Air le Mag n°40 juin 2013
Air le Mag n°40 juin 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de juin 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 64,6 Mo

  • Dans ce numéro : Man of Steel... Superman s'envole vers les sommets.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
CULTURE INTERVIEW Pour autant, vous êtes l’une des rares actrices à ne pas être enfermée dans un registre. Aucune ressemblance entre l’ingrate Mélanie dans Vilaine, l’ado lolita dans Comme une image, Alix, la cadre stressée dans La Croisière, et Joséphine… M. B. : J’adore ça. Je suis ravie que les gens ne me reconnaissent pas dans la rue parce que je suis méconnaissable ! Je détesterais être cataloguée dans un rôle. Si j’étais jolie, on me cantonnerait aux rôles de jolie fille. Quand j’ai joué dans Comme une image, je me suis rendu compte qu’il y avait là un énorme créneau à prendre, complètement inoccupé ! Agnès Jaoui ne voulait pas me sélectionner au départ parce qu’elle ne voulait pas recruter une « fille de » pour le rôle. Elle m’a finalement retenue parce qu’il n’y avait pas d’autre actrice pour ce rôle-là ! Très peu de femmes actrices ne sont pas choisies pour leur beauté. Les têtes passe-partout et les « gueules » au cinéma, c’est bon pour les hommes, pas pour les femmes. Pourtant, même si Monica Bellucci est sublime, il est difficile pour la plupart des femmes de se projeter dans ses personnages ! Justement, vous n’hésitez pas à vous travestir pour un rôle, ou à vous enlaidir, comme dans Vilaine, c’est courageux… M. B. : On me parle tout le temps de courage ! Mais non ! Je n’ai pas de courage à me travestir, ce n’est rien que du plaisir ! Se déguiser, ça fait partie du métier d’actrice ! Cela reflète quand même chez vous une absence totale de narcissisme… M. B. : Pour moi, ça n’a pas de rapport. Je suis assez narcissique, et orgueilleuse, comme toutes les actrices. Mais s’il faut tomber dans une poubelle pour les besoins d’une scène, alors j’exige les épluchures sur la tête ! Si j’en sors maquillée et bien coiffée, c’est alors que je me sentirais mal à l’aise et ridicule. Ça n’aurait rien de crédible. Pour moi, l’important, c’est de servir le rôle. Dans Nos jours heureux, d’Éric Toledano et Olivier Nakache, je suis arrivée en dreadlocks parce que je voyais mon personnage ainsi. Quand Joséphine court avec sa sœur, il faut qu’elle soit toute rouge, qu’elle râle et sue comme un porc, comme une nana ordinaire qui fait son jogging, à l’opposé de sa sœur qui court avec grâce, ne transpire pas, ne fatigue pas… C’est ça qui est rigolo et qui permet aux spectateurs – et aux spectatrices – de se projeter en elle. SORTIE LE 19 JUIN JOSÉPHINE, d’Agnès Obadia CULTURE IN Mission : trouver l’homme parfait, beau, sympa, riche, etc., etc. Facile, non ? Marilou « Josép 10 10 JUIN 2013
TERVIEW Berry hine » 11 Joséphine (Marilou Berry) s’accepte comme elle est. Mais ses parents et sa sœur ne l’entendent pas de cette oreille : à son âge, il est grand temps qu’elle se marie ! Votre côté caméléon a fait votre popularité. Vous tournez beaucoup… M. B. : Je ne joue pas non plus dans quatre films tous les ans ! Mais jusqu’à présent – je touche du bois –, je ne me suis jamais retrouvée sans travail pendant de longues périodes. Sauf après Vilaine, où je n’ai pas tourné pendant plus de deux ans ! C’est souvent le cas après un succès, les gens ont du mal à vous imaginer dans un autre rôle. Cette année, je viens de faire deux films coup sur coup. C’est comme ça dans ce métier, rien n’est jamais étalé harmonieusement dans le temps ! Est-ce que ça vous angoisse ? M. B. : Au contraire, c’est un rythme qui me convient très bien ! Je ne suis pas quelqu’un d’hyperactif, plutôt d’oisif la plupart du temps… Et puis il y a les périodes où je travaille, et là je bosse à fond. Je ne connais pas les jours fériés ni les périodes de vacances scolaires : c’est une vie que je peux me permettre tant que j’ai la trentaine et pas encore d’enfants. Quand je ne travaille pas, je prends des cours de chant et je peux mener tranquillement une vie de femme de footballeur ! Bien sûr, si je me retrouvais sans boulot trop longtemps, je commencerais à m’inquiéter. Et, maintenant, quels sont vos projets ? M. B. : J’écris un scénario avec Stéphane Debac, avec qui j’ai joué dans La Croisière. Ce sera une comédie d’aventure. Vous vous lancez dans un travail au long cours… M. B. : Plutôt, oui : de l’écriture à la sortie en salles, il faut compter environ cinq ans pour faire un film. Cela ne me pose pas de problème particulier de travailler, m’interrompre pour tourner, puis m’y remettre. Réaliserez-vous vous-même ? M. B. : J’en ai envie. Depuis longtemps ? M. B. : Je crois que j’ai toujours eu envie de réaliser. Ça peut être frustrant pour un acteur de ne pas pouvoir intervenir sur la mise en scène. Quand on tourne depuis un moment, on rencontre parfois des réalisateurs qui ne sont pas forcément dans le travail, ce qui donne envie de le faire soi-même ! Je suis souvent déçue par les films que j’ai tournés, parce que je suis perfectionniste et obsessionnelle. Mais on verra quand j’aurai fait mon propre film, je ferai peut-être moins la maligne ! A. Borrel PROPOS RECUEILLIS PAR DOMINIQUE VALOTTO * Un film de Jean-Marc Rudnicki, avec Nathalie Baye… Sortie prévue le 3 juillet. VOIR AUSSI LA CRITIQUE DE JOSÉPHINE : chronique en page 12. 11



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :