Air le Mag n°37 mars 2013
Air le Mag n°37 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 27,7 Mo

  • Dans ce numéro : G.I. Joe Conspiration - 3D, l'action entre dans une nouvelle dimension !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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« au bout d CULTURE INTERVIEW Née de parents cinéastes CULTURE IN TOUTE PETITE DÉJÀ… – Pascal Bonitzer et Sophie Fillières –, Agathe Bonitzer est tombée dans le métier quand elle était petite. Dès l’âge de quatre ans, elle jouait devant une caméra pour une publicité. À treize ans, elle faisait ses débuts de comédienne dans Les Sentiments, de Noémie Lvovsky (2003). On l’a remarquée depuis dans La Belle Personne, de Christophe Honoré, Le Mariage à trois, de Jacques Doillon, Une bouteille à la mer, de Thierry Binisti, et À moi seule, de Frédéric Videau. Agathe B LIRE AUSSI LA CRITIQUE D’AU BOUT DU CONTE : chronique en page 13. Sandro(Arthur Dupont), rencontré à une fête, est-il le prince charmant qu’attend Laura (Agathe Bonitzer) ? 8 Jean Garcin/Les Films A4 8 MARS 2013
TERVIEW donne envie d’avancer, de progresser. J’ai eu la u conte » chance de jouer pour la première fois avec Isabelle Huppert sur le plateau de La Religieuse. En la voyant faire, j’admirais. Je pensais : ah ouais ! alors, c’est ça ! Elle a une technique incroyable, elle est capable de pleurer, pâlir ou rougir sur commande, à la fin d’une réplique, juste avant ou au Aujourd’hui, vous êtes très demandée. Avez-vous l’impression d’un vrai tournant professionnel dans votre carrière ? A. B. : Jusqu’à ces deux dernières années, j’avais une espèce d’appréhension de la comédie professionnelle, j’hésitais… Non, à vrai dire, je n’hésitais pas, je savais que je voulais être comédienne, mais je ressentais un malaise, un sentiment d’imposture. Ça a été facile pour moi de me lancer dans ce métier, avec des parents réalisateurs, une tante comédienne et réalisatrice aussi. Je me sentais « fille de », et je n’étais pas sûre d’être légitime dans ce métier. Il y avait aussi la crainte de son côté superficiel, la peur de vivre dans le désir des autres. J’ai poursuivi mes études de lettres pour avoir un filet de sécurité au cas où ça ne marcherait pas. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, si je continue mes études, ce n’est que pour le plaisir. onitzer de faire plein d’autres choses. Et parce qu’il me Qu’est-ce qui a changé ? A. B. : Je doute moins. J’ai choisi ce métier. Parce que c’est le seul qui permet d’avoir d’autres passions et qui s’en nourrit, tout en laissant le temps milieu, et en même temps elle livre un jeu sensible, tout en finesse, d’une totale générosité ! Je suis dans le désir d’arriver à ce stade. Ça me conforte dans l’idée que c’est cette voie que je veux suivre. Si vous n’aviez pas été comédienne, qu’auriez-vous fait ? A. B. : J’adore cette question. J’aime bien imaginer ce que j’aurais pu faire. Je suis dans un master de recherche, j’aurais sans doute fait de la recherche en littérature. Ce qui revenait à devenir prof. Ou bien alors travailler dans l’édition. Je ne désespère pas d’écrire un jour, mais je ne suis pas sûre de pouvoir. Bien écrire ne suffit pas, il faut pouvoir construire quelque chose. En tout cas, j’aurais travaillé sûrement dans la littérature. Je me sens presque plus littéraire que cinéphile : je lis et je découvre des livres sans arrêt. Sur les tournages, je lis la nuit au lieu de dormir. Pour ce qui est des films, j’adore revoir toujours les mêmes vieux DVD ! Vous avez failli être nommée pour le césar du meilleur espoir féminin… A. B. : Mais je ne l’ai pas été. Êtes-vous déçue ? A. B. : Oui. C’est normal de l’être, non ? Avez-vous l’esprit de compétition ? A. B. : Oui, je l’ai ! [Rire.] J’ai fait khâgne et hypokhâgne ! C’est important de vouloir et pouvoir s’imposer… Pas pour dominer les autres, mais pour laisser sa marque. Des projets ? A. B. : Une comédie musicale ! Je n’en ai pas encore fait. C’est un projet avec Frédéric Videau, le réalisateur d’À moi seule. Je vais chanter et danser ! La danse ne me pose pas de problèmes, je fais dix heures de danse classique par semaine ! Pour le chant, j’ai moins d’expérience, je vais devoir travailler. PROPOS RECUEILLIS PAR DOMINIQUE VALOTTO « C’est important de vouloir s’imposer… pour laisser sa marque. » 9 9



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