Air le Mag n°40 juin 2013
Air le Mag n°40 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 64,6 Mo

  • Dans ce numéro : Man of Steel... Superman s'envole vers les sommets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PROFIL RECHERCHÉ LE SITE DE FINANCEMENT COLLECTIF OCTOPOUSSE, LANCÉ EN BRETAGNE PAR MARIE-LAURE COLAS ET YOANN LE ROSCOUËT, VINGT-SIX ET VINGT-CINQ ANS, GAGNE DU TERRAIN. OBJECTIF : AIDER LES PORTEURS DE PROJETS ARTISTIQUES, HUMANITAIRES, ÉCOLOS OU SPORTIFS À RÉALISER LEUR RÊVE. « On a été chouchoutés IIIIIIII leamturzuterissuiteumumbill Il ne faut•as rester seul dans son coin @L'and on monte une boîte. » PROFIL RE OCTOPOUSSE ILS ONT Le crowdfunding passe à l’Ouest ! Qu’est-ce qui se cache derrière Octopousse ? Marie-Laure Colas : Octopousse est un site de crowdfunding, ce qui signifie littéralement « financement par la foule ». L’idée consiste à faire participer les internautes à l’élaboration de projets innovants ou à leur financement. Sur le site, on peut lancer une collecte de fonds, se faire connaître, etc. Lorsque le projet est financé et validé, Octopousse retient une commission de 7%. Au départ, j’ai créé un site pour trouver des compétences afin de développer de bonnes idées. J’y ai intégré un bouton pour ouvrir à la collecte. C’est comme ça que l’idée est venue. Quelle différence y a-t-il avec d’autres plateformes du même type ? M.-L.C. : Les grosses plateformes sont parisiennes ou étrangères. Notre site intervient au plan régional. Les projets sont ainsi facilement relayés par la presse locale et bénéficient plus facilement d’un soutien direct. Comment s’est concrétisée votre idée ? M.-L.C. : Au départ, le site a été lancé par le biais du statut d’autoentrepreneur. Le but était de simplifier le montage. Mais passer ensuite en société a été compliqué juridiquement. Après plusieurs mois de tractations, Octopousse est devenu une société par actions Marie-Lau Octop 60 60 JUIN 2013 60 PLEIN D’IDÉES POUR EN SAVOIR PLUS : OCTOPOUSSE.COM « On a été chouchoutés par les réseaux d’accompagnement… Il ne faut pas rester seul dans son coin quand on monte une boîte. » simplifiée (SAS). Ce statut souple donne la possibilité aux associés d’aménager les conditions d’entrée et de sortie de la société. Il est bien adapté aux entreprises du numérique, où tout va très vite. Dans quel état d’esprit êtes-vous après ces premiers mois d’exploitation ? M.-L.C. : Ravis ! On a créé l’ensemble du site seuls, et aujourd’hui nous sommes dans une belle phase d’évolution. C’est vrai qu’on a été chouchoutés par les réseaux d’accompagnement, ce qui a bien accéléré nos démarches. On a pu trouver un bon expertcomptable, un avocat et obtenir facilement un local. On a donc rapidement gagné en efficacité, alors qu’on voit d’autres créateurs d’entreprise qui galèrent. C’est pourquoi il ne faut pas rester seul dans son coin quand on monte une boîte. Le poulpe Octopousse deviendra-t-il tentaculaire ? M.-L.C. : Les résultats sont bons. On gagne même des parts de marché sur les plus gros alors que nous ne sommes que deux dans la boîte. Nous sommes en train d’ouvrir le capital à des investisseurs et nous avons plein d’idées pour développer la boîte. L’expansion régionale continue, et on vise à présent l’international. Nous avons traduit le site en anglais et en espagnol. Pour l’allemand, c’est en cours. Et nous préparons même une version en breton ! PROPOS RECUEILLIS PAR VICTOR DAMERVAL ASSOCIÉS POUR GAGNER « Yoannet moi, nous nous sommes rencontrés sur Facebook quand j’ai lancé ma recherche d’un associé il y a deux ans par l’intermédiaire d’un ami commun », raconte Marie-Laure. Et ça a tout de suite collé ! « On s’est vus une première fois une heure et, un mois plus tard, le site ressemblait vraiment à ce que j’imaginais. Entre nous, on peut dire qu’on se comprend à demi-mot. » Pourtant, ils ont constaté, dans leur entourage, que s’associer à quelqu’un n’est pas chose facile. Avant de se rencontrer, chacun d’eux a d’ailleurs eu la possibilité de s’associer avec d’autres, « mais ça a capoté », constate Marie-Laure. Comment trouver le bon associé ? « Lors des premières rencontres, il faut se parler des heures durant pour vérifier qu’on est bien d’accord sur le projet », témoignet-elle, en ajoutant que pour que chacun apporte sa pierre à l’édifice, il faut être autonome. Autre incontournable : la complémentarité. Ici, c’est lui le geek de l’affaire, il construit le site et s’occupe des aspects techniques. Elle gère l’entreprise, communique et prend en charge les questions pratiques. « Il faut lister les compétences et les atouts de chacun, note-t-elle. Ensuite, on débriefe, on se concerte et on prend les décisions ensemble. » Et attention de ne rien cacher à l’autre, sous peine de conflits ! Isabelle Rimbert pour Air le mag
CHERCHÉ ne re Colas ousse 61 Marie-Laure Colas/co-créatice d’Octopousse 61



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