Air Tahiti Magazine n°101 jan/fév/mar 2019
Air Tahiti Magazine n°101 jan/fév/mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°101 de jan/fév/mar 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Tahiti Communication

  • Format : (197 x 260) mm

  • Nombre de pages : 114

  • Taille du fichier PDF : 12,7 Mo

  • Dans ce numéro : Anaa, un projet-pilote d'écotourisme.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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88 AUX MARQUISES La deuxième espèce de gallicolombe est, pour sa part, implantée aux Marquises où elle survit sur deux îlots rocheux inhabités (environ 700 individus sur Hatuta’a et une vingtaine sur Fatu Uku). Son nom local est Kotu’e ou Kataupepe, qui signifie ‘le rouge qui vole comme un papillon’. Une tache blanche est en effet visible sur chacune de leurs ailes, lorsqu’un individu est en vol, comme chez la plupart des papillons diurnes de Polynésie française. Cette espèce est endémique des Marquises. Il est d’ailleurs fort probable qu’elle habitait auparavant toutes les îles de l’archipel. L’isolement des deux îles sur lesquelles on la rencontre encore aujourd’hui a préservé cette espèce du rat noir, du chat et du cochon, tous prédateurs potentiels de ces oiseaux. Ces îles sont également dénuées de tout herbivore introduit tel que les chèvres et les moutons, qui sont eux des destructeurs potentiels de l’habitat. En revanche, si le rat polynésien est bien présent depuis longtemps sur ces deux îles, son impact sur le Kotu’e, principalement sur le plan de la compétition au niveau des mêmes ressources alimentaires (fleurs, graines, insectes) et sur celui d’une certaine prédation des nids, ne menace pas pour l’instant la survie de l’espèce. Cela contrairement au cas de la Gallicolombe erythroptère des Tuamotu qui est beaucoup plus sensible et menacée par la présence du rat polynésien. Un projet de restauration toujours mené conjointement par l’association Manu, BirdLife International et Island Conservation est également lancé sur ces îlots de Hatuta’a et Fatu Uku pour protéger leur biodiversité. L’élimination des espèces introduites permettrait en effet à ces îles d’abriter des colonies bien plus importantes d’oiseaux. De nos jours, les gallicolombes ont été malheureusement oubliées par les populations locales des Tuamotu et des Marquises, du fait même qu’elles ne survivent plus que sur des îles reculées. Pourtant, les gallicolombes ont bien un nom local propre à leur espèce, ce qui indique qu’elles devaient avoir auparavant une importance culturelle. Des expéditions archéologiques menées aux Marquises ont indiqué que les Marquisiens avaient l’habitude de visiter Hatuta’a pour la collecte de coquillages et de plumes d’oiseaux, afin de s’en fabriquer des parures. Aujourd’hui, seuls les anciens et les pêcheurs connaissent cet oiseau, mais beaucoup d’autres ont oublié ou n’ont jamais vu le Kotu’e. Aux Tuamotu, les atolls protégés par le projet de restauration de 2015 ont permis aux coprahculteurs locaux originaires des îles voisines de voir pour la première fois le Tutururu lors de leur saison d’exploitation du coprah sur une île qu’ils visitent tous les deux ans depuis plusieurs décennies. Merci à Air Tahiti pour son soutien et la publication de ces articles, permettant de partager avec le public des informations sur l’avifaune extraordinaire de nos îles ! Tehani Withers – chargée de programmes SOP Manu GALLICOLOMBE DE LA SOCIÉTÉ OU TUTURURU/TUAMOTU GROUND-DOVE OR TUTURURU. F. JACQ – SOP MANU
IN THE MARQUESAS The second species of ground-dove is found in the Marquesas, where it survives on two uninhabited rocky islets (with around 700 individuals on Hatuta’a and around twenty on Fatu Uku). It’s local name is Kotu’e or Kataupepe, which means ‘the red that flies like a butterfly’. And in fact, while their wing plumage is reddish, they have a striking white bar that is displayed during flight, just like many of the butterflies found here in French Polynesia. The species is endemic to the Marquesas, and it is likely that in the past it occurred on all islands in the archipelago. The extreme isolation of the two islets where the species occurs has saved them from the introduction of the black rat, the domestic cat and pigs, all potential predators of this bird. Introduced herbivores, like goats or sheep, potential destructors of their habitat are also absent from these islets. However, the Polynesian rat, a rodent that has long existed on these two islets, whilst competing for food sources (flowers, seeds, insects) with the Kotu’e, and possibly stealing a few eggs and chicks, does not appear to threaten the species’survival. The same cannot be said in the Tuamotu, their ground dove is a lot more fragile and is negatively impacted by the Polynesian rat’s presence. Another restoration project organized by Manu, BirdLife International NATURE and Island Conservation has also been launched on the islets of Hatuta’a and Fatu Uku, to protect the biodiversity. Eliminating introduced species willallow the bird colonies on these islands to grow. These days, the ground doves are more or less unknown to those living in the Tuamotu and Marquesas, probably because they are so rare, and only found on very isolated islands. Nevertheless, both species have a local common name, which suggests that they were culturally significant in the past. Archaeological expeditions to the Marquesas have found evidence that the Marquesans visited Hatuta’a to collect shells and bird feathers used in making ornaments. Today, only the elders and fisherman know of this bird, while most of the other inhabitants have forgotten or never seen the Kotu’e. In the Tuamotu, the restoration project carried out in 2015, has allowed the local coprah workers from nearby islands to rediscover the Tutururu firsthand, during their coprah season on the protected atoll, a first, despite them having visited the islets every two years for the last few decades. We would like to thank Air Tahiti for their support and for diffusing these articles, that allow us to communicate information about the extraordinary bird fauna of our islands with you the readers ! Tehani Withers – Program manager, SOP Manu GALLICOLOMBE DES MARQUISES, KOTU’E OU KATAUPEPE/MARQUESAN GROUND-DOVE, KOTU’E OR KATAUPEPE. T. WHITERS – SOP MANU



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