Air le Mag n°40 juin 2013
Air le Mag n°40 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 64,6 Mo

  • Dans ce numéro : Man of Steel... Superman s'envole vers les sommets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CULTURE INTERVIEW MARILOU CULTURE IN « J’adore être méconnaissable ! » Marilou « Josép 8 8 JUIN 2013
Philippe Quaisse/Pasco & Co BERRY TERVIEW « José•hine, c'est une Madame Sans-Gêne,.arisienne à mort, snob, su•erficielle... » Berry hine » AVANT D’ENFILER SA PEAU DE CAISSIÈRE-CATCHEUSE POUR LES REINES DU RING CET ÉTÉ, ELLE SE FAIT GAFFEUSE ET SEXY DANS JOSÉPHINE. RENCONTRE AVEC LA DEMOISELLE CAMÉLÉON DU CINÉMA FRANÇAIS. « Joséphine, c’est une Madame Sans-Gêne, parisienne à mort, snob, superficielle… » Le film est inspiré de la bande dessinée de Pénélope Bagieu… Vous connaissiez ? Marilou Berry : Oui, et j’aime beaucoup ! Je l’ai d’abord découverte par son blog de voyage, qui est génial ! J’ai bien retrouvé l’esprit de la BD en lisant le scénario. Et puis, quand j’ai rencontré Agnès Obadia, elle et moi on s’est tout de suite bien entendues, alors j’ai été OK pour le faire. Joséphine rappelle irrésistiblement Bridget Jones… M. B. : On me le dit… Mais ce serait plutôt une anti-Bridget ! Bridget Jones est quelqu’un de timide, mal à l’aise, qui sort de sa coquille progressivement… Alors que Joséphine est tout l’inverse ! Elle, c’est une Madame Sans-Gêne, parisienne à mort, snob, superficielle… Mais elle cherche le grand amour, elle est gaffeuse et complexée… M. B. : C’est vrai, et elle trouve qu’elle a des grosses fesses. La différence avec Bridget, c’est que Joséphine, elle, elle fait avec ! En effet, Joséphine met des petites robes sexy, elle s’assume… M. B. : C’est ça que j’aime chez elle. Sa cellulite la fait ch…, mais elle a décidé de s’en ficher une bonne fois pour toutes, parce que quand il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir ! Le problème, c’est qu’elle recherche un mec qui remplirait un cahier des charges impossible à tenir ! Elle est comme beaucoup de nanas aujourd’hui. Elles ont des critères d’exigence de plus en plus dingues : il faut qu’il soit bien sous tous rapports, beau mec, compagnon fidèle, qu’il plaise à la famille, qu’il fasse des miracles au pieu et qu’il rapporte de l’argent à la maison ! Joséphine est bourrée d’idées préconçues sur les gens… Et elle préfère se laisser séduire par le mec mignon et blasé, son « amant du samedi » comme elle l’appelle, plutôt que par le gentil type un peu plan-plan, timide et pas très à l’aise. 9 Bridget Jones aussi préfère le beau salaud… M. B. : Évidemment, c’est plus tentant ! On a toutes plus ou moins connu ça. En résumé, vous arrivez à rendre sympathique une fille snob, superficielle, menteuse et maladivement jalouse de sa sœur parfaite… M. B. : Parce qu’elle nous ressemble. C’est une fille normale. Même si je ne partage pas son rapport à la famille, je peux comprendre son mal-être qui l’empêche de s’apercevoir que sa sœur est encore plus mal dans sa peau qu’elle-même. Le film est tout entier centré autour de Joséphine, il n’y a pas une scène sans elle, c’est-à-dire vous. C’est une responsabilité… M. B. : Je l’ai ressenti plutôt comme un plaisir ! C’est un plaisir d’inventer, de chercher des choses personnelles pour construire ce personnage. Je me suis beaucoup amusée à être Joséphine. Vous figurez dans une autre comédie, qui sort cet été, Les Reines du ring*… Vous y incarnez une catcheuse amatrice… M. B. : C’est l’histoire d’une fille qui sort de prison, trouve un boulot et monte une équipe de catch avec ses collègues. C’est un moyen pour elle de renouer le contact avec son fils, dont le catch est la passion, et qui ne veut plus entendre parler d’elle. C’est une comédie sociale. Vous semblez vous spécialiser dans la comédie, comme l’a fait votre mère [Josiane Balasko] avant vous. Est-ce votre truc ? M. B. : Il se trouve que parmi les scénarios que je lis et qui me plaisent, il y a plus souvent des comédies. Je ne me spécialise dans rien, je ne crois pas qu’il y ait des acteurs spécialisés – bon, j’admets que Louis de Funès n’a pas fait beaucoup de drames non plus ! [Sourire.] C’est aussi dû au fait que le cinéma français, en ce moment, ne produit pratiquement plus que des comédies. Essayez de financer un drame, même intéressant, ces temps-ci : les diffuseurs en feront trois copies et demie, et il disparaîtra de l’affiche en moins d’une semaine ! Il paraît qu’en temps de crise le public préfère rigoler. On voit pourtant des drames faire de gros succès parmi les films étrangers ! • 9



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