Air le Mag n°37 mars 2013
Air le Mag n°37 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 27,7 Mo

  • Dans ce numéro : G.I. Joe Conspiration - 3D, l'action entre dans une nouvelle dimension !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PROFIL RECHERCHÉ PROFIL RE L’affaire est dans le sac… recyclé ! ILS ONT PLEIN D’IDÉES NATHALIE ROULIN INSTALLÉE PRÈS DE GRENOBLE DEPUIS 2011, NATHALIE ROULIN, TRENTE-DEUX ANS, RÉCUPÈRE LES VIEILLES BÂCHES EN PVC POUR LES TRANSFORMER EN ACCESSOIRES DE MODE. CHEZ SAC À PART, RIEN NE SE PERD, TOUT SE RECYCLE ! D’où est partie l’idée de créer sacs et accessoires de mode à partir de bâches en plastique ? Nathalie Roulin : Pendant un séjour à Budapest, en 2010, j’ai participé à une activité de loisirs créatifs autour d’objets imaginés à partir de ce matériau. En Hongrie, il y a un peu, comme en Afrique ou en Amérique du Sud, une culture de la récup’qu’on transforme en objets artistiques. J’ai tellement aimé le résultat que je me suis dit que, s’il n’y avait pas l’équivalent dans ma région, je lancerais un projet de ce type à mon retour. diminuer la pollution. Je travaille, par exemple, avec le service reprographie de la ville, qui me donne les bâches imprimées. Je suis aussi en lien avec les magasins auto, qui consomment beaucoup ce type de produits. Nathalie Concrètement, que faites-vous ? N. R. : Je nettoie les bâches, je crée ensuite le design des sacs et des accessoires, que je découpe et que j’assemble moi-même avant de les vendre sur mon site Web ou dans l’atelier. Par où avez-vous commencé ? N. R. : J’ai d’abord vérifié la disponibilité de ce matériau dans la région de Grenoble. Puis j’ai cherché comment le récupérer. Comme on n’a pas l’habitude de recycler le PVC, on l’incinère. C’était l’occasion de monter des partenariats pour contribuer à « Il est important d’éviter de mettre toutes ses billes dès le départ dans le projet. » Avez-vous toujours eu envie de créer une boîte ? créatrice de N. R. : J’envisage cela depuis 2004. J’ai travaillé pendant huit ans dans le marketing et la communication. Ça m’a permis de cumuler de l’expérience et de développer mon réseau, ce qui est bien utile pour se lancer. Où en êtes-vous aujourd’hui ? N. R. : J’ai commencé sur le Web, puis j’ai développé la vente directe grâce à l’atelier-boutique ouvert au printemps 2012 près de Grenoble. Au début, je préférais distribuer les produits moi-même afin de conserver la partie contact avec la clientèle, que j’adore. Aujourd’hui, je cherche à développer mes canaux de distribution via des boutiques afin d’augmenter le chiffre d’affaires. Je crée aussi des produits sur mesure ou des petites séries pour des professionnels. On m’a notamment commandé des housses pour skis. RÉALISER GRATUITEMENT UNE ÉTUDE DE MARCHÉ Comme tout créateur d’entreprise, Nathalie devait réaliser une étude de marché afin d’évaluer la pertinence de son projet. « J’avais besoin de comprendre les habitudes de consommation pour le type de produits que je vends. Quelle cible ? Quel niveau de dépense moyen par client envisager ? Quel prévisionnel d’achat sur le Web ? En boutique ? Etc. » Mais comment financer une telle étude ? « Tout simplement en utilisant les moyens gratuits à disposition sur Internet. J’ai mené mon enquête grâce au système proposé par Google Documents. » Google, comme d’autres sites, propose des formulaires qui permettent d’établir des questionnaires en ligne. En quelques clics, on peut les envoyer facilement au plus grand nombre. « J’ai obtenu beaucoup d’informations de cette manière. J’ai adressé le questionnaire à plus de trois cents personnes de mon réseau. Au final, j’ai exploité cent cinquante réponses. » Une bonne base de données pour mieux appréhender son marché. Quels conseils donnez-vous aux apprentis créateurs ? N. R. : De bien se renseigner. Pour ma part, j’ai pris contact avec les professionnels de la couture et de la création afin de connaître l’offre et l’organisation du secteur pour ne marcher sur les plates-bandes de personne. Par ailleurs, il est important d’éviter de mettre toutes ses billes dès le départ dans le projet. J’ai investi tout mon capital épargné jusque-là, car l’acquisition de machines à coudre est très coûteuse. Mais, quand j’ai eu besoin de trésorerie, notamment au moment de l’ouverture de l’atelier, je n’avais plus d’apport ! J’ai dû faire appel à des financements extérieurs. Heureusement, un réseau d’experts m’a orientée vers l’Adie [Association pour le droit à l’initiative économique], qui m’a bien aidée. L’aspect financement est essentiel. PROPOS RECUEILLIS PAR VICTOR DAMERVAL 60 POUR EN SAVOIR PLUS : WWW.SAC-A-PART.COM 60 MARS 2013 Sébastien Erome pour Air le mag
CHERCHÉ Roulin Sac à part Nathalie Roulin/Créatrice de Sac à Part. 61 61



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