÉLIORATION CONTINUE DES OUTILS D’ÉVALUATION DES RISQUES Au lendemain de la catastrophe de Fukushima, en mars 2011, l’analyse du déroulement de l’accident, ainsi que le constat des difficultés rencontrées par les habitants et les responsables de la gestion de l’environnement contaminé, ont montré la nécessité de poursuivre l’amélioration des connaissances dans plusieurs domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, au-delà des progrès déjà réalisés en France notamment à la suite des accidents de Three Mile Island et de Tchernobyl. Dès le mois de juin, le Gouvernement français a décidé de financer à hauteur de 50 millions d’euros un ensemble de projets de recherche portés par le dispositif des Investissements d’avenir*. Dans le domaine spécifique de la protection de l’Homme et de l’environnement, les enjeux ont porté principalement sur l’amélioration de la précision des outils développés après l’accident de Tchernobyl. Parmi les projets financés figure AMORAD, piloté par l’IRSN et qui fait l’objet d’un article dans cette livraison d’Aktis. Ce projet vise à améliorer les modèles de simulation de la dispersion et des transferts des radionucléides dans l'environnement, afin de réduire les incertitudes lors de l'évaluation des conséquences radiologiques en cas d'accident nucléaire. L’objectif est aujourd’hui en grande partie atteint, notamment grâce aux collaborations avec le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE)** et l’université de Tsukuba au Japon, et de nouveaux outils d’aide à la décision adaptés à la spécificité des zones impactées seront bientôt opérationnels. Pour aller au bout de cette réflexion, le projet AMORAD vient d’être prolongé de trois ans afin de fiabiliser les modélisations mais aussi d’intégrer une nouvelle dimension à l’évaluation du risque : la prise en compte de cet enjeu fondamental pour le pays que sont les conséquences économiques d’un accident nucléaire majeur. 2 DR Patrice Bueso, directeur de la stratégie * L’Agence nationale de la recherche jouant le rôle d’opérateur du programme RSNR (Recherche en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection) ** CEA, CNRS, UVSQ, IPSL Aktis est la lettre d’information scientifique de l’IRSN. Elle présente les principaux résultats de recherches menées par l’Institut dans les domaines de la radioprotection, de la sûreté et de la sécurité nucléaire. Gratuite, elle est aussi diffusée sous forme de mail. Éditeur IRSN - standard : +33 (0) 1 58 35 88 88 - www.irsn.fr - Directeur de la publication : Jean-Christophe Niel - Directeur de la rédaction : Patrice Bueso - Rédactrice en chef : Sandrine Marano - Comité de lecture : Patrice Bueso, Nathalie Lemaitre - Comité éditorial : Gauzelin Barbier, Patrice Bueso, Aleth Delattre, Audrey de Santis/UMAPS, Céline Dinocourt, Richard Gonzalez, Christine Goudedranche, Nathalie Lemaitre, Sandrine Marano, Pascale Monti - Rédaction : Sandrine Marano - Réalisation : www.grouperougevif.fr - 26297 - Impression : Handi- Print, certifiée Imprim’Vert - ISSN : 2 110-588 - Droits de reproduction sous réserve d’accord de notre part et de mention de la source. Conformément au règlement (UE) général de protection des données (RGPD) n° 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016, entré en vigueur le 25 mai 2018 et conformément à la loi n° 2018-493 relative à la protection des données personnelles. Toutes les données personnelles collectées directement ou indirectement dans le cadre de la lettre AKTIS sont traitées aux fins de mise à disposition de la lettre AKTIS. Les utilisateurs sont informés qu’ils disposent d’un droit d’accès, de modification, de suppression et d’effacement des informations personnelles les concernant. Ces droits peuvent être exercés sur simple demande écrite auprès de IRSN/DSDP/BC2S BP17 92262 Fontenay-aux-Roses cedex ou par mél : contact.aktis@irsn.fr Aktis n°32 – automne 2019 SOMMAIRE ÉDITO Patrice Bueso AVANCÉES DE LA RECHERCHE PAGE 3 • La contamination à Fukushima : des rivières à la mer FOCUS PAGE 6 Le comportement des poussières dans le tokamak, clé du risque d’explosion dans ITER FORMATION PAR LA RECHERCHE PAGE 9 • Effets métabolomiques, transcriptomiques et épigénétiques de l’uranium à faibles doses • Le brouillard contribuet-il aux retombées radioactives ? VIE DE LA RECHERCHE PAGE 11 • Publications scientifiques - L’IRSN renforce son engagement pour la science ouverte • Projets de recherche - Résultats de l’appel à projets H2020 : l’IRSN participe à 8 projets de recherche - Appels à projets ANR et INCa : 5 projets auxquels participe l’IRSN sélectionnés en santé et en radioécologie • HDR - Trois nouvelles soutenances Glossaire GLO PAGE 12 Photo de couverture - Caractérisation du jet diphasique (eau et vapeur) issu de l’entrée de l’eau dans un caisson à basse pression. © B. Blaisot/IRSN
