Aktis n°24 sep à déc 2016
Aktis n°24 sep à déc 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de sep à déc 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (188 x 262) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : la RPE, une technique de dosimétrie rapide en plein développement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Épidémiologie FORMATION PAR LA RECHERCHE I- Société francophone d'imagerie pédiatrique et prénatale, Institut Curie, Registre national des tumeurs de l'enfant, National Instituts of He alth {Bethe sda, USA), 21 centre hospitaliers universitaires CONTACT Dominique Laurier do minique.laurier @irsn.fr Laboratoire d'épidémiologie - Lepid w Rapport « ExPRI » relatif à l'exposition de la population française aux rayonnements ionisants liés aux actes de diagnostic médical en 2012. Pearce et al, 2012 ; Mathews et al, 2013. ce Date de sortie de la cohorte 31 décembre 2011 ou décès ou premier diagnostic de cancer ou anniversaire. w Accord CNIL DR- 2011-141, 26 avril 2011 PUBLICATIONS Analyse de la relation entre l'exposition aux rayonnements ionisants lors d'examens de scanographie et la survenue de pathologies tumorales au sein de la cohorte « Enfant Scanner', thèse soutenue par Neige Journy le 14 novembre 2014 à l'hôpital Paul Brousse de Villejuif. Journy N. etai « Are the studies on cancer risk from CT scans biased by indication ? Elements of answer from a large-scale cohort study in France », British Journal of Cancer (2015), 112W:185-93. Journy N. et aL Childhood CT scans and cancer risk : impact of predisposing factors for cancer on the risk estimates. » J Radial Prot2016 ; 36 : Ni-7 Aktis n°24- septembre 201f) LE SCANNER accroît-11 le RISQUE DE CANCER pour les enfants ? Les examens scanner apportent plus de 70% de la dose de rayonnements ionisants reçue lors des examens diagnostics médicaux par la population française. L'Institut a lancé une étude sur les risques à long terme liés à l'utilisation de ce type d'examen chez les enfants. La scanographie est de plus en plus utilisée en raison de sa précision dans l'arsenal diagnostic de la médecine. El le est cependant beaucoup plus irradiante que l'imagerie conventionnelle, et elle doit donc, comme tout acte de radiologie, faire l'objet d'une évaluation bénéfice/risque pour l e patient. Son utilisation induit-elle une augmentation du risque de développer un cancer, en particulier pour les enfants ? Des études épidémiologiques ont été lancées dans plusieurs pays et les premiers résultats publiés(2 ont fait état d'excès de risques de cancer. Cependant, ces études disposaient de peu de données sur les doses reçues lors de l'examen et sur son motif, posant la question de la robustesse des résultats. Évaluation rétrospective des doses L'IRSN coordonne une étude en France sur une cohorte appelée « EnfantScanner », avec une éva- Iuation rétrospective des doses reçues lors des examens et, pour la première fois, la prise en compte de données cliniques dont certains facteurs de prédisposition au cancer. Cette cohorte inclut des enfants nés après 1995 et ayant eu au moins un scanner à partir de 2000 dans l'un des 21 centres de radiologie hospitaliers partenaires du projet. Les enfantsayant eu un cancersontidentifiés grâce au registre national des cancers de l'enfanta). De premiers résultats ont été obtenus, dans le cadre de la thèse de Neige Journy, pour 67 274 enfants exposés à un scanner avant l'âge de 10 ans entre 2000 et 2010. À partir des données hospitalières collectéeso), la doctorante a identifié ceux (2,6%) présentant un facteur de prédisposition au cancer. Elle a calculé l'incidence des cancers dans cette cohorte entre 2000 et 2011. Par ailleurs, les doses cumulées de rayons X délivrées à certains organes ont été reconstituées.ei Philippe Castano/IRSN Sur la base de ces données, N. journy a étudié la relation entre le risque de développer les cancers les plus fréquents et la dose cumulée reçue au cerveau et à la moelle osseuse. Pour les enfants sans facteurde prédisposition au cancer, le risque pour une dose de 10 mGray est augmenté de 7% (hazard ratioa° de 1,07 avec intervalle de confiance (IC) à 95% de 0,99-1,1) pour lestumeurs cérébrales et de 16% CNR de 1,16 avec IC95% de 0,77-1,27) pour la leucémie. Ceux présentant un facteur de prédisposition revoient pas leur risque de cancer radio-indu itaugmenter, probablement parcequ'll existe une mortalité précoce plus importante dans ce groupe, liée à d'autres maladies. Ces résultats sont cohérents avec ceux publiés par d'autres équipes. Ils ne sont cependantpasstatistiquement significatifs car la durée de suivi de la cohorte est encore courte et son effectif limité compte tenu du niveau de risque à discriminer. Ces résultats seront confirmés par un suivi prolongé et par leur agrégation à l'étude européenne EPI-CT.
Radiotoxicologie - Exposition chronique Exposition CHRONIQUE ô faible dose au STRONTIUM 90 et SYSTÈME immunitaire Sur les territoires contaminés par des accidents nucléaires, des radioéléments persistent à faibles doses dans l'environnement. Leur effet sur la santé est une préoccupation forte. Une thèse menée récemment donne un éclairage sur les effets du strontium 90. De nombreuses études ont été réalisées chez des populations vivant sur les territoires contaminés par l'accident de Tchernobyl. Elles ont montré des perturbations du système immunitaire portant sur le nombre de lymphocytes T CD4+ ou CD8+, sur le rapport CD4/CD8, sur des modifications de la réponse à différents stimulants ou encore sur des variations de la concentration en immunoglobulines dans le sang. Ces modifications ont souvent été associées à l'exposition au césium 137 (137Cs), principal contaminant des sols. Sur le système immunitaire Or plusieurs programmes expérimentai& menés notamment à H RSN chez la souris contaminée via l'eau de boisson ont montré que le 137Cs n'avait pas d'effet su r les paramètres descriptifs et fonctionnels du système immunitaire des animaux contaminés. D'autres radionucléides quele137Cs pourraient donc être impliqués. Or le strontium 90 (Sr) rémanent à long terme a été retrouvé dans l'alimentation des populations. Une première thèse (N. Synhaeveen 2011) a montré qu'une ingestion chronique de ce radionucléide a un effet sur la physiologie osseuse mais aussi, et surtout, sur le système immunitaire lorsqu'il estassocié à une autre stimulation. En effet, si les animaux contaminés par le "Sr sont vaccinés avec de la toxine tétanique, une diminution importante (de 30 à 60%) de la quantité d'immunoglobulines spécifiques est observée par rapport aux animaux témoins. Stockage du 9°Sr dans ras Afin de mieux comprendre les mécanismes sousjacents à ces perturbations du système immuni- taire et de la physiologie osseuse, des contaminations chroniques au strontium ont été réalisées sur des cellules et chez la souris, dans le cadre de la thèse de S. Musilli. Les résultats montrent que le stockage du "Sr dans l'os induit une irradiation des cellules de la bordure osseuse, avec le développement d'un stress oxydant et l'apparition de dommages à l'ADN. Un vieillissement accéléré (sénescence cellulaire) en réponse à l'irradiation a également été observé in vitro aussi bien qu'in vivo, accompagné d'une Les souris ont été contaminées au strontium par l'eau de boisson dans le cadre du travail de thèse de S. t Laurent Zylbermann/GraphixmagestIRSN modification de la fonctionnalité des cellules, telle que la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires. Or, les cellulesde la bordure osseuse comprennent en particulier les cellules souches à l'origine du système immunitaire et les cellules qui régulent la différenciation précoce de ces cellules souches. Une modification de la fonctionnalité de ces cellules pourrait expliquer les effets observés sur le système immunitaire. Ces résultats suggèrent que le "Sr pourrait être responsable, au moins en partie, de certains effets sanitaires (par exemple, augmentation de la fréquence des allergies) observés chez certaines populations vivant sur les territoires contaminés par les accidents nucléaires majeurs. i Pr Saadia Me Kerdine- Romer, UMIZ 996, université Paris-Sud, Châtenay-Malabry, co - directrice de la thèse CONTACT Jean-Marc Bertha jean-marc.bertho @irsn.fr Laboratoire de radiotoxicologie expérimentale - L RTOX Dans lesprernières études, les souris ont ingéré quotidiennement environ 100 Bq/jour de'ees (Bertho er coîl., zon.). PUBLICATION Étude des mécanismes d'acbon du Stronb1111190 sur le système immLuiitaire à la suite d'une contamination chronique, thèse soutenue par Stefania Musilli le 30 mars 2016 àl'IRSN, à Fontenay-aux-Roses. Aktis n'24 - septembre 2016 4)



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