Aktis n°25 jan à mai 2017
Aktis n°25 jan à mai 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de jan à mai 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : les investigations géochimiques en aval d'anciennes mines.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie (IMPMC - UMR 7590 CNRS/université Paris VI/Institut de recherche et de développement/Muséum d’histoire naturelle) Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (UMR 8212 CNRS/Université de Versailles- Saint-Quentin/Commissariat à l’énergie atomique) CONTACT Arnaud Mangeret arnaud.mangeret@ irsn.fr Laboratoire d’études des transferts en sub-surface – LT2S 6 Aktis n°25 – janvier 2017 Géosciences - Rejets - Physique/Chimie FOCUS Les INVESTIGATIONS GÉOCHIMIQUES en aval d'anciennes d’anciennes MINES Dans le cadre de sa mission d’appui aux pouvoirs publics, l’IRSN contribue à l’évaluation de l’impact radiologique sur l’environnement des installations de la filière nucléaire, parmi lesquelles les anciennes mines d’uranium. Si leur exploitation est désormais terminée, les sites sur lesquels elles étaient implantées et qui sont aujourd’hui réaménagés, sont drainés par des eaux favorisant, sous certaines conditions, la remobilisation et le transport de l’uranium qui peut ensuite s’accumuler dans les sédiments des cours d’eau ou des lacs localisés en aval. Comprendre les mécanismes d’accumulation de l’uranium dans ces sédiments, et ceux liés à sa possible remobilisation en cas de curage et de stockage à sec constitue donc un enjeu important en matière d’évaluation d’impact. C’est pour répondre à ces objectifs que l’IRSN s’est engagé, en tant que pilote au côté d’autres partenaires académiques, dans les projets Uramines I et II. Evaluer le devenir à long terme de l’uranium dans les dépôts sédimentaires en aval des anciennes mines est un des axes d’étude prioritaires assignés à Areva dans le cadre du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR). L’exploitant est notamment chargé d’étudier les relations entre les Plateforme de carottage sur barge UWITEC pour le prélèvement de carottes longues. IRSN rejets et l’accumulation de radioéléments dans les sédiments. À défaut d’une directive générale pour les gérer, c’est au préfet qu’il revient aujourd’hui de décider, lors d’opérations de curage, des modalités à mettre en œuvre pour leur retrait et leur stockage. Afin de pouvoir évaluer le lien entre l’activité minière et l’accumulation de l’uranium dans les sédiments ainsi que l’impact des solutions de gestion proposées, l’IRSN mène, depuis 2012, des actions de recherche avec l’IMPMC et le LSCE dans le cadre des projets Uramines I et II. Leur finalité est de comprendre comment l’uranium présent dans l’eau des rivières s’accumule dans les sédiments lacustres et caractériser l’éventuelle réversibilité des processus impliqués. Le site choisi dans le cadre de ce projet est formé par le continuum hydrologique partant de l’ancienne mine des Bois noirs, exploitée de 1955 à 1980, jusqu’à la retenue d’eau du barrage hydroélectrique de Saint-Clément (Massif central) situé à 20 km en aval. Ce lac est une base de loisirs depuis les années 1930. Variations de concentration L’eau issue de la mine est caractérisée par des concentrations en uranium et en radium supérieures à celles des cours d’eau de la région. En application des exigences fixées par arrêté préfectoral, ces eaux doivent être contrôlées et traitées pour limiter notamment leur concentration en radium. Elles sont par la suite rejetées dans le cours d’eau qui longe le site minier,
In dMICi.eIL ee.iiMt la Besbre, et alimente le lac de Saint-Clément. Une proportion de l’uranium transporté par la Besbre est piégée dans les sédiments qui se déposent au fond du plan d’eau. Les variations de concentration en uranium dans les sédiments observées aujourd’hui peuvent être mises en relation avec les apports de la mine au cours du temps. Dans la perspective d’analyser les travaux qui seront produits par Areva dans le cadre du PNGMDR, l’IRSN doit pouvoir faire ce lien. Pour cela, l’IRSN s’est attaché à déterminer, dans le cadre des projets URAMINES I et II, le taux de sédimentation dans la retenue d’eau et les processus biogéochimiques susceptibles de modifier la distribution de l’uranium dans les sédiments. Datation du radium 228 Afin d’identifier le taux de sédimentation, les dépôts sédimentaires lacustres doivent être datés. La méthode la plus couramment utilisée est basée sur la mesure du plomb210 (radionucléide également d’origine naturelle). Cependant, celle-ci s’est avérée inapplicable dans ce cas car les apports de plomb210 provenant des eaux de la mine perturbent le signal. Une autre méthode repose sur le repérage du césium 137 associé aux retombées de l’accident de Tchernobyl (1986) ou des essais nucléaires atmosphériques (maximum au début des années 1960). Toutefois cette méthode nécessite de disposer de sédiments suffisamment anciens et donc d’effectuer des prélèvements suffisamment profonds, ce qui n’a pas été possible pour la majorité des prélèvements réalisés au cours du projet. Seules quelques-unes des carottes se sont avérées suffisamment longues pour observer un pic de césium 137. L’absence d’américium 241 caractéristique des essais nucléaires a permis d’attribuer ce pic à l’accident de Tchernobyl. Pour compléter leurs interprétations, les chercheurs ont fait appel à une Section de sédiments du lac après ouverture de la carotte. IRSN Carotte de sédiments réalisée avec un carottier gravitaire à main UWITEC . IRSN Aktis n°25 – janvier 2017 7



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