Radioécologie AVANCÉES DE LA RECHERCHE La CONTAMINATION à Fukushima : des RIVIÈRES à la MER En situation d’urgence nucléaire ou radiologique, comme en phase post-accidentelle, l’IRSN doit être en mesure de prédire le devenir des radionucléides dans l’environnement et d’évaluer leur impact sur l’homme et l’environnement afin d’aider les pouvoirs publics à prendre les décisions appropriées. Les outils de simulation utilisés après un accident permettent notamment de définir les zones de protection des populations ou de surveillance renforcée des territoires. L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi a mis en lumière la nécessité de mieux comprendre, quantifier et prédire la distribution, dans l’espace et dans le temps, des radionucléides rejetés dans l’environnement, notamment au sein des forêts et sur les bassins versants et dans l’environnement marin. Le projet AMORAD (1) a été construit pour réduire les incertitudes sur le devenir à court, moyen et long termes des radionucléides dans l’environnement et leurs conséquences radiologiques et sanitaires, en particulier dans ces écosystèmes continentaux et marins. Au sein d’AMORAD, le programme ERO visait à mieux comprendre les processus d’érosion et de ruissellement des radionucléides dans la zone touchée par le panache de contamination au nord-est de la préfecture de Fukushima. Il a ainsi amélioré la prédiction des exports de contamination vers l’aval des bassins versants et à la mer. Après l’accident de Fukushima, de larges zones ont été contaminées par des retombées radioactives sur les sols, les forêts et les villages de la région. Les plus contaminées (au-delà de 100 kBq/m² initialement) couvrent une surface d’environ 3 000 km² au nord-est de la centrale et sont drainées par plusieurs rivières côtières. Sur ces bassins versants, le radiocésium est entraîné par ruissellement, soit sous forme dissoute, soit sous forme solide en étant intégré à des particules transportées par l’eau (érosion hydrique). Le flux particulaire est largement majoritaire dans la quantité annuelle de radiocésium exporté (en effet, le radiocésium se fixe facilement sur les particules), notamment en périodes de forts débits (typhons, fonte des neiges) où la charge particulaire est très forte. Le flux dissous est mineur, mais il peut cependant constituer jusqu’à 50 % du flux total en conditions de bas débit hydrique. Le programme « Erosion des bassins versants » ou ERO, piloté au sein d’AMORAD par le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, unité mixte CEA-CNRS), s’est intéressé à cinq bassins versants côtiers drainant la zone contaminée par le panache de l’accident. L’IRSN y a contribué pour quantifier et caractériser les formes sous lesquelles le radiocésium (isotopes 134 et 137) est transporté dans les rivières en conditions de bas débit, et modéliser les flux de radiocésium depuis les bassins versants jusqu’à l’océan. Biomasse contaminée Les campagnes de prélèvement de l’IRSN ont ciblé des périodes de bas débit des rivières précédant la saison des typhons hivernaux, périodes caractérisées par de faibles teneurs en matières en suspension. La première campagne en novembre 2013 a permis de récolter des sédiments et de l’eau en plusieurs points de cinq rivières côtières au nord de la centrale nucléaire. Les données analysées montrent que les concentrations de césium 137 dissous et particulaire sont restées proches de celles relevées le mois qui a suivi l’accident, et qu’elles sont par ailleurs directement proportionnelles aux niveaux de contamination des sols des bassins versants. Le nouveau résultat apporté par ces travaux est l’observation d’une corrélation positive entre les concentrations de radiocésium dans les matières en suspension ou les sédiments et la teneur de ces derniers en matière organique. Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, Gif-sur-Yvette, France) ; Center of Research in Isotopes and Environmental Dynamics (CRIED – Tsukuba University, Japon) CONTACTS Frédérique Eyrolle frederique.eyrolle @irsn.fr Laboratoire de recherche sur les transferts des radionucléides dans les écosystèmes aquatiques - LRTA Laurent Garcia-Sanchez laurent.garcia-sanchez @irsn.fr Laboratoire de recherche sur les transferts des radionucléides dans les écosystèmes terrestres - LR2T (1) AMORAD est financé par l’appel à projets Recherche en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection du Programme d’investissements d’avenir (PIA-RNSR). Aktis n°32 – automne 2019 3



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