Air le Mag n°39 mai 2013
Air le Mag n°39 mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 75,8 Mo

  • Dans ce numéro : fast & furious 6, une équipe toujours plus explosive !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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car c’est une bonne façon de nous décrire, c’est notre verbe, notre vécu. C’est comme ça que l’on voit ce que nous faisons : un art qui vient de la planète Mars ! De même, le temple représenté au centre de la pochette représente nos valeurs – la prise de position, la contestation, l’engagement –, qui sont restées intactes. qu’il est ! On ne se pose pas la question quand on commence un morceau. Dans un premier temps, il faut que l’instru nous parle. Une fois l’atmosphère posée, vient le choix des paroles. Notre seul critère est de faire des morceaux qui nous plaisent pour pouvoir les défendre sur scène. Vous aurez l’occasion de vous rattraper au Stade de France pour le concert événement Urban Peace 3 le 28 septembre… IAM : C’est la première fois qu’on fera le Stade de France, un lieu chargé de symboles. Cela dit, on aborde toujours la scène de la même façon, qu’on joue c’est ce que les gens aiment chez nous. PROPOS RECUEILLIS PAR VALÉRIE NESCOP IAM IAM CULTURE Les bad boys MUSIQUE de Marseille rempilent ! CULTURE MUSIQUE Vous n’aviez pas sorti d’album depuis Saison 5, il y a cinq ans. Qu’est-ce qui a motivé votre retour ? IAM : L’envie, tout simplement. Ça a été cinq ans d’absence en tant que groupe, mais pendant ce temps-là on a tous travaillé sur des projets personnels. On a collaboré avec d’autres artistes, et le fait de se retrouver sur la route tous ensemble a créé une émulation. Quel sens doit-on donner au titre Arts martiens ? IAM : Notre premier album s’appelait… de la Planète Mars. On a repris cette idée EMBLÈME DE LA GÉNÉRATION HIP-HOP FRANÇAISE, IAM CRÉE À NOUVEAU L’ÉVÉNEMENT AVEC UN SIXIÈME OPUS INSPIRÉ ET INSPIRANT. Marseille est capitale européenne de la culture cette année, mais le rap semble plutôt oublié dans la programmation… IAM : Cela ressemble à une forme triste d’ultra-snobisme provincial. Apparemment, la culture urbaine ne rimerait pas avec le hip-hop, mais plutôt avec des DJ qui passent des disques. Malgré Keny Arkana, la Fonky Family, Soprano et bien d’autres, le rap est le grand oublié, pourtant c’est la musique la plus écoutée et la plus revendicatrice quant à l’identité de la ville. Est-ce que cela veut dire qu’il y a un public qu’on ne veut pas voir se déplacer ? C’est la question qu’on peut se poser… IAM Quel regard portez-vous sur la scène hip-hop française actuelle ? IAM : Elle est suffisamment variée pour avoir le choix. Il y a beaucoup d’artistes qui véhiculent une bonne énergie, comme 1995 ou Orelsan. IAM Je danse le mia est un titre culte. Détenez-vous la recette pour faire un tube hip-hop ? IAM : Malheureusement, non ! Si on l’avait, on serait aux Bahamas à l’heure devant vingt mille personnes à Bercy ou deux cents personnes à la plage ! Avez-vous encore des choses à prouver ? IAM : En tant qu’IAM, on a encore tout à prouver ! À chaque album, on repart de zéro. Dans le hip-hop, on est jugé sur ce que l’on sort sur le moment. C’est un milieu où on tombe aussi vite que l’on monte. On a à cœur de bien faire pour les gens qui nous suivent, mais de le faire à notre façon. Je pense que Quel rapport entretenez-vous avec Marseille ? IAM : C’est comme une relation de couple. On l’aime beaucoup, et en même temps elle nous casse un peu les pieds ! ARTS MARTIENS Def Jam 26 26 MAI 2013 DR
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