Aktis n°27 sep/oct/nov 2017
Aktis n°27 sep/oct/nov 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de sep/oct/nov 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : modéliser le transfert du tritium dans l'environnement pour évaluer son impact.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PUBLICATIONS Modélisation du comportement de l’iode dans l’atmosphère, thèse soutenue le 30/10/2015 par Julien Trincal à l’université de Lille 1Impact of Atmospheric Species Reactivity on Radioactive Gaseous Iodine Transport in Severe Accident Conditions - J. Trincal et al. - WIT Transactions on Ecology and the Environment, vol. 198,pp. 77-86, 2015 La demande de brevet a été publiée et est accessible au public sous le n°FR3029799. N°de brevet attendu pour début 2018 (4) Voir un exemple sur le site Internet. Schéma du piège à iode breveté. L’air suit le trajet matérialisé par les flèches. Celles-ci sont représentées du rouge au jaune clair au fur et à mesure que l’iode est piégé. L’ellipse grise correspond au piège contenant le charbon actif, et les points bleus aux trous permettant à l’air de traverser la paroi du piège. IRSN 10 Aktis n°27 – automne 2017 fortement des conditions météorologiques, notamment du cycle jour/nuit qui impacte directement la photolyse des composés iodés mais aussi les teneurs en composés tels que l’ozone, O 3, ou le dioxyde d’azote, NO 2. La présence de COV (3) conduit à la formation de composés organo-iodés. La nuit, la réactivité est plus faible et l’iode moléculaire issu des rejets se transforme principalement en IONO 2. Ces nouvelles formes d’iode soit restent gazeuses, soit forment des particules par nucléation GLO. Ce travail a montré que les interactions de l’iode avec l’atmosphère doivent être intégrées dans les modèles pour améliorer la prévision de la contamination de l’environnement. Afin d’utiliser à terme ces composantes dans un outil opérationnel, l’IRSN a lancé en 2015 la thèse de Camille Fortin. Son objectif est d’intégrer dans un modèle de dispersion atmosphérique 3D une phase aérosol. Son travail a par ailleurs permis d’identifier trois types de données à acquérir  : des constantes de photolyse pour certains composés iodés ; des données permettant de prendre en compte les interactions entre iodes volatils et aérosols atmosphériques ; des données complémentaires portant sur des constantes de dépôts (secs ou humides selon la présence de pluie). Trois nouvelles thèses démarrent à l’automne 2017 sur ces sujets. Brevet Afin de conforter les simulations et affiner la prévision des conséquences radiologiques environnementales et sanitaires, la mesure Schéma de principe √ Débit élevé √ Optimisation du piégeage √ Optimisation de la détection √ Géomérie conventionnelle FORMATION PAR LA RECHERCHE physico-chimique in situ est nécessaire. L’IRSN dispose d’un réseau de stations de surveillance (OPERA-Air) des niveaux d’activité des radionucléides présents dans l’atmosphère. Il collecte les aérosols présents dans l’atmosphère avec des débits de filtration compris entre une centaine et plusieurs centaines de m 3/h. Ceci permet de déceler la présence d’iode radioactif sous forme particulaire à l’état de traces (4) soit entre 0,1 et quelques µBq/m 3. La mesure de l’iode radioactif gazeux est en revanche plus délicate ; c’est pourtant sous cette forme qu’il est majoritairement attendu dans l’environnement après un rejet accidentel. Sur le réseau OPERA-Air, sa collecte est réalisée à l’aide de cartouches à charbon. Le débit d’air est toutefois beaucoup plus faible que celui pour la collecte d’aérosols, ce qui se traduit par des limites de détection environ 100 fois plus élevées que pour l’iode sous forme particulaire. Ces limites sont suffisantes en cas de rejets importants mais elles ne permettent pas la détection de l’iode gazeux à de très faibles concentrations (de quelques dizaines à une centaine de µBq/m 3). De plus, l’inhomogénéité de la répartition de l’iode piégé dans le charbon complique la mesure. Afin d’abaisser les limites de détection et de mieux connaître le rapport entre la fraction gazeuse et la fraction particulaire dans l’atmosphère après un rejet, des chercheurs de l’IRSN ont conçu un dispositif optimisant à la fois le piégeage et la mesure de l’iode. Son principe est de concentrer l’iode dans la partie centrale d’une géométrie dite « enveloppante », à l’endroit même où est placé un détecteur germanium pour sa mesure. Cette configuration permet un rendement de détection optimum. Ce dispositif est dimensionné pour traiter des débits 30 fois plus importants que celui traversant les cartouches utilisées actuellement. Il est par ailleurs prévu de doter le piège de résistances chauffantes afin de limiter la compétition entre le piégeage des vapeurs d’iode et de la vapeur d’eau présente dans l’air. Le dispositif, qui fait d’ores et déjà l’objet d’un brevet, sera installé à partir de la fin de l’année dans les stations de collecte d’aérosols à très grand débit du réseau OPERA-Air de l’IRSN. L’étape suivante concerne la spéciation des deux formes gazeuses (I 2 et ICH 3) à partir du dispositif déjà breveté.
