Air le Mag n°38 avril 2013
Air le Mag n°38 avril 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 21,9 Mo

  • Dans ce numéro : Oblivion, Tom Cruise part à la rescousse de la terre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
« fist CULTURE TOURNAGE SUR LE PLATEAU DE « FISTON » CULTURE T APRÈS LE MAC, UN DRÔLE DE POLAR, PASCAL BOURDIAUX RÉALISE UNE COMÉDIE ROMANTIQUE. DEVANT LA CAMÉRA COMME EN COULISSES, FRANCK DUBOSC ET KEV ADAMS FILENT DÉJÀ LE PARFAIT HUMOUR. AIR LE MAG ÉTAIT SUR LE TOURNAGE. 10 h 30. Scène peu ordinaire sur le parvis de la fac d’Aix-Marseille. « Tu vois, si j’avais eu un fils, j’aurais aimé qu’il te ressemble… Enfin, pas physiquement, bien sûr ! » Le dialogue entre Alex (Kev Adams), garçon timide et éperdument amoureux, et Antoine (Franck Dubosc), le séducteur averti qui a juré de l’aider, pourrait être une vanne échangée par les comédiens entre deux prises. Physiquement, Franck Dubosc et Kev Adams n’ont rien à voir, avec leurs looks aux antipodes : mèches noires dressées vers le ciel pour l’un, cheveux gris et gominés pour l’autre. Pourtant, ils appartiennent à deux générations d’une même famille, celle des comédiens de one-man-show. « Travailler avec un acteur qui a une telle expérience de la scène est pour moi une chance inouïe, s’enthousiasme Kev Adams. Parfois, on se joue 16 des extraits de nos spectacles, histoire de se donner des conseils. Franck a même retravaillé une de mes vannes… » Une passion commune et une estime mutuelle qui leur ont donné l’envie de travailler ensemble. « Si j’ai accepté de faire ce film, c’est parce que le scénario m’a plu, bien sûr, mais aussi parce que je savais que Kev Adams tiendrait le rôle d’Alex », avoue Franck Dubosc. De fait, les personnages de Fiston semblent taillés sur mesure pour les deux humoristes. Même si, dans le script, tout est plus affaire de cœur qu’histoire de sketchs. 12 heures. Par intermittence, l’équipe suspend brusquement le travail, le temps de laisser passer un nuage. Luminosité oblige. À la première éclaircie, le tournage reprend. Au fil des prises, le 16 AVRIL 2013
OURNAGE ton s’affirme, une réplique s’improvise, et le tempo se précise. Car, comme en musique, le rythme est primordial. Le réalisateur Pascal Bourdiaux, qui a fait ses armes sur le plateau d’Un gars, une fille, le sait bien : « Je ne fais que des comédies. C’est ce qui me plaît, et c’est un challenge : faire rire, c’est très compliqué ! » Perfectionniste, il a convié, avant le début du tournage, les deux interprètes à des séances de travail autour du scénario. L’occasion de voir comment fonctionnaient les séquences, de peaufiner certaines tirades et d’instaurer une vraie complicité. « Kev et Franck sont très à l’écoute l’un de l’autre, ils n’hésitent jamais à proposer des choses », souligne-t-il. « Pour les comédiens de one-manshow, concède Franck Dubosc, pouvoir donner la réplique à quelqu’un est souvent un soulagement. Quand on a passé longtemps seul sur scène, on a une réelle envie de partager. » 16 h 15. Nouvelle séquence, en intérieur cette fois. Le préau de la fac a été mis à sac : des câbles et des rails de travelling jonchent le sol, tandis que de hauts panneaux de tissu noir masquent un des murs du hall. Aux quatre coins du plateau, les techniciens s’affairent. Régulièrement, une voix s’élève pour demander le silence, et la ruche se fige. Sous les projecteurs, rien ne va plus entre le mentor et l’amoureux : Alex supporte mal les directives d’Antoine, et le ton monte. Inversion des rôles ? « Comme dans la réalité, la transmission va dans les deux sens, nuance Franck Dubosc. Le personnage d’Antoine amène Alex à prendre confiance en lui, mais lui aussi évolue à la suite de cette rencontre. On apprend beaucoup auprès des plus jeunes – même professionnellement –, parce qu’ils sont plus en phase avec l’air du temps. » Des étudiants intrigués s’arrêtent pour observer la scène. Une petite brune dégaine un appareil numérique pour faire des clichés du tournage, privilège traditionnellement réservé au seul photographe de plateau. « Avec les téléphones portables, tout le monde prend des photos, maintenant… On ne peut pas les en empêcher », souffle la scripte, philosophe. Les générations passent, les règles changent. DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL NEL SAN on » Tout petit déjà, Alex (Kev Adams) rêvait de séduire Sandra (Nora Arnezeder). Maintenant, il est temps de se lancer, avec l’aide d’Antoine (Franck Dubosc). Mika Cotellon/Monkey Pack Films SORTIE PRÉVUE EN FÉVRIER 2014 FISTON, de Pascal Bourdiaux 17 17



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :