Aktis n°23 jan à aoû 2016
Aktis n°23 jan à aoû 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de jan à aoû 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : la recherche sur les accidents de réacteurs nucléaires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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leu CEPN, lycées concernés CONTACT Sylvie Charron sylvie.charron @irsn.fr Service d’ouverture à la société (1) Analogue dans son principe aux dispositifs utilisés pour la surveillance des travailleurs exposés. PUBLICATION Collectif « Measurement and comparison of individual external doses of high school students living in Japan, France, Poland and Belarus – the D-Shuttle project », Journal of radiological protection, 36 (2016) 49-66. Radioprotection COMPARAISON de MESURES faites par des LYCÉENS en quête d’une dune CULTURE de RADIOPROTECTION Le post-accident à Fukushima a confirmé qu’une culture pratique de radioprotection favorise la gestion par chacun de son exposition aux rayonnements. Depuis 2007, des lycéens en France et dans des pays partenaires se sensibilisent à cette culture, soutenus par l’IRSN. Des mesures effectuées dans ce cadre par des lycéens japonais, français, biélorusses et polonais ont donné lieu, après interprétation, à une publication scientifique  : un bel apport du « crowd sourcing » pour une approche réaliste des doses. Les lycéennes japonaises participant aux ateliers ont été accueillies par les élèves du lycée de Boulogne suite aux rencontres internationales de la radioprotection en 2015. DR 14 Aktis n°23 – janvier-mars 2016 AVANCÉES DE LA RECHERCHE Depuis huit ans, des lycéens français et étrangers étudient durant l’année, sous la houlette de leurs professeurs, des thèmes de radioprotection avec l’appui de scientifiques notamment de l’IRSN. L’objectif est de les sensibiliser à la démarche scientifique et de les familiariser avec la culture de radioprotection. En 2014, des lycéens de la préfecture de Fukushima ont proposé d’établir des comparaisons de mesures dosimétriques relevées dans leur région avec celles d’autres régions du Japon et de l’étranger. 216 lycéens et professeurs venant de 24 établissements ont participé  : six de la préfecture de Fukushima ; six d’autres régions japonaises, non touchées par l’accident ; quatre de France et huit de Pologne ; et deux de Biélorussie, région de Gomel, impactée par l’accident de Tchernobyl. Pour cette étude, chaque personne a porté pendant deux semaines un dosimètre électronique individuel mesurant et enregistrant les doses horaires reçues par son porteur (dosimètre D-Shuttle). En parallèle, chaque participant tenait un journal de ses activités (quoi, où et quand). Grâce à ces informations, les doses mesurées ont été extrapolées à une dose moyenne annuelle. Cette démarche a ainsi abouti à une valeur du niveau d’exposition tirée directement de la réalité quotidienne. Doses moyennes annuelles réalistes Résultats  : la dose moyenne annuelle « réaliste » ainsi estimée dans la préfecture de Fukushima se situait entre 0,63 et 0,97 millisievert par an (mSv/an) ; entre 0,55 et 0,87 mSv/an hors région de Fukushima ; et entre 0,51 et 1,10 mSv/an en Europe (0,09 mSv/an au Bélarus). Dans ce cadre, on observe que les doses externes reçues par les participants dans la région de Fukushima et au Bélarus ne se démarquent pas des doses reçues par les participants des autres régions, exposés seulement à la radioactivité naturelle. Plusieurs facteurs à cela  : le niveau de la contamination dans la ville même de Fukushima, les actions menées pour la faire baisser, et le fait que les habitants ont appris à éviter, dans leurs activités quotidiennes, les zones les plus contaminées (forêts par exemple). Cette étude montre que le relevé de mesures individuelles associées à une description de l’activité des porteurs de dosimètres est un outil puissant pour une estimation réaliste de l’exposition et permet d’identifier les activités les plus exposées. Enfin, elle a été pour les lycéens japonais le moyen de comparer leur situation à d’autres régions du Japon et du monde, ainsi de se rassurer, et surtout de se prendre en charge. Au-delà, elle pourrait être utilisée pour que les personnes vivant dans des territoires contaminés disposent d’une quantification du risque.
