Air le Mag n°39 mai 2013
Air le Mag n°39 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 75,8 Mo

  • Dans ce numéro : fast & furious 6, une équipe toujours plus explosive !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CULTURE IN CULTURE INTERVIEW ÉRIC JUDOR Qui es-tu, toi ? Éric J IL INCARNE ARNAUD DUBOIS, ALIAS MOHAMED, UN GARÇON « À TÊTE D’ARABE », DANS LE FILM D’ERNESTO OÑA, ET IL JOUE UN AUTRE LUI-MÊME DANS LA DEUXIÈME SAISON DE PLATANE, SA SÉRIE SUR CANAL+. ÉRIC NOUS PARLE DU VRAI JUDOR, AVEC OU SANS RAMZY. « Mohamed8 8 MAI 2013
TERVIEW SORTIE LE 1 ER MAI MOHAMED DUBOIS, d'Ernesto Oñaudor Dubois » Le film d’Ernesto Oña inverse la question habituelle de l’intégration. C’est l’histoire d’un bourgeois complexé par ses origines qui essaie de s’intégrer dans une cité… Éric Judor : Ce n’est pas tant son milieu social qui lui pose problème que son identité. Il ne sait pas qui il est, il ne ressemble pas à son riche père blanc, il se croit le fils d’un autre. Et c’est en traversant cette crise d’identité qu’il se retrouve dans la cité. Là, il découvre un monde dont il n’est pas familier, c’est un véritable choc culturel pour lui. Avec une mère autrichienne et un père guadeloupéen, le syndrome de la quête d’identité doit vous être familier… É. J. : Ça m’a bien parlé, oui ! Quand j’étais petit, je passais mes vacances d’hiver en Autriche et je me sentais autrichien. Quand je partais aux Antilles, je me reconnaissais dans les rires des gens, et je me disais : « Eh ! Mais c’est moi, ça ! Je suis comme eux ! Je suis un Antillais ! » Comme tous les métis, j’avais le cul entre deux chaises. D’autant que votre métissage à vous n’était pas très courant ! É. J. : Rarissime même ! Je me sentais plutôt seul ! Un jour, sur la plage Sainte-Anne, en Guadeloupe, j’ai rencontré un type qui était comme moi, moitié-moitié. Un truc extraordinaire, un cas, c’était la première fois ! Scott McDermott/Corbis Outline 9 Le personnage d’Arnaud ne se trouve pas non plus dans une situation très courante… É. J. : C’est pour ça que j’ai eu envie de faire ce film. Je l’ai trouvé touchant. Son parcours faisait écho à des choses que j’avais vécues. Comme lui, j’ai une tête d’Arabe et, dans la rue, j’ai l’habitude que les gens m’appellent Ramzy ! Comme votre personnage, vous ne venez pas de la banlieue. Quand vous vous êtes fait connaître comme humoriste avec Ramzy, vous vous démarquiez de la génération des humoristes du 93… É. J. : Je venais d’une famille de la moyenne bourgeoisie. Ramzy, lui, était de la banlieue. Mais, dès le départ de notre carrière, on s’est autocensurés sur tout ce qui touchait aux problèmes de société. Il y avait déjà Jamel, et puis Élie et Dieudonné qui faisaient ça très bien. Nous, on avait un seul sketch où on se mettait dans la peau de « mecs de banlieue », au théâtre du Splendid. Le public adorait et en redemandait, mais on l’a vite arrêté parce qu’on ne voulait pas se laisser enfermer dans ce style. Ce n’était pas notre truc. Notre genre à nous, c’était l’absurde, le burlesque. Nos références, ce sont les Marx Brothers. Le comique le plus « social » qui nous faisait rire, c’était Pierre Richard ! On est restés dans ce registre parce que c’était l’humour qui nous plaisait vraiment, notre nature de comiques.• 9



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