Air le Mag n°40 juin 2013
Air le Mag n°40 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 64,6 Mo

  • Dans ce numéro : Man of Steel... Superman s'envole vers les sommets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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AIR DU TEMPS Films d’animation de la meilleure première œuvre. Pas mal pour un début ! Persepolis. Inspiré de la BD autobiographique de Marjane Satrapi, le film remporte en 2007 le prix du jury au festival de Cannes et deux césars en 2008, dont celui Arjun, the Warrior Prince. ANNECY 2013 FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'ANIMATIONC. WWW.IelleCV.ORG Legends of Oz : Dorothy's Return. Au programme de la sélection officielle du festival d’Annecy 2013, deux cent trente-six films en tout, dont neuf longs-métrages en compétition et quatorze hors compétition, et quarante-cinq pays représentés. L’animation a le vent en poupe ! Au programme de la sélection officielle du festival d'Annecy 2013, deux cent trente-six films en tout, dont neuf longs-métrages en compétition et quatorze hors compétition, et quarante-cinq pays représentés. L'animation a le vent en poupe ! AIR DU SÉDUIRE LES GRANDS POUR ATTIRER LES PETITS Avant Les Triplettes de Belleville, de Sylvain Chomet, sorti en 2003, ou Persepolis, de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (2007), les adultes avaient du mal à pousser les portes d’un cinéma pour aller voir ce type de films. Mais les temps changent… Pixar, par exemple, a bien compris que, pour attirer les petits, il fallait savoir séduire les grands. « Leurs scénarios sont excellents car ils comportent plusieurs niveaux de lecture. Du coup, toute la famille prend du plaisir à assister aux aventures déjantées de personnages improbables », explique Bernard Boulad, délégué général de l’Association française du cinéma d’animation (Afca). LES FRANÇAIS, BOURRÉS D’IDÉES MAIS SANS LE SOU Et côté français ? « Jusqu’à Kirikou et la sorcière, de Michel Ocelot, les studios misaient essentiellement sur le visuel. Depuis, ils travaillent davantage sur l’histoire », constate Tiziana Loschi, déléguée du Festival international du film d’animation d’Annecy (2). Un effort qui paie, comme en témoigne le récent succès d’Ernest et Célestine, de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier, adaptation d’un roman de Daniel Pennac. Mais, à écouter son producteur, Didier Brunner, ce succès doit être relativisé : « Nous avons fait neuf cent mille entrées là où Les Mondes de Ralph en a réalisé deux millions et demi ! Cherchez l’erreur… » Pour cela, inutile d’aller bien loin : les studios Disney ont pu mettre sur la table, globalement, quinze fois plus d’argent que le Ma maman est en Amérique… Pinocchio. Legends of Oz : Dorothy’s Return. À VOS AGENDAS ! VOUS AVEZ RATÉ LE FESTIVAL D’ANNECY ? Pas de panique, trois séances de rattrapage vous attendent à la rentrée. CROQ’ANIME, du 5 au 8 septembre à Paris. LES NUITS MAGIQUES, du 4 au 15 décembre à Bègles. LE FESTIVAL NATIONAL DU FILM D’ANIMATION, du 9 au 15 décembre à Bruz - Rennes Métropole. INFOS SUR www.croqanime.org www.lesnuitsmagiques.fr et www.festival-film-animation.fr 44 44 JUIN 2013
TEMPS : un monde à part UN GENRE DE PLUS EN PLUS APPRÉCIÉ Diaphana Films | Arthur Colin | DR | Summertime Entertainment | Diaphana Films | Sipa challenger français. Le plan marketing n’en a été que plus efficace. Une différence d’échelle qui explique en partie pourquoi seulement une petite dizaine de longs-métrages français sortent chaque année dans les salles. Pourtant, la France occupe dans ce domaine une position dominante, comme nous l’apprend Tiziana Loschi : « Peu de gens le savent, mais l’Hexagone est le premier producteur européen de films d’animation et le troisième sur le plan mondial. Ce secteur est très dynamique et compte une centaine de sociétés actives. » Bizarre, vous avez dit bizarre ? « Pas tant que ça », répond Bernard Boulad, avant d’expliquer que ces studios français tirent leur épingle du jeu grâce à une activité bouillonnante, qui s’exprime essentiellement dans les séries télévisées et les courts-métrages. Les festivals constituent en outre des événements qui permettent non seulement de pallier la faiblesse du marketing des fictions hexagonales mais aussi d’éduquer le public. Force est de constater que la recette fonctionne : « L’an dernier nous avons fait cent vingt mille entrées, dont quarante mille spectateurs. Certains posent même des vacances spécialement pour venir au festival », se réjouit Tiziana Loschi. Même si elle reste modeste, par comparaison avec les Japonais, qui accueillent avec ferveur chaque nouvelle œuvre sortie du mythique studio Ghibli, la curiosité du public français pour les films d’animation croît chaque année. « Les spectateurs apprécient de pouvoir se projeter dans des personnages imaginaires. C’est beaucoup plus fort qu’en prise de vue réelle », analyse Pyer Coffin. Pour obtenir ce résultat, les studios disposent de nombreuses techniques pour booster leur créativité : dessin, peinture sur verre, 3D, pâte à modeler, pixellisation… AQUARELLE VS IMAGES DE SYNTHÈSE Si les majors américaines ont largement adopté le recours à l’image de synthèse, quitte à perdre un peu de vue l’artistique au profit de la technique, les studios européens ont tenu, quant à eux, à conserver leur identité graphique. « Pour Ernest et Célestine, nous avons transposé tel quel l’univers d’aquarelles et de traits aériens de l’auteure Gabrielle Vincent. C’est à la fois une force et une faiblesse », estime Didier Brunner, qui reconnaît avoir pris le risque de faire fuir tous les spectateurs formatés aux superproductions américaines. Malgré ses appréhensions, l’ours et la souris semblent bien partis pour vivre leur rêve américain aux côtés des Minions de Pyer Coffin… L’aventure n’est pas terminée, elle ne fait que commencer. SANDRA FRANRENET 1. 12-14, rue Saint-Louis-en-l’Île, Paris 4e. www.artludik.com. 2. www.annecy.org. En 2003, Les Triplettes de Belleville avait fait l’unanimité de la critique et du public. Un beau succès pour l’animation francophone. « Jusqu’à Kirikou et la sorcière, de Michel Ocelot, les studios misaient essentiellement sur le visuel. Depuis, ils travaillent davantage sur l’histoire… » Tiziana Loschi 45 SE FORMER À L’ANIMATION Secteur dynamique, le domaine de l’animation propose de nombreuses formations. Parmi elles, celle des Gobelins, l’école de l’image, intitulée « Concepteur et réalisateur de films d’animation », est à noter. D’une durée de quatre ans, cette formation permet de maîtriser l’ensemble des techniques d’animation traditionnelles et numériques en 2D et 3D. Studios anglais et américains ne s’y sont pas trompés puisqu’ils viennent régulièrement engager les anciens élèves de l’école ! Infos sur www.gobelins.fr Kirikou et la sorcière : près d’un million d’entrées dès sa première exploitation dans l’Hexagone, en 1998 ! Le cinéma d’animation français se réveille, les financeurs commencent à s’y intéresser. 45



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