La stratégie scientifique de l’IRSN Pour remplir ses missions d’expertise et de recherche, l’IRSN doit disposer des meilleures connaissances pour la maîtrise des risques nucléaires et radiologiques et les faire progresser. Pour guider ces progrès, il a identifié les défis par domaines, à l’instar de la stratégie nationale de recherche, et ainsi élaboré une véritable stratégie scientifique, désormais rendue publique. La conception de ce document a bénéficié des réflexions du Comité d’orientation des recherches et du Conseil scientifique de l’Institut. La stratégie scientifique de l’IRSN, qui vient d’être formalisée, vise essentiellement à poser les grands défis auxquels répondent les activités scientifiques et techniques de l’Institut. Son explicitation contribue à faciliter le dialogue de l’IRSN avec l’ensemble des parties prenantes, autour des grandes questions retenues comme prioritaires pour le progrès et la capitalisation des connaissances, et ainsi pour l’amélioration de la sûreté nucléaire et de la protection contre les rayonnements ionisants. Au nombre de 18, à la fois scientifiques et sociétales, ces questions s’articulent autour de deux enjeux fondamentaux  : d’une part, garantir une exploitation sûre des installations nucléaires afin d’éviter un accident majeur ; d’autre part, mieux faire porter les efforts en matière de radioprotection, et les coûts élevés associés, là où il existe de réels enjeux. En matière de radioprotection, la stratégie regroupe deux volets. Le premier consiste à comprendre l’impact sur le vivant (homme, animaux, plantes et leurs écosystèmes) d’expositions chroniques à de faibles doses de rayonnements ionisants, notamment sur des territoires contaminés. Le second concerne les personnes potentiellement soumises à une exposition aiguë aux rayonnements ionisants  : patients et personnels de santé ; personnes exposées lors d’un accident ou d’un acte de malveillance. Plus généralement, la maîtrise des risques nucléaires et radiologiques renvoie à s’interroger sur l’efficacité de la préparation à la gestion d’un accident et de ses conséquences. Dans le domaine de la sûreté et de la sécurité nucléaires, les questions prioritaires sont justifiées par le besoin de limiter l’impact des quelque 180 installations nucléaires françaises, civiles ou de défense, ainsi que des sources et des transports de matières radioactives. Quatre enjeux majeurs ont été identifiés. Tout d’abord, l’exploitation sûre des installations nucléaire au quotidien, tout au long de leur vie jusqu’à leur démantèlement. Le deuxième enjeu est l’impératif d’éviter un accident majeur, et si néanmoins il se produisait, d’en limiter les conséquences. Le troisième est d’anticiper les problèmes de sûreté posés par le vieillissement des matériaux et structures. Enfin, le quatrième vise à maîtriser les questions de sûreté posées par les innovations technologiques. Les travaux scientifiques à venir pour répondre à ces questions sont guidés par des lignes de forces. Il s’agit par exemple – l’IRSN ne pouvant répondre seul à ces questions – d’inscrire ces recherches dans le contexte national et international, par des partenariats tant académiques qu’industriels. La stratégie scientifique vient s’inscrire en cohérence avec les documents de gouvernance de l’IRSN  : la charte d’éthique et de déontologie, le Contrat d’objectif et le Plan à moyen terme. La stratégie scientifique de L'IRSN Pour lex progresser la seceté nucréaire. le sécurité nuclôire et La redoprolectig, 9 VIE DE LA RECHERCHE CONTACT Véronique Rouyer veronique.rouyer @irsn.fr Direction de la stratégie, du développement et des partenariats - DSDP En savoir plus sur La stratégie scientifique de l’IRSN pour faire progresser la sûreté nucléaire, la sécurité nucléaire et la radioprotection Aktis n°23 – janvier-mars 2016 15



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