Air le Mag n°39 mai 2013
Air le Mag n°39 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 75,8 Mo

  • Dans ce numéro : fast & furious 6, une équipe toujours plus explosive !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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INSTANT SPORTIF INSTANT Le tennis Les Championnats de France de trampoline auront lieu à Toulouse du 31 mai au 2 juin. Quels y seront vos objectifs ? Romain Legros : La victoire, que ce soit en individuel ou en synchronisé avec mon partenaire Matteo Campus ! En France, le trampoline est une discipline qui a tourné une page après les Jeux olympiques de Londres. Grégoire Pennes, qui a dominé notre sport pendant plusieurs années en devenant notamment champion d’Europe, a en effet pris sa retraite. Après sept titres de champion de France consécutifs, il vient de se lancer dans une carrière artistique au Cirque du Soleil. Avec son départ, tous les compteurs sont en quelque sorte remis à zéro. L’an passé, j’avais fini troisième aussi bien en individuel qu’en synchronisé. C’est la raison pour laquelle je peux me montrer ambitieux, d’autant plus que Sébastien Martiny, qui était considéré comme le dauphin de Grégoire, est parti effectuer un tour du monde des grandes places du trampoline. Je reprends le flambeau [sourire]. Au-delà de ce titre national, quelles sont vos ambitions pour 2013 ? R.L. : J’espère me qualifier pour les Championnats du monde, qui se dérouleront à Sofia, en Bulgarie, en novembre. Dans cette hypothèse, réussir à m’y immiscer parmi les quinze premiers serait pour moi une grande satisfaction. Je n’ai que vingt-cinq ans, je vise donc évidemment, à plus long terme, une participation aux Jeux olympiques de Rio, en 2016. Cela pourrait être l’aboutissement de toutes ces années de trampoline. En individuel, en quoi consiste une compétition de trampoline ? R.L. : Une compétition est divisée en deux moments. Un libre 1, qui consiste en l’exécution de figures imposées, 50 suivi d’un libre 2, où chacun s’exprime comme il l’entend. C’est la seconde partie qui est la plus importante car c’est celle où il est possible de marquer le plus de points en prenant le plus de risques. Les deux libres durent vingt secondes chacun, sachant que la prise d’élan n’est pas prise en compte. Le temps de vol est privilégié. À quelle hauteur montez-vous ? R.L. : À 8 ou 9 mètres du sol, soit à 7 ou 8 mètres de la surface du trampoline. Le risque fait partie de notre quotidien. En 2009, j’ai eu une grave blessure, qui a représenté un moment important pour moi. Paradoxalement, elle m’a presque apporté une certaine sérénité. Je fais davantage attention, je pense donc être meilleur qu’avant. Que vous est-il arrivé exactement ? R.L. : Je suis retombé sur le bord du trampoline – un pied dedans, un pied dehors – et je me suis fait une triple entorse avec arrachement ligamentaire. Je me suis également cassé le haut de l’astragale. J’ai dû être opéré, et ma convalescence a duré onze mois. J’ai envisagé l’arrêt de ma carrière, mais la passion a repris le dessus. Il m’a fallu quand même une bonne année pour retrouver mon meilleur niveau. Le corps avait du mal à suivre. Heureusement, je n’ai pas eu peur de reprendre les sauts parce que je crois avoir toujours bien évalué les risques de ce sport. Je n’ai jamais été un casse-cou. Claudia Imbert pour Air le mag 50 MAI 2013
SPORTIF emblématique, que j’ai regardé longtemps avec admiration. En Comment le trampoline est-il entré dans votre existence ? R.L. : J’ai commencé à l’âge de onze ans après avoir débuté la gymnastique à cinq ans. J’ai ensuite évolué vers la filière nationale. Comme je suis né à Grasse, je n’étais pas très loin du Pôle France d’Antibes, où je m’entraîne aujourd’hui. Je l’ai intégré en 2005. Est-il possible de vivre de son statut d’athlète de haut niveau au trampoline ? R.L. : Ce n’est pas mon cas. Après des études dans le commerce, puis un management dans le sport, j’ai complètement bifurqué pour devenir prof de fitness. J’ai un CDI de vingt-cinq heures dans une salle, cela me permet de poursuivre mes entraînements au trampoline. Ce n’est pas un scoop, le trampoline reste méconnu en France, mais les trampolinistes ne courent pas non plus après une médiatisation excessive. Il y a beaucoup de sports comme le nôtre. Nous ne ressentons aucune aigreur. Quelle est la place du table trampoline français sur l’échiquier mondial ? R.L. : Elle n’est pas négligeable. Nous avons été quatrième des derniers Championnats du monde par équipes. Dans passé, avant Grégoire Pennes, il y a eu David Martin. Il a été un champion 2008, j’ai été vice-champion d’Europe par équipes avec lui. Je l’écoute toujours avec beaucoup d’attention. Actuellement, la discipline est dominée par les Chinois. Ils peuvent se permettre de s’entraîner plus longtemps que nous. En raison de mon travail, je ne peux consacrer que vingt heures par semaine à mon sport, alors qu’eux doivent y passer autour de trente ou trente-cinq heures. Pratiquer ce sport, est-ce pour vous une sorte d’évasion ? R.L. : S’il est possible de ressentir un vrai sentiment de liberté quand nous sommes en l’air, nous restons contraints par un cadre réglementaire. Il ne faut pas oublier non plus que la surface sur laquelle nous retombons reste relativement étroite vue d’en haut. Il faut faire attention en permanence. PROPOS RECUEILLIS PAR YANNICK COCHENNEC LE TRAMPOLINE EN BREF Le trampoline est une discipline exclusivement acrobatique inventée dans les années 1930 par George Nissen, un gymnaste américain décédé en 2010. Elle peut se pratiquer en individuel ou en duo synchronisé. Les athlètes doivent enchaîner dix acrobaties sans répéter deux fois la même ni effectuer une chandelle (saut vertical pour reprendre de la hauteur) entre deux figures. Il y a près de sept mille licenciés en France, et la discipline relève de la Fédération française de gymnastique. Le trampoline est devenu sport olympique en 2000 à Sydney. www.ffgym.fr « J’ai commencé le trampoline à l’âge de onze ans après avoir débuté la gymnastique à cinq ans. » 51 51



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