Air Tahiti Magazine n°94 avr/mai/jun 2017
Air Tahiti Magazine n°94 avr/mai/jun 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de avr/mai/jun 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Tahiti Communication

  • Format : (197 x 260) mm

  • Nombre de pages : 112

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : dans la quiétude d'Aratika.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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noël Winchester  : steward au temps des hydravions Noël Winchester  : air steward during the seaplane era A GAUCHE DE L’IMAGE  : NOëL WinchesTer, un Précieux TéMoin DE L’âGE DES HyDRAvIONS. A DROITE, SON FILS, GEORGES QUI Travaille sur nos lignes en TanT que sTeWarD/leFT, A PiCTure OF  : NOël WiNCheSTer, A PreCiOuS WiTNeSS FrOm The SeAPlANe Age. righT, hiS SON, geOrgeS WhO WOrkS ON Our FlighTS AS A STeWArd.
Au début des années 1960, Noël Winchester est devenu steward sur les lignes du Réseau Aérien Interinsulaires ou RAI. Il a donc connu cette période des hydravions et volé à bord des célèbres Catalina et Bermuda. Il apporte son précieux témoignage sur ce temps de pionniers et décrit un métier aux aspects fort diférents de ce qu’il est aujourd’hui. Une évolution dont il est un témoin privilégié puisqu’il a terminé sa carrière en décembre 1989 au sein de notre compagnie, efectuant ses derniers vols sur ATR. Comment avez-vous été amené à travailler comme steward ? Noël Winchester  : Mon frère travaillait déjà au Réseau Aérien Interinsulaire. Il m’a demandé si je ne voulais pas travailler aussi, mais comme pilote de bateau… A l’époque, on emmenait les passagers des rivages jusqu’aux hydravions amarrés sur les plans d’eaux. Il fallait donc… des marins… à bord des hydravions, il y avait aussi celui qu’on appelait le « bosco » … Il se chargeait des manœuvres nautiques. Par exemple, il relevait l’ancre de l’hydravion ou s’occupait de le détacher de la bouée à laquelle l’appareil était attaché quand il y en avait une. Certains lagons étaient aménagés avec ces bouées mais parfois il n’y avait rien. Il fallait donc jeter l’ancre pour éviter de partir à la dérive et, bien sûr, la lever. Comme j’étais le bosco et que j’étais à bord, il était pratique pour la compagnie que je fasse aussi le steward. le rai me l’a proposé ! J’ai accepté. J’ai suivi une formation spéciale et passé un certiicat de sécurité-sauvetage. elle était réalisée par un instructeur venu directement de Paris. les enseignements portaient sur la sécurité à bord et en mer  : issues de secours de l’appareil, utilisation des petites embarcations de sauvetage qu’on appelait dinghy, gilets de sauvetage, conduite à tenir en cas de problèmes en vols, etc... J’ai suivi aussi une formation de secourisme à l’hôpital de Papeete. Tout cela était spécialisé pour les hydravions. J’ai réussi ces examens et, en 1963, j’ai pu devenir steward. Mais je ne faisais pas que cela ! Je faisais aussi oice de bosco, je pilotais les navettes entre l’hydravion et le rivage. on mettait la main à la pâte pour le chargement et le déchargement des bagages, donc on était aussi bagagiste ! Même les pilotes mettaient de temps en temps la main à la pâte pour les bagages. Une fois, nous étions aux Gambier. Le tomana, (NDLR  : le commandant de bord, en tahitien) m’a appelé et m’a dit qu’il n’arrivait pas à relever l’ancre. Il m’a demandé d’aller voir ce qui se passait. Pas de problème, je lui ai dit. J’ai plongé et je suis allé voir… ! on était polyvalents ! Et en cabine que faisiez-vous ? sur les longs vols, nous devions servir des boissons et des plats froids. sur les vols plus courts, nous servions juste à boire mais pas d’alcool. Et, bien sûr, on assurait la sécurité à bord. C’est pour cela que nous avions fait des formations. Les lignes sur lesquelles vous avez travaillé ? J’ai beaucoup été sur la liaison entre Bora Bora et Papeete. Les vols internationaux de la TAI arrivaient à Bora Bora avec un DC7, en provenance de l’extérieur. Avec les Catalina et les Bermuda, nous emmenions ensuite les passagers sur Papeete mais pas seulement puisque nous allions aussi directement à rangiroa par exemple. Nous faisions aussi des exercices de vols SAR (NDLR  : Search And rescue) c’est-à-dire des vols d’entrainement pour la recherche et le sauvetage de naufragés en mer. nous devions faire ces vols d’exercice car les hydravions du RAI pouvaient être mobilisés pour ce genre d’opération. ZOOM SUR AIR TAHITI in the early 1960s, noël Winchester became a steward on the rai (interisland aviation Board)’s routes. he was a irst-hand witness of the seaplane era, lying onboard the famous Catalina and Bermuda. he brings us precious insight into this pioneering time and describes a job that difers markedly from the responsibilities of today’s air stewards. he is in a unique position to tellus about all of these changes, as he inished his career in december 1989 with our company, making his last lights on our aTrs. how did you come to work as an air steward ? Noël Winchester  : My brother already worked for RAI (Réseau Aérien Interinsulaire, Interisland Aviation Board). He asked me if I wouldn’t like to work there as well, as a boat driver … At the time passengers were taken from the shore to the seaplanes that were stationed on the water. So you needed … sailors … On board seaplanes there was also someone called a « bosco » … He was in charge of the nautical manoeuvers. For example, he lifted the plane’s anchor, or untied it from its buoy, if there was one. Some lagoons were equipped with anchorage buoys, but some weren’t. In that latter case you had to drop anchor, to stop the plane drifting and, of course, lift it before takeof. Because I worked as a bosco and was already in the plane, it made sense for the company that I also act as the steward. It was RAI that suggested it ! I accepted. I had to take a special training course and get a security and lifesaving certiicate. The course was given by an instructor who came straight from Paris. I learnt about security on board and at sea  : the aircraft emergency exits, using the inlatable emergency dinghies, life-jackets, procedures to follow in the case of inlight problems, etc... I also took a irst-aid course run by the hospital in Papeete. All specially tailored for seaplanes. I passed the examinations and in 1963 I became an air steward. But that wasn’t my only task, I also worked as the bosco, I piloted the boats between the seaplane and the shore. You also had to rollup your sleeves and help load and unload the luggage, so you were also a baggage-handler ! Even the pilots would help out from time to time with the baggage. Once, we were in the Gambiers. The tomana (editor’s note  : light captain, in Tahitian), called me and told me he couldn’t release the anchor. He asked me to go and take a look. No problem, I said. I dived into the water… ! We were very versatile ! What did you do in the cabin ? On long lights we would serve drinks and cold meals. On shorter lights we just served drinks, but no alcohol. And, of course, we were there to insure safety on board, that’s what we were trained for. on which lights did you work ? I worked a lot between Bora Bora and Papeete. International lights, run by TAI’s DC7 arrived in Bora Bora, from elsewhere. Using the Catalinas and Bermudas, we would mostly ferry passengers to Papeete, but not exclusively, we also went directly to Rangiroa, for example. We also did search and rescue exercises, we trained to search for survivors lost at sea. We had to participate in these exercises because RAI’s seaplanes could be calledupon in the case of such an emergency. 101



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