PUBLICATIONS PERCEPTION DES RISQUES BAROMÈTRE IRSN 2017  : À L’HEURE DU PARTAGE ET DE L’OPEN DATA Après avoir donné l’an dernier un accès libre aux données de l’enquête, le Baromètre IRSN de la perception des risques et de la sécurité par les Français enrichit cette année son contenu avec une mise en perspective des analyses de l’Institut par celles de scientifiques externes. Les principaux enseignements de l’édition 2017 sont la première place conservée par le terrorisme au sein des préoccupations des Français et l’absence d’évolution significative pour une majorité d’aspects du domaine nucléaire par rapport à l’édition 2016, à l’exception notable de la perception des acteurs. BILAN DES CONNAISSANCES SUR LE TRITIUM DANS L’ENVIRONNEMENT L’IRSN publie un bilan des connaissances acquises depuis 2010 sur le comportement du tritium dans l’environnement. Il synthétise les principales avancées de la recherche, obtenues par l’IRSN et des équipes de chercheurs à l’international, à un stade qui permet d’éclairer les questions de métrologie du tritium, de ses formes physico-chimiques, de niveaux mesurés dans les milieux (air, eau, sols, sédiments), de bioaccumulation et de transfert le long de la chaîne alimentaire. 50 ANS D’ÉTUDES ÉPIDÉMIOLOGIQUES SUR LES TRAVAILLEURS DU CYCLE ÉLECTRONUCLÉAIRE EN FRANCE L’IRSN publie mi-décembre le bilan des études épidémiologiques réalisées depuis les années 1990 sur les travailleurs du cycle électronucléaire en France. Ces études ont un double objectif. Tout d’abord celui d’améliorer les connaissances sur les effets sanitaires à long terme d’une exposition chronique à de faibles doses de rayonnements ionisants. Ensuite, de fournir des éléments d’information aux experts en radioprotection, en santé au travail et en santé publique, et au-delà, au public. Les études mises en place par l’IRSN concernent près de 75 000 travailleurs suivis depuis 1945 pour les plus anciens et s’intéressent aux activités de l’ensemble du cycle électronucléaire, depuis l’extraction de l’uranium jusqu’à la production d’électricité. Elles permettent par leur diversité d’étudier les effets de différentes sources de rayonnements (exposition aux rayonnements gamma, contamination par l’uranium, inhalation de radon…). Les résultats de ces études contribuent à la consolidation des hypothèses sous-jacentes au système de radioprotection pour les travailleurs et le public. THÈSES LES DERNIÈRES SOUTENANCES DE THÈSE Changements phénotypiques des cellules endothéliales au cours du développement des lésions radiques pulmonaires, par Jérémy Lavigne le 16 octobre à Fontenay-aux-Roses ; Dépôt de radionucléides par les nuages et les brouillards sur les végétaux, par Jackie Tav, le 12 octobre 2017 à Cadarache. Effets sanitaires d’une exposition chronique à de faibles doses de rayonnements ionisants  : contribution à l’estimation des risques radioinduits de cancers dans une cohorte française de travailleurs du nucléaire, par Lucie Fournier le 22 septembre 2017 à Fontenay-aux-Roses ; Apport des enregistrements de séismes et de bruit de fond pour l’évaluation site-spécifique de l’aléa sismique en zone de sismicité faible à modérée, par Vincent Perron le 15 septembre 2017 à Saint-Martin-d’Hères ; Identification des ligands biologiques de l’uranium dans les gonades de Danio rerio - Impact sur leur fonctionnalité, par Yvan Eb-Levadoux le 3 avril 2017 à Pau. HABILITATION À DIRIGER DES RECHERCHES HDR D’ALAIN CHAPEL Alain Chapel a soutenu son habilitation à diriger des recherches (HDR) « Biothérapie des irradiations » le 12 juin 2017 à Orsay. CONGRÈS ICRP-ERPW, DU 10 AU 12 OCTOBRE 2017 L’IRSN a organisé le 4 e symposium international sur le système de radioprotection, organisé conjointement avec la 2 e Semaine européenne de la recherche en radioprotection du 10 au 12 octobre à Paris. PREMIER COLLOQUE DU PROGRAMME AGORAS Comment se construisent et évoluent les équilibres institutionnels entre les différents acteurs impliqués dans la prévention d’un accident nucléaire ou dans sa gestion s’il se produit ? Le projet AGORAS, dont le premier colloque a été organisé par l’IRSN et s’est tenu mardi 21 novembre 2017 à la Cité universitaire de Paris, a pour objectif de répondre à cette question. VIE DE LA RECHERCHE En savoir plus sur les risques Baromètre IRSN 2017 En savoir plus sur le bilan des connaissances sur le tritium dans l’environnement Aktis n°27 – automne 2017 11

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