Air Tahiti Magazine n°95 jui/aoû/sep 2017
Air Tahiti Magazine n°95 jui/aoû/sep 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°95 de jui/aoû/sep 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Tahiti Communication

  • Format : (197 x 260) mm

  • Nombre de pages : 120

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : sous le vent de Tahaa.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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110 nous avions aussi des Dornier et des Twin-otter. ces derniers, plus petits, pouvaient transporter les passagers vers les îles deua Pou etua Huka. Puis, à la in des années 1980, nous avons vu arriver les premiers ATR qui ont remplacé progressivement les Fokker. Je me souviens qu’une fois, un Fokker s’est embourbé car la piste s’était un peu efondrée à cause de la pluie. on est allé chercher un camion pour le sortir de là. Tout le monde a débarqué de l’appareil et a aidé. sous les roues du train d’atterrissage, on a mis des planches, des tôles et l’avion s’est extirpé de la boue ! Ensuite, les passagers sont remontés à bord ! J’ai alors demandé au commandant si c’était encore bon pour le vol… Il m’a répondu  : « et bien oui puisque nous montons à bord ! ». Du coup, j’ai pu dire aux passagers pour les rassurer  : « voyez, il n’y a pas de danger puisque le tōmānā est à bord ! ». Quels sentiments gardez-vous de cette époque et de ce parcours ? Déjà, je suis ière car je suis une personne qui n’a pas eu, à la base, une grande instruction et des diplômes. Malgré cela, j’ai pu exercer de grandes responsabilités. Le travail était diicile mais pour moi cela reste le bon temps. nous avions une grande autonomie dans notre travail. nous nous sommes énormément investis dans notre vie professionnelle et tout ce que nous avons fait, c’était au nom d’Air Polynésie et d’Air Tahiti. les sacriices ont été importants dans notre vie de famille car notre métier était très prenant. Mais ce que j’aimais par dessus tout était la relation très forte que nous avions avec la clientèle marquisienne. nous étions à son service et à son écoute. etant aussi première adjointe du maire de l’île, j’avais beaucoup de connaissances dans le village. Je pense que j’étais une personne respectée. Je n’ai pas travaillé pour moi mais pour les gens, les petites gens, ceux qui devaient prendre l’avion notamment pour régler des problèmes ou lors de décès parmi leurs proches,. Il fallait considérer toutes ces personnes et les respecter. à l’époque, le prix du billet était élevé. J’ai toujours tout fait pour arranger nos clients. J’ai travaillé avec mon cœur. propos recueillis par ludovic lardière DANS LES ANNéES 1980, uNE VuE DE LA PISTE RELIANT L’AéROPORT DE TERRE DéSERTE à TAIOHAE, LOCALITé PRINCIPALE DE L’îLE DE NuKu HIVA/iN The 1980s, A view oF The TrACk CoNNeCTiNg The Terre dÉserTe AirField To TAiohAe, MAiN loCAliTy oF The Nuku hivA islANd. What types of planes did you work with ? Air Polynésie’s leet were Fokkers. Having made a stopover in the Tuamotus, they would arrive in Nuku Hiva. At the beginning, there was just one light per week, but the frequency rapidly increased. We also had Dorniers and Twin-Otters. The latter, being smaller, could take passengers to the islands of Ua Pou and Ua Huka. Then, at the end of the 1980s, we saw the irst ATRs, the aircraft that have gradually replaced the Fokkers. I remember once, a Fokker got bogged down, because part of the airstrip had collapsed due to heavy rain. We went to get a lorry to pull it out. Everyone got out of the aircraft and helped. We placed planks and metal rooing under the landing gear and the plane came free of the mud ! Then, the passengers all got back on board ! I sked the captain if the light was still possible…he replied  : « Well yes, being as we’re getting back on board ! ». So, I was able to reassure the passengers by telling them  : « See now, there’s no danger because the tōmānā(captain) is on board ! ». What are the overriding emotions that you have of this time and your progression ? Firstly, I am very proud, because I never had much of a formal schooling or received any diplomas. Nevertheless, I had a position of great responsibility. The work was diicult, but I always enjoyed it. We were given a lot of autonomy in our work. We invested a great deal in our professional life, and everything we did was for Air Polynésie and Air Tahiti. We sacriiced a lot of our family life for a career that was all-consuming. But, what I loved about my job above all was the close relationship we had with our Marquesan clients. We worked for them and listened to them. As the irst adjutant to the mayor of the island, I had many acquaintances in the village. I think I was a well-respected person. I didn’t work for myself, but for the people, the everyday people that had to catch a light to settle a problem or due to a death of a loved one. You had to be considerate and respectful of all these people. At that time, the plane ticket was very expensive. I always did what I could to help our customers. It was a labor of love. Interviewed by Ludovic Lardière P.BAccHeT
Regard croisé naikée Moasen, chef de l’escale de Bora Bora À seulement 34 ans, cette jeune Polynésienne est chef d’escale de Bora Bora, une des plus importantes de notre réseau, et cela à l’issue d’un parcours remarquable efectué au sein d’Air Tahiti depuis 2003. Incarnant une nouvelle génération de nos personnels, elle nous livre son regard sur l’époque d’Air Polynésie et nous parle de son métier actuel. votre parcours au sein de la compagnie ? naikée moasen  : J’ai intégré Air Tahiti en 2003 à 20 ans. J’ai été choisie parmi une trentaine de candidats lors d’un concours. J’ai successivement exercé les fonctions d’agent d’enregistrement, d’agent commercial et de traic. Puis, j’ai continué mon apprentissage dans la compagnie en tant qu’agent polyvalent, ce qui m’a permis d’aborder dans un même métier, diférents secteurs de notre activité  : le fret, l’enregistrement et le traic. Par la suite, j’ai été agent de planning avant de devenir superviseur pendant cinq ans. Après que le poste de chef d’escale de Bora Bora se soit libéré, j’ai postulé et j’ai été nommée à ce poste. J’ai donc gravi les échelons un par un et j’ai assuré une grande partie des fonctions que je suis en charge d’encadrer aujourd’hui en tant que chef d’escale. à Bora Bora, à mes débuts, j’ai connu les années marquées par une activité plus soutenue que celle d’aujourd’hui. à une époque, nous avions 70 vols par semaine à traiter au sein de l’escale qui comptait alors 65 personnels. Des chifres énormes pour une petite île comme la nôtre. Maintenant, nous avons 55 vols par semaine en moyenne. néanmoins, au sein du réseau Air Tahiti, l’escale demeure la plus importante en terme d’activité après celle de Tahiti Faa’a. Quel regard portez vous sur l’époque décrite par Marceline Aumaitre ? Je fais mon métier par passion et cette passion je l’ai aussi pour ces récits et témoignages qui nous plongent dans l’histoire de notre compagnie. entrer dans la famille Air Tahiti c’est aussi prendre le temps d’écouter les autres personnels et d’échanger avec eux. Nous laissons les plus anciens nous expliquer ce qu’ils faisaient et comment ils le faisaient. Je suis admirative des personnes comme Marceline qui ont vécu toutes ces expériences, ces anecdotes et ces aventures. Ce qu’elle décrit est une belle époque ! ces personnels ont construit l’histoire d’Air Tahiti et l’histoire de chaque famille Air Tahiti car dans les escales des îles il s’en forme une même si, bien sûr, nous restons tous des personnels de la même entreprise. Une « belle époque », certes mais avec des conditions de travail diiciles… efectivement, les conditions étaient rudes comme lors du temps des hydravions. le transport aérien était une activité beaucoup moins structurée qu’aujourd’hui. Mais si ma génération peut aujourd’hui travailler dans quelque chose de mieux structuré, nous le devons au travail accompli par nos prédécesseurs. ZOOM SUR AIR TAHITI s A contemporary perspective nAIkée MoAsen SADRY GHACIR Naikée Moasen, station manager, Bora Bora Just 34 years old, this young Polynesian is station manager at Bora Bora’s airport, one of the busiest destinations in our network, after following a broad career path with air Tahiti, since 2003. The embodiment of our new generation of personnel, she gives us her impression of the air Polynésie era, the company that preceded us. She also reveals some of the core values that have remained constant over changing times. your career with air Tahiti ? Naikée Moasen  : I joined Air Tahiti when I was 20 in 2003. I was selected among thirty candidates. I worked successively as a check-in agent, sales assistant and ground-handling oicer. Then, I continued my apprenticeship within the company as a multi-skilled agent, which allowed me to experience, in the same job, diferent sectors of our business : freight, check-in and air traic. After that I was a scheduling oicer, before working as a supervisor for ive years. When the position of station manager in Bora Bora became vacant I was appointed to the post. I climbed the career ladder step by step, performing most of the tasks earlier in my career, that I now oversee as station manager. When I started working in Bora Bora, the irst few years were busier than it is today. At one time we received 70 lights per week and there were 65 members of staf. Those are huge numbers of passengers for a small island like ours. Now we have an average of 55 lights a week. Nevertheless, the destination still remains the busiest in Air Tahiti’s network, after Tahiti Faa’a. 